Le 7 décembre : quand tout va bien

Un bon bout de temps depuis mon dernier article, tellement de choses se sont passées, et en même temps si peu! Voici quelques nouvelles en vrac:

  • Je vais être Marraine!

C’est complètement dingue. J’ai 2 grands « demi »-frères, qui ont eu 3 et 2 enfants, pas un seul ne m’a demandé d’être marraine. Je finissais par croire que j’avais un panneau sur la tête, genre « cette fille n’est pas digne d’être maman ni même marraine ». Et il y a 2 mois, ma meilleure amie m’a fait le plus merveilleux cadeau qui soit! Je vais donc devenir Marraine d’une petite puce, attendue pour février 2018. J’en suis très heureuse, je l’aime déjà tellement si fort, j’ai hâte de la tenir dans mes bras 🙂

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  • Je me pèse tous les jours

Ben oui, quand on a souffert de problème de poids toute sa vie, ça devient vite une addiction de voir les chiffres de la balance diminuer tous les jours! Alors j’avoue, je suis devenue accro à la sensation, et ça fait un bien fou.
Petite récap rapide de mon poids sur ces 3 derniers mois :
– 98,kg 15j avant l’opération
– 95,5kg jour de l’opération
– 71,9kg aujourd’hui

23 kilos se sont donc envolés depuis le 24 août 2017 grâce à ce fameux by-pass, et il en faudrait encore une bonne dizaine pour me satisfaire pleinement.

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Alors attention, pour ceux et celles qui croient encore qu’il s’agit d’une solution de facilité, sachez que ce n’est pas le cas! J’ai déjà fait plusieurs malaises depuis. Avec quelques sucreries (cruesli du petit déj, des crêpes dont je mourais pourtant d’envie, biscuit aux céréales) mais aussi avec des produits beaucoup plus normaux comme des œufs, de la purée, ou des nouilles par exemple. Le malaise, appelé « dumping », se définit chez moi par une accélération du rythme cardiaque, des tremblements, diarrhée et un énorme coup de fatigue. Quand cela se passe à la maison, il suffit de m’allonger une trentaine de minutes et le malaise passe petit à petit, mais au travail, c’est beaucoup plus difficile à gérer et à rester concentrée.
Donc non, ce n’est pas une partie de plaisir, sans compter les innombrables frustrations (plus de resto, plus de sorties entre amis/collègues/famille, plus d’alcool du tout), la gestion des envies (dont les fameuses crêpes), et les jours où rien ne passe et où on n’a envie de rien justement (la simple idée d’ingurgiter un aliment me file la nausée).
Pour l’instant, j’arrive à plutôt bien gérer mon schéma alimentaire (c’est l’avis de ma diététicienne en tout cas):
– 1 petit gervais (60g) vers 10h du matin (je n’ai jamais pris de petit déj, même avant l’opération)
– 1 biscotte avec du cottage cheese ou 1 soupe à 13h
– 1 fruit à 16h
– repas du soir (50g de viande ou poisson avec légumes et très peu de féculents) vers 19-20h

Ces derniers jours, je sens que la tentation n’est pas loin, et j’avoue parfois tester un peu mes limites, comme hier, où j’ai dégusté une petite pâtisserie marocaine, ou encore des biscuits de noël confectionnés par ma collègue. Pas de dumping suite à ces tests, heureusement, mais je sens que les mauvais réflexes ne sont pas loin.
Je me fais donc violence certains après-midi pour sortir ma clémentine ou ma pomme au lieu d’un petit pot d’Alpro soja au chocolat…

Cette semaine a été dure au niveau perte puisque j’ai vraiment joué au yo-yo et j’ai l’impression que ce n’est pas fini. Je ne peux même pas prétexter un SPM récalcitrant puisque j’ai eu mes règles la semaine dernière! D’ailleurs, en parlant d’elles…

  • Je surveille mes cycles

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D’après les médecins, mon SOPK devrait s’amenuiser avec la perte de poids déjà engagée et je devrai récupérer des cycles réguliers à pratiquement 100%.
J’ai donc téléchargé une application pour surveiller tout ça, très pratique, très girly, et qui me permet en sus de « switcher » en mode grossesse quand le moment sera venu #JeMeFaisRireTouteSeuleParfois. J’ai donc complété très religieusement les différents encarts de l’appli lors de mon premier cycle, mentionnant tous mes symptômes, jusqu’à la texture de mes glaires, très girly que je vous dit.
Je suis sur le cul! Figurez-vous que mon dernier J1 a débarqué pile-poil 33 jours après le premier!!! Alors voilà, petit effet de surprise quand même, mais cela va-t-il durer, c’est une autre question…
Toujours est-il que nous sommes en mode câlins freestyle avec le Pilou et advienne que pourra… pas très raisonnable se diront certains, mais je les rassure immédiatement, ce n’est pas avec notre rythme frénétique de pandas narcoleptiques qu’il risque de se passer quelque chose!

  • Je reprends le sport

Apparemment, c’est une des conditions de réussite du by-pass. Alors tous les jeudis, je ressors mon maillot et je vais faire trempette pendant 1h avec mes « copines » d’aquagym. Il s’agit principalement de dames « d’un certain âge » mais qui ont au moins le mérite de continuer à se bouger les miches, j’apprécie. Je ne vous cache pas que la motivation réside à un tout autre endroit, à savoir les miches du prof justement… et c’est une sacrée motivation!!! Comme je l’ai avoué à mes collègues, ça fait bien longtemps que je n’avais pas vu de spécimen comme ça en vrai! Tout bénef’ pour moi donc, espérons que ça dure^^

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  • Je deviens une addict du shopping

Sérieux, maintenant que même des chaussures me vont (vous savez, la magnifique paire de bottes que je n’arrivais pas à fermer plus haut que mi-mollet avant…), je suis en proie à une véritable addiction. Je peux à nouveau aller dans tous les magasins et y trouver ma taille puisque je re-rentre à présent dans un 38/40. Une véritable catastrophe porte-monnesque (si si, ça se dit) mais quel plaisir!

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  • J’aurai un an de plus dans 4 jours

Happy birthday to me! Je suis assez sereine cette année, plus que les 3 dernières en tout cas, et ça fait beaucoup de bien. Pour faire durer cette zénitude, j’ai d’ailleurs réservé un petit wellness privatif avec soin, massage et collation pour le D-day et j’ai vraiment hâte d’y être!

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  • Je veux toujours être maman, je suis et reste plus que jamais une PMette

Malgré la régularisation de mes cycles (encore très relative évidemment), je pense toujours PMA. Il m’est difficile d’imaginer pouvoir tomber enceinte naturellement malgré ce qu' »on » dit et j’ai déjà négocié une reprise de la PMA en septembre 2018. Par contre, j’avoue que j’ai quand même l’espoir secret de Gertruder l’année prochaine. Les annonces de grossesses se font de plus en plus rares, la majorité de nos amis et proches ayant déjà 1, 2 voire 3 mômes, mais les dernières restent toujours aussi difficiles à vivre. Je sens que cette envie est plus présente que jamais et je crois que pour Pilou aussi, nous sommes donc plutôt impatients que cette fichue roue se décide enfin à tourner!

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*** J’espère que cette période de fêtes de fin d’année sera clémente à toutes et tous, celles qui sont en pause, celles qui attendent, celles qui protègent leur bulle, celles qui couvent, celles et ceux qui pouponnent… Que la Force soit avec vous! ***
Bisous étoilés

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Nous, les oubliées…

Cela fait un moment que cet article me trotte dans la tête. Depuis quelques semaines, une vague de « miracles » traverse la blogosphère. Comprenez des grossesses inespérées. Beaucoup de ptits deuzièmes arrivés naturellement après une fiv, mais aussi des positifs avant fiv, des « je ne l’espérais plus » d’infertiles confirmées, bref toute la panoplie. On pourrait presque […]

via Nous, les oubliées… — Les tribulations de Mamzelle Fleur

Le 24 août : D-Day + la suite

5h30, le réveil sonne. Je me lève en mode zombie, me félicite d’avoir déjà placé quelques petites culottes, des t-shirts et mes affaires de toilettes dans ma petite valise.

Je rassemble encore quelques affaires, regarde Pilou petit-déjeuner, et c’est le moment de se mettre en route.

Pas trop de trafic, on arrive aux admissions, il est 7h32. Il nous faudra patienter plus d’1h pour régler mon admission, j’entre donc dans ma cosy petite chambre vers 8h50. Nous nous installons, Pilou a prévu de travailler depuis ma chambre en partie puisque, par le truchement du hasard, il doit gérer un projet dans cet hôpital le jour même.

L’infirmière passe prendre mes constantes, la diététicienne passe me (re)briefer sur l’alimentation post-op, et là, j’attends, j’attends, j’attends.

C’est finalement vers 12h que les brancardiers viendront me chercher. Un dernier rapide bisous à mon Pilou d’amour, me voilà partie avec les brancardiers. Le chemin n’a pas été long, 2 étages plus bas, ils me parquent dans la zone d’attente. Et j’attends, j’attends, j’attends, le tout en me caillant les miches sévère. Je crois qu’il a du s’écouler à nouveau une bonne heure avant qu’on ne vienne me chercher.

Cette fois était un peu différente puisque l’assistant anesthésiste arrive avec le lit/brancard sur lequel je me ferai opérer. Il demande de m’y installer, me place la perf, et m’emmène vers un nouveau box pré-op, où je me ferai anesthésier. Une des pires AG dont je me souvienne, à peine le produit injecté dans ma perf que j’entends mes oreilles bourdonner de façon assourdissante, j’ai juste eu le temps d’entendre l’assistant me demander de respirer à fond, et j’étais partie… pas très zen comme AG.

Je me réveillerai ensuite vers 16h et à 16h30, d’autres brancardiers me ramèneront en chambre. Pas très bon souvenir de cette ¨utain de salle de réveil, et de l’après-midi écoulée, il ne m’en restera qu’un très vague souvenir. Mais l’opération s’est très bien déroulée, les médecins passent me voir et m’assurent du bon résultat de celle-ci.

Pilou me laisse vers 21h, et j’essaie de me positionner pour dormir. Autant briser le suspense de suite, j’ai passé une nuit de merde! Pas moyen de me retourner, ça fait trop mal, je suis donc condamnée à dormir sur le dos (chose que je ne fais jamais), avec tout le gaz (qu’ils ont utilisé pour travailler en laparoscopie) qui m’écrase la cage thoracique. Entre impossibilité de faire pipi dans leur merveilleuse panne, lever pour faire pipi dans le WC, l’impression d’avoir le ventre écrasé par un bloc de béton de 50kg en me mettant debout, le pipi vert (rapport au bleu de méthylène utilisé pour repérer d’éventuelles fuites à ma nouvelle tuyauterie interne), les anti-douleur toutes les 6h, le comprimé de morphine entre 2 prises de Dafalg*n qui me fera faire un joli malaise et les infirmières de nuit exécrables, je te laisse imaginer mon état lorsque je me résigne à rester éveillée à 6h30…

J1 Post-op
Je supplie Pilou de venir me tenir compagnie dès le matin, mais le pauvre est surbooké et doit en sus aller faire les courses pour subvenir à mes besoins post-op (très limités soit-dit en passant), il n’arrivera qu’en début d’après-midi. Sa maman et sa tante viendront me rendre visite plus tard encore, ce qui me vaudra une jolie tension à 15/9, du jamais vu pour moi. Le drain est enlevé (il m’en reste d’ailleurs toujours quelques stigmates avec 2 mini bouts de fils qui dépassent encore de ma cicatrice), les plaies sont nettoyées, la perf enlevée et on viendra m’apporter un yaourt nature vers 19-20h. J’ai péniblement mangé 1/4 de ce dernier, et j’étais rassasiée. Nouvelle nuit d’enfer avec un bloc de béton qui s’est un peu allégé, plus que 30kg environ…

J2 Post-op + sortie
Ça y est, je vais enfin pouvoir regagner mes pénates et me vautrer précautionneusement dans mon lit bien moelleux! Je dois avoir évacué la chambre d’hosto pour midi car le service est fermé durant le reste du w-e. On m’apporte le petit-déjeuner vers 7h30 : 2 biscottes, un petit carré de minarine, un petit carré de gelée de cerise, un yaourt, et un thé. Première erreur, je bois une gorgée de mon thé avant de me rendre compte que je ne suis pas censée boire 30 minutes avant ni après le repas. Je laisse donc qq minutes passer et tente de manger une biscotte. Échec, je ne suis parvenue qu’à grignoter 1/4 de la périphérie de cette fichue biscotte. Je me lève ensuite tant bien que mal pour regrouper mes affaires en attendant Pilou, qui arrivera vers 11h15. L’infirmière m’annonce qu’il faut que je reste encore un peu car vu que je n’ai pas mangé le matin, je vais devoir manger le repas du midi afin qu’ils s’assurent que l’absorption de nourriture se passe bien. Vers 11h45, on m’amène donc le fameux plateau repas, et finalement, ça me donne plutôt envie. Une petite quenelle de cabillaud mixé, une crotte de purée et des brocolis mixés itou. Moi qui n’apprécie pas le poisson plus que ça, je me suis surprise à « engloutir » 1/2 quenelle de cabillaud, et la moitié des pdt et des légumes. Ça passe plutôt bien, l’infirmière est contente et me donne mon dossier de sortie. Le chemin du retour a été remuant car chaque soubresaut me faisait ressentir tout mon intérieur, mais quel bonheur d’être enfin chez soi!

Et après?
Tout s’est vraiment bien passé. Je devais avoir un shot de fraxiparine pendant 10 jours vu mon peu d’activité physique, j’aurai clairement pu le faire moi-même, mais ayant reçu une ordonnance pour un infi à domicile, Pilou m’a convaincu de l’utiliser. Les douleurs se sont estompées au fil des jours, j’ai même pu recommencer à dormir sur le côté à J4 post-op, je vous raconte pas le bonheur (qui tient à peu de chose finalement^^). L’alimentation est restée problématique, dans le sens où je n’avais pas faim, que les biscottes, ça va bien 2 minutes, et que manger mixé pendant 2 semaines, ça court sur le haricot très vite. Même avec les morceaux à partir de la 3e semaine post-op, ça reste compliqué, mais ça va déjà mieux.

Et maintenant? 1 mois post-op
Tout va bien. En terme de perte de poids, j’en suis aujourd’hui (pile 1 mois) à -11,2kg (donc 1/3 du poids total à perdre). Je remets déjà des vêtements que j’avais mis de côté pour vendre, finalement, j’ai du refaire le switch et ma pile « à vendre » se compose maintenant essentiellement de mes vêtements « grande taille ».
D’après Pilou, j’ai déjà arrêté de ronfler, et je me sens plus reposée le matin, signe que mes apnées ont du diminuer également.
J’ai repris le travail il y a une semaine et c’est gérable malgré les coups de mou à 12h, 14h et 16h, que j’arrive à palier à coup de classement/scan/ou divagations diverses sur le net.
L’alimentation reste parfois un peu délicate. Ma mauvaise habitude de ne pas prendre de vrai petit déjeuner le matin me colle aux basques, puisque j’arrive difficilement à manger quelque chose, alors en attendant un conseil avisé de mon chirurgien, j’en suis à 1/2 P*m-pote vers 9h30. Le reste de la journée est plus facile à gérer, 1 tranche de pain grillé quand j’étais à la maison, 1 biscotte au travail avec fromage à tartiner, j’ai récemment découvert que la Kn*cki passait plutôt bien aussi, ou 3/4 de soupe (format 33cl encore trop copieux pour moi), puis 1 fruit ou 1 petit gervais (qui passe super bien, merci le format 50g) vers 16h, et le soir, on va dire que je picore dans l’assiette de Pilou, car je mange un bout de son morceau de viande, quelques uns de ses légumes et 1 des ses petites pdt. Ça tombe bien, puisqu’il est au régime aussi, et sur la bonne voie puisqu’il s’est déjà délesté de 8kg !
A partir d’aujourd’hui, plus de restrictions, je recommencer à manger des légumes qui m’étaient interdits- champignons, oignons, famille des choux et des crudités, ainsi que pâtes, riz, quinoa, pain. Je peux aussi essayer de recommencer à boire de l’eau gazeuse (mais là, j’avoue, j’ai triché car le plat, c’est un supplice pour moi, alors la semaine dernière, j’ai déjà recommencé le pétillant en faisant un mélange à base d’eau gazeuse finement pétillante et d’une eau plate aromatisée sans sucre, quel bonheur!).
A propos de la boisson, c’est probablement la seule consigne qui m’est insupportable : ne pas boire 30 minutes avant et après les repas. J’étais très optimiste avant l’opération « de toute façon, je ne bois jamais en mangeant! » mais attendre 30 minutes APRES le repas, c’est franchement hyper compliqué!

Conclusion : même si les premiers jours post-op ont été mouvementés, je suis ravie d’avoir été jusqu’au bout. Je mesure ma chance d’avoir eu droit à cette opération (et à son remboursement aussi, soyons honnêtes) et je suis bien décidée à reprendre un mode de vie normal et sain!

La suite…
J’ai dû arrêter la pilule car son absorption ne se faisait plus correctement. Je l’ai reprise dès J2 post-op, mais mes saignements se sont déclarés dans la foulée. Après 5 jours de prises équivalents à 5 jours de pertes abondantes, je me suis fait une raison et j’ai tout stoppé. On a discuté des options avec Pilou, et on en est vite arrivés à la conclusion qu’on serait juste « prudents » dans les mois à venir.
Je revois le chirurgien le 13 octobre prochain, j’aurai donc tout le loisir de lui poser mes questions de contraception vs. naturel histoire d’avoir un avis éclairé sur la chose.
Pilou m’a avoué hier qu’il pensait que je tomberai enceinte naturellement bientôt, et malgré le fait que je me persuade qu’on aura à nouveau recours à la PMA l’année prochaine, une partie de mes pensées s’échappent pour faire écho à celles de Pilou. J’imagine que l’avenir nous le dira…

Pour celles/ceux qui seraient intéressé(e)s par les détails des suites post-op ou autres, je vous invite à m’envoyer un mail à tinkieginieenpma[a]gmail.com

Vivement la suite de la suite 😉 !!!

Le 31 juillet 2017 : dernier rdv chir

Ça, c’est fait.

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J’ai profité de mes vacances planifiées pour poser ce dernier rdv de suivi avec le chirurgien (parce que l’air de rien, mes fiches de salaires commencent à ressembler à du gruyère avec toutes mes absences depuis le début de l’année…).
Rdv relativement inutile si on me demande mon avis. A part attester avoir bien reçu le rapport positif de la psy, me répéter que je faisais des apnées, que j’avais un ratio bon/mauvais cholestérol à hurler, et que, du coup, mon dossier était en ordre et accepté pour remboursement de la mutuelle, je n’ai pas appris grand-chose.
Mais bon, c’est comme ça, il faut un quota de rdv divers et variés pour le dossier alors on la ferme, et on y va.

Enfin j’ai quand-même appris que j’avais repris 2kg (mais à ma décharge, le rdv était à 14h, donc juste après le déjeuner et sans passage aux toilettes – oui, très important le passage aux toilettes avant une pesée!).
Et que pour faciliter le travail du chirurgien, 15 jours avant l’opération, il me faudrait entamer un régime hyper-protéiné, rapport à la taille du foie qu’il faudrait idéalement réduire pour qu’il puisse trifouiller mon intérieur sans faire trop de dommages collatéraux.

 

Joie et bonheur, moi qui m’étais fait un petit rétro-planning des derniers plats que je voulais manger avant des mois de disette, vous imaginez bien ma déconvenue, mais soit, qu’il en soit ainsi.

Cela fait donc 1 semaine que j’ai démarré ce régime hyper-protéiné, qui devait normalement se composer de 3 repas « shakes » (avec légumes midi et soir) et 2 « collations » (soupe et café/thé non sucré).
Je brise le suspens immédiatement, j’ai tenu 24h à ce rythme-là. Le soir, j’ai été prise de nausées rien qu’en repensant à mon repas du midi (un sachet de « spaghettis bolo » lyophilisé). J’ai donc remanié le régime à ma sauce, à savoir 1 shake orange-fraise-banane le matin, 1 tasse de soupe à midi + 1 shake ou pudding protéiné et le soir, le repas plaisir mais light, 1 morceau de viande maigre et des légumes. Le tout arrosé d’1,5L d’eau et d’1 verre de coca zéro. Oui, je sais ce que vous vous dites… Si déjà elle est pas foutue de suivre un simple régime, qu’est-ce que ça va être après l’opération…
C’est ce que je me suis dit tout de suite aussi, mais sérieux, vous avez déjà goûté les fausses crêpes protéinées? Ou les fausses omelettes à diluer à l’eau? Rien que d’y penser, j’en ai la gerboulade qui me remonte…
Après l’opération, je serai certes limitée en quantité, mais pas en qualité, puisque je pourrai manger de la « vraie » nourriture!
3 biscottes avec fromage à tartiner ou confiture au matin, viande maigre mixée ou hachée avec purée et légumes mixés à midi, et re-biscottes le soir. Avec produit laitier ou jus de fruits en collation. Ça, c’est le programme des 2 premières semaines, ensuite, graduellement, je peux repasser au pain grillé, à la viande non hachée/mixée, pour en arriver 5 semaines après l’opération aux pâtes et riz. Le tout agrémenté de quelques heures de sport, et ça sera parfait 🙂

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Tinkie dans 6 mois… ou pas :-p

Tout cela ne m’effraie pas, que du contraire! Pilou me demande souvent si je n’ai pas peur, et je lui réponds invariablement la même chose, je n’ai pas peur, j’ai hâte!!! Il me taquine gentiment en me disant qu’il me reposera la question dans une semaine pour voir.

J’en suis donc à J-6 et… j’ai hâte!!!

Je n’aurai probablement plus l’occasion d’écrire un article d’ici-là, donc je vous donnerai des nouvelles après l’opération. Bisous, bisous!

Le 5 juin : rdv psy

Oui, je sais, sorry, ça date sérieusement maintenant, mais je tiens beaucoup raconter toutes les étapes de cette nouvelle aventure qu’est le by-pass.

Et si tu t’en rappelles encore, le 5 juin était bien un jour férié, mais comme j’ai beaucoup de chance (mouahahaha, elle est bonne celle-là), la psy que j’ai sélectionnée sur la liste qui m’avait été remise par l’hôpital était d’origine turque et s’en fichait donc un peu de la Pentecôte…

Je n’avais pas peur, je ne stressais pas, j’avais bien monté mon petit scénario dans ma tête : le choc de voir mon papa branché à une dizaine de machines pour le maintenir en vie, la lourde décision prise avec maman de le débrancher de ces mêmes machines, et la réflexion de mon Pilou « je ne veux jamais te voir dans cet état là »… les petites larmes qui vont bien avec tout ça, et bingo, c’était dans la poche!

MAIS…
Elle nous a accueilli dans son bureau, Pilou et moi (car elle était néerlandophone, et la consult psy en néerlandais, je le sentais pas du tout), et nous a expliqué comment allait se dérouler la consultation : ma situation personnelle, mon caractère, mes motivations, et quelques mots sur la situation post-op.
Fastoche me dis-je, presque comme un entretien d’embauche finalement.

Ma situation personnelle : en couple avec Pilou depuis 12 ans, mariés depuis 5 ans, pas d’enfant (ah-ah-ah), métier sédentaire.

Mon caractère : là, ça se complique. Si elle avait été une DRH, je sais ce que je lui aurai répondu : dynamique, organisée, faisant preuve de discrétion et oui, avouons-le, un tantinet bavarde-hihi. Sauf qu’elle est psy et que ce genre d’adjectifs fourre-tout ne la dupent pas. Du coup, désemparée, je me tourne vers Pilou et il prend la parole. Tinkie est une personne calme, elle ne stresse vraiment pas facilement. Elle n’exprime pas facilement ses émotions, elle garde beaucoup pour elle (et moi qui pensais le saouler avec mes histoires, je crois que je peux encore plus me lâcher en fait^^) et elle est surtout hyper sensible – merci mon Pilou d’amouuur ❤ SAUF que bis! Elle tique, elle estime que les personnes hyper sensibles et introverties sont « dangereuses » pour elles-mêmes et se font bouffer de l’intérieur par leurs émotions. Elle me demande comment je fais pour relâcher la pression, et là, je sors un truc magistral! Je lui dis que j’adore l’art, et que je me réfugie beaucoup dans la lecture, et la musique et que ça m’apaise beaucoup. J’aurai aussi la merveilleuse idée de mentionner mon micro-kiné d’enfer, et ça finit de la rassurer totalement.

On en arrive à mes motivations. Là, ça y est, je suis prête à tout déballer, accroche-toi à ton fauteuil Mme. La Psy, ça va dépoter! SAUF QUE ter! Avant même que je n’ai eu le temps d’ouvrir la bouche (et heureusement, tu vas comprendre pourquoi), elle nous explique que certaines personnes peuvent prendre la décision de se faire opérer sur un coup de tête, suite à un évènement traumatisant qu’elles auraient vécu récemment et que ça pouvait être dangereux de les laisser faire.

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Je le savais, je suis une dangereuse psychopathe

MERDE, vite, trouve quelque chose d’autre me souffle mon cerveau, et il faut croire que je suis vraiment déterminée à me faire opérer car en une seconde, j’ai un éclair de génie!
Je m’entends donc lui déballer l’horreur de ma maladie – tu sais Mme. La Psy, c’est vraiment pas cool les OPKs… on a plein de problèmes à cause d’eux… on souffre beaucoup, on perd nos beaux cheveux, on souffre d’angoisse et de dépression, on a un risque augmenté de succomber un jour à un accident cardiaque, ou de développer un cancer des ovaires, on n’arrive pas à faire des bébés mais on prend du poids quand même, beaucoup de poids et on arrive pas à en perdre (ou alors, juste un peu et puis c’est tout), on a des poils qui poussent partout (si si, partout, jte jure), et on a tellement de poils qu’on se trouve moche, et comme on se trouve moche on déprime, et on déprime tellement, qu’on a envie de manger, et comme on mange beaucoup trop de conchoncetés, on grossit, et on n’arrive pas à maigrir, et on déprime, et comme on déprime… Hein, ah oui, tu vois le tableau, oki, c’est cool!
Et c’est à ce moment-là que j’ai entendu le petit « clic » se faire dans son cerveau, et son visage changer, j’ai compris que j’avais gagné (oh oui, bon, je sais que c’était pas une bataille mais bon, on peut quand même s’auto-congratuler de temps à autre non?)

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Bref, on a discutaillé des derniers aspects – soutien pour et après l’opération, laisser le temps au corps de s’acclimater au changement et surtout, possibilité de voir des évènements passés ressurgir alors qu’on pensait en avoir fait le tour. Ça n’arrive pas à tout le monde apparemment, mais elle a déjà eu des cas.

La peur de reprendre du poids une fois que j’aurai atteint mon objectif est également un point qui me préoccupe particulièrement, je sais que je vais sans doute reprendre quelques kilos, je crois que c’est inévitable, mais il va falloir que je m’autorise à ne pas culpabiliser tout en restant vigilante pour ne pas que ces quelques kilos ne se transforment à nouveau en dizaines!

Le dernier rdv avec le chirurgien est prévu le 31 juillet, et l’opération n’est plus qu’à

J-50!!!

waiting

19 mai : rdv chirurgien et verdict

Debout à 7h pour nous préparer et nous mettre en route pour le rdv fixé à 8h45 (c’est la dernière fois que je laisse Pilou choisir l’heure d’un rdv, même si c’est lui qui conduit), c’est les yeux encore tout collés et le cerveau embrumé que j’arrive au secrétariat du Dr. D.

A posteriori, c’est quand même pas si mal un rdv si tôt. J’étais tellement dans le cake que je n’ai pas eu le temps de réfléchir et stresser de savoir si oui ou non, l’équipe de Dr. D avait bien reçu le rapport de mon test du sommeil…

Le suspens aura été finalement assez court (quelle chance vous avez^^) car c’est la diététicienne en personne qui me révèle que je fais bien des apnées du sommeil et que donc, l’opération sera donc bien prise en charge par l’Inami avec, en prime, l’intervention de mon assurance hospitalisation complémentaire (Alléluia, mes 30€ mensuels me serviront finalement à quelque chose)!

Inutile de vous dire que j’étais aux anges, et que je n’ai écouté que d’une oreille ce que la charmante diététicienne me racontait ensuite.

Ensuite c’est l’assistante du Dr. D qui me confirme la nouvelle et qui m’explique brièvement comment se déroulera l’intervention.
Finalement, c’est au tour de Dr. D de reprendre mon dossier. Je fais donc des apnées du sommeil « modérées » mais qui sont suffisantes pour garantir le remboursement, ça en plus de mon rapport apocalyptique de mauvais cholestérol, et de ma prise de metformine, c’est banco.

Il me raccompagne vers son secrétariat, qui me propose une date d’opération : ça sera pour le 24 août prochain!
Encore une consultation psychologique pour valider mon dossier (j’ai les boules d’ailleurs, ça sera en néerlandais et à 105€ la consult… heureusement que l’opération est remboursée!) et voilà #yapuka…

Il ne reste donc plus que 86 jours avant le début d’une nouvelle aventure!

Beaucoup de « by-passés » considèrent cette opération comme le début d’une nouvelle vie, pour moi, elle représente plutôt un nouvel élan. Je serai toujours moi « intérieurement », même si je compte bien me sortir les doigts du luc un peu et me mettre sérieusement à une activité physique plus régulière (vive les cours de gym avec belle-maman :-D), il n’y aura donc que « l’extérieur » qui va changer, mais j’ai franchement hâte!

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On a testé mon sommeil

Je dors en général plutôt bien, et plutôt beaucoup, au grand dam de Pilou.

Du coup, je n’étais absolument pas stressée d’aller passer une nuit à l’hôpital pour tester mon sommeil, test qui permet de déterminer si je fais des apnées du sommeil (condition, si elle est remplie, qui ferait en sorte que l’opération-by-pass soit remboursée par ma mutuelle).

Arrivée comme une fleur à 18h30, tout s’enchaîne rapidement. J’arrive au bureau des infirmières, l’une d’entre elle m’amène dans ma chambre, le plateau repas est posé sur la table : « café ou soupe? » « soupe, merci ». Après les 2 tartines et la soupe avalées, j’ai instruction de me mettre en pyjama pour démarrer « l’installation ».

L’infirmière commence par poser un boitier à hauteur de mon estomac, qu’elle fixe à l’aide de 2 sangles velcro. 2 sangles supplémentaires, élastiques, viennent s’ajouter par dessus et par dessous le boitier. Ensuite viennent les électrodes. Au total, ce ne sont pas loin de 20 électrodes qui seront posées à divers endroits: 4 sur le visage (1 sur le front, 1 sur le menton, et 1 de chaque côté des yeux), 2 sur le thorax, 2 sur les jambes, 1 sur l’index,  et 10 sur le crâne (5 de chaque côté, allant du début du front jusqu’à derrière l’oreille) (oui ça ne fait que 19 mais dans les 20, je compte le capteur nasal, le masque qui s’insère dans les narines). Le tout joyeusement fixé grâce à une pâte grisâtre et une quantité non négligeable de sparadrap anti-allergique (sauf pour le capteur nasal, heureusement). Une fois toutes les électrodes reliées au boitier, c’est le boitier qu’il faut relier à la prise murale (une sorte de prise HDMI), et c’est parti pour la prise de mesures de référence : mouvements des yeux, de la bouche, du thorax, et des jambes.
Une fois que tout est ok sur le PC, elle débranche la prise murale, mais laisse en place tout le reste et je suis « libre » de mes mouvements jusqu’à 20h30. A 20h30, elle vient tout rebrancher et place, en plus de tout le reste, un joli filet sur ma tête, afin de maintenir tous les fils en place.
J’ai le droit de regarder la télé ou lire ou… m’occuper jusqu’à 22h00, dernière limite. Heureusement, la série que je regarde se termine à 22h07, j’appelle l’infirmière pour les derniers réglages, et c’est parti pour la nuit.

Lorsque la lumière est éteinte, je n’en mène pas large. Autres volumes, autres bruits, autres lumières, autres… autres tout en fait, j’ai envie de me retourner mais je limite mes mouvements. Me sentant finalement partir rejoindre les bras de Morphée, je suis réveillée une première fois par l’infirmière de nuit. L’électrode derrière mon oreille gauche a bougé. Elle viendra la replacer 2 fois, à la 3e, elle décide de l’arracher enlever complètement et de la replacer correctement. Sauf que la pâte a durci entre temps, et qu’elle m’arrache la moitié de mon scalp. Aujourd’hui encore, quand je remets des mèches derrière mes oreilles, je m’attarde à l’endroit où se trouvait cette p^@{¨n d’électrode et ai la très nette impression d’avoir un « trou » dans les cheveux 😦
Il était donc 00h36. Le reste de la nuit sera compliqué, entre la peur de faire bouger à nouveau cette p^@{¨n d’électrode, celle de faire bouger la p^@{¨n d’électrode de droite et mon incapacité à dormir sur le dos, ça nous donne des réveils fréquents, un ré-endormissement compliqué et une nuit carrément pourrie.

L’infirmière m’avait expliqué que le matin, elles commençaient leur ronde de réveil à 06h30. A 06h27, une irrépressible envie de pipi se fait sentir, et à 06h33, n’en pouvant plus, je sonne. Elle vient me libérer-délivrer (je t’en prie, c’est gratuit). Elle me demande si j’ai bien dormi, je lui réponds que ça n’était pas la meilleure nuit de ma vie. Elle semble surprise, j’ai dû scier l’équivalent de la Forêt Vierge avec un bout de la Forêt de Soigne en prime, mais elle a l’air satisfaite des mesures prises durant la nuit, c’est le principal. Il me semblait avoir entendu qu’elle passait me faire les premières constatations avant mon départ, mais sa collègue qui vient m’apporter mon plateau petit-déj me dit le contraire, selon elle, je peux petit-déjeuner, me rhabiller et m’en aller.

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Vu mon état, je ne me fait pas prier et m’en vais. Ce que je n’avais pas prévu, c’est que la nuit soit aussi mauvaise, certes, mais surtout, que je n’aurai pas la possibilité de me doucher alors que j’ai de la pâte à coller des électrodes plein les cheveux! Du coup, moi qui pensais me pointer la fleur au fusil au boulot, c’est plutôt la queue entre les jambes que j’ai fait un mail à mon boss et que je suis rentrée pour tenter de récupérer un peu. J’ai dormi 3h d’affilée, ai pris une bonne douche et suis malgré tout allée bosser, non sans mal, l’après-midi.

Résultat des courses, c’est que je n’ai aucun résultat de ce test, aucune idée de si je fais, oui ou non, des apnées et donc aucune certitude de si mon opération sera prise en charge ou non.
Je suis toujours dans le flou, à tel point que j’ai demandé à mon médecin traitant une prescription pour une pds pour le fameux triangle glycémique. Etant sous Actos (dérivé du Glucophage que je ne supportais pas du tout), mes valeurs glycémiques étaient tout à fait dans la norme lors de ma dernière pds. Mais je sais qu’elles sont catastrophiques sans ce médoc. Du coup, j’ai appelé la coordinatrice du chirurgien qui m’a conseillé d’attendre le prochain rdv et d’en discuter directement avec le chirurgien. Affaire à suivre donc…

Je ne suis pas mécontente que cette mésaventure soit derrière moi, mais maintenant, le stress reprend ses droits.
Quand je lis les témoignages des « by-passés », qui parlent d’une renaissance, d’une nouvelle vie, je n’ai qu’une hâte, que ça soit enfin mon tour!

Prochain épisode : rdv chez le chirurgien le 19 mai prochain…

Vers une nouvelle étape?

*Merci à toutes pour vos adorables petits mots, vos croisages et votre courage, tout ça m’a été grandement bénéfique vendredi dernier!*

Lors de mon dernier article, je vous disais être stressée que le médecin n’accepte pas de m’opérer. J’avais même préparé un speech sur le décès de mon papa, le déclic, la peur pour ma santé, ma motivation à reprendre un mode de vie sain et équilibré après l’opération, et tout et tout…

Finalement, cela ne m’aura servi à rien, puisqu’un seul coup d’œil à ma dernière PDS aura suffit à convaincre le médecin.

Petit retour sur le déroulé du rdv:

Arrivée avec 1h de retard (j’ai un gros soucis avec les agendas sur smartphone), je suis d’abord passée (relativement rapidement d’ailleurs, comme quoi, c’est parfois pas plus mal d’arriver en retard) chez l’assistante du médecin qui a parcouru un questionnaire avec moi – poids, taille, IMC, problèmes liés à l’obésité.
J’ai ensuite été amenée dans un autre bureau, où une autre assistante a pris ma tension et m’a demandé d’attendre le médecin.
Il est arrivé quelques minutes plus tard, telle une véritable tornade grisonnante!
Bien sympathique au demeurant, m’appelant directement « ma chérie », il est quelqu’un qu’on pourrait assurément qualifier de « cash ». Mon poids à proprement parler ne l’inquiète pas. Par contre, mes valeurs de triglycérides l’ont carrément affolé! En effet, je suis bien au-delà des normes et il n’a apparemment jamais vu de taux aussi élevé.
Du coup, il m’a carrément poussé à réaliser un by-pass. Intervention qui va court-circuiter la majeure partie de l’estomac en ne gardant qu’une petite poche gastrique (balle de ping-pong) et qui est donc particulièrement indiquée dans mon cas puisqu’elle va empêcher l’absorption massive des sucres et graisses (particulièrement problématique pour les diabétiques).

Pour lui, remboursement ou pas, il faut que j’y réfléchisse très sérieusement car il y va de ma santé. Sauf que…
Sauf qu’il n’a pas trop voulu s’éterniser sur l’aspect financier de l’intervention, qui n’est pourtant pas négligeable du tout puisqu’il faut compter près de 6.000€ sans intervention de la mutuelle!
D’après lui, ma glycémie pourrait à elle seule être une condition de remboursement, sauf qu’avec mon Actos (dérivé du Glucophage), elle est totalement dans les normes (105 pour 120 max à jeun). Du coup, il m’a quand-même demandé d’effectuer un test dans une clinique du sommeil pour voir si je fais des apnées. Ce test déterminera si l’intervention sera remboursée par ma mutuelle ou non.

Le rendez-vous s’est donc très, très bien déroulé, au-delà de mes espérances même, mais je dois bien avouer avoir été quelque peu perturbée en sortant…
J’ai été un peu sonnée par le fait qu’il me pousse lourdement à faire cette opération et j’ai même pensé un moment qu’il avait besoin de ces 6.000€ pour refaire ses chiottes ou comme argent de poche pour son prochain voyage aux Bahamas…
Pilou m’a rassurée en me disant qu’il n’avait probablement pas besoin de ça pour vivre puisqu’il pratiquait énormément d’opérations similaires tout au long de l’année. Et que tous les excellents médecins étaient toujours un peu perchés ou bizarres.
Ce w-e, j’ai donc surfé sur quelques forums à la recherches d’informations, mais surtout d’avis de patients qui auraient été opérés par Dr. Tornade et quelle ne fût pas ma surprise de découvrir que 90% d’entre eux étaient tout simplement aux anges après leur opération. Dans les commentaires qui revenaient le plus souvent, on pouvait lire : « médecin très humain, qui se préoccupe réellement de ses patients », « très compétant », « mondialement reconnu »,…
Bref, énormément de positif et d’éloges le concernant. Beaucoup de positif en ce qui concerne l’opération même, les suites qui s’avèrent assez faciles à gérer et sans trop de problèmes post-op.

Tout ceci m’a donc conforté dans mon idée de poursuivre avec lui, de retourner le voir pour prendre la décision définitive : si ma mutuelle intervient dans le remboursement alors je fonce, si pas, tant pis, je devrai trouver une autre solution.
Ce n’est donc pas encore tout à fait dans la poche, la prochaine étape est le test du sommeil prévu le 19 avril prochain et nouveau rdv chez Dr. Tornade le 19 mai. Si tous les feux sont au vert à ce moment-là, l’intervention sera probablement prévue pour septembre/octobre.

Encore un bout de chemin à parcourir avant tout cela mais la motivation y est plus que jamais !

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Vendredi 31 mars

**Petit aparté pour vous dire merci pour vos messages suite à mon dernier article. Nous remontons la pente doucement, même si ce n’est pas tous les jours faciles. Et j’ai donc décidé de continuer à écrire ici, car cette opération fait effectivement partie de mon (notre) parcours du combattant pour avoir notre bébé. Fin de l’aparté.**

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours souffert de problèmes de poids. Enfin, surtout lorsque j’ai commencé l’école primaire, car avant cela, même si je ne m’en rappelle plus distinctement, j’ai l’air d’être plutôt dans la moyenne sur les photos.

Un changement d’environnement (école, ville, maison,…) vers 8 ans pourrait-il être à l’origine de ces problèmes? Je ne peux le jurer… Toujours est-il que dès mes premières visites médicales scolaires, le médecin inscrivait pratiquement systématiquement « poids à surveiller ». Ce poids a été le complexe qui m’a accompagné durant toute ma pré-adolescence, toute mon adolescence, et qui m’accompagne encore aujourd’hui.

Pour mettre des chiffres et rendre plus concret ce complexe, j’ai atteint assez vite les 50kg en début d’adolescence, pour finir par osciller entre les 65-70kg vers mes 16-17 ans. J’étais alors en couple et assumais plutôt bien mes formes. Rien de dramatique me direz-vous, même si à l’époque, ma meilleure amie pesait dans les 50kg. Mon image, sans m’obséder complètement, me revoyait déjà une sorte « d’anormalité ». Lorsque j’ai quitté le garçon avec lequel je sortais trois ans plus tard, je suis « retombée » à 63kg (ce chiffre m’a marqué, car je retrouvais un poids « acceptable »). Je pesais 68kg quand j’ai rencontré Pilou en 2005.

Les années aidant (sans parler des traitements PMesques), c’est plus de 30kg qui se sont insidieusement invités sur ma balance. J’ai eu plusieurs « prises de conscience » pendant ces années, durant lesquelles j’ai réussi à perdre quelques kilos… Appelez-moi la Reine des régimes (sans vouloir faire de l’ombre à la Reine de la PMA bien sûr!) : hyperprotéiné (-8kg), Indice Glycémique (devant être particulièrement adapté à ma résistance à l’insuline, symptôme reconnu du sopk, -2 ou -3kg), WW (-10kg), diététicienne consultée récemment (-5kg, puis +1,5kg donc -3,5kg au total).
Tout ça en reprenant le poids perdu quelques semaines/mois plus tard, pour finir par atteindre mon poids record de 103kg lors de la première consultation chez la diététicienne en septembre 2016.
J’ai perdu 2kg en 3 semaines en suivant sa méthode « manger en fonction de sa faim » (qui s’apparente à la méthode Zermati si j’ai bien suivi). J’ai continué à perdre petit à petit pour atteindre les 98kg lors de ma dernière séance avant les fêtes. En janvier, je me doutais de la cata, puisque j’avais zappé mon médicament « Metformine » et que j’avais eu des fringales énormes. Résultat sur la balance : retour à 101kg.

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Avec les évènements récents et le chamboulement émotionnel, je suis descendue à 97kg. Soit encore et toujours 30kg de trop pour que mon IMC soit dans la norme, c-a-d à 25, comme me l’a si bien fait remarquer Pr. DS lors de notre dernier rdv.

Cette prise de poids lente et insidieuse et l’incapacité d’en perdre malgré tous mes efforts m’ont fortement atteint dans mon estime et ma confiance en moi. Malgré l’explication sopk (perte de poids rendue plus difficile que pour une personne « lambda »); je vis ce poids comme un échec constant dans ma vie. Je sais que mon poids ne me défini pas, mais il commence à me faire redouter de ne plus pouvoir vivre « normalement », comme par exemple m’empêcher de réaliser le saut en parapente l’été dernier. J’ai stressé de savoir si je pourrai ou non le faire, que j’en suis même venue à mentir de quelques kilos pour être sûre de pouvoir vivre ce moment unique… La goutte d’eau a bien entendu été la dégradation rapide de l’état de santé de mon papa, atteint de diabète de type 2, que je risque de développer également à cause du sopk évidemment. Le voir ainsi relié à un semblant de vie par toute une série de machines m’a terrorisé et le regard de Pilou lorsqu’il m’a dit qu’il ne supporterait pas de me voir comme ça ont été les éléments qui ont clairement fait sonner l’alarme dans ma petite tête. Ça en plus du coup de massue asséné par Pr. DS concernant la qualité de mes ovocytes forcément.

Voilà donc ce qui m’a décidé à prendre rdv chez un chirurgien spécialisé (et très réputé en Belgique) en chirurgie bariatrique. D’après son site Internet, je peux envisager  une chirurgie remboursée par ma mutuelle, grâce à mon IMC de 35,5 et à mes antécédents de diabète (vu que je suis déjà sous Metformine). J’aimerai me/le diriger vers une plicature de l’estomac, c-a-d qu’il replierai « simplement » une partie de mon estomac, sans ablation, ni autre by-pass. Je travaille dans le secteur des transports, et plusieurs chauffeurs m’ont déjà parlé de cette intervention, qu’ils ont eux-mêmes subie et qui les a littéralement transformés et leur a redonné vie.
Attention, je ne me fais pas d’illusions en me disant qu’après l’opération, ça sera cui-cui les ptits oiseaux et que je perdrai mes 30kg en un claquement de doigts hein… je ne suis pas (encore) complètement débile ou stupide, je sais que je vais devoir être suivie très régulièrement, prendre des compléments vitaminiques, repenser radicalement mon plan alimentaire, et reprendre une activité physique sérieusement, mais je sais pourquoi je veux faire tout ça. J’espère juste que le médecin ne va pas me renvoyer chez moi sans autre forme de procès, ou que je ne serai pas arrêtée dans mon élan par un bilan psy insatisfaisant…

Petite problématique à ne pas perdre de vue cependant, vu que j’ai quand même perdu quelques kilos suite au décès de mon papa, j’espère ne pas en avoir perdu de trop et ne pas être passée en deçà d’un IMC de 35! Un vrai comble quand on y pense!

Verdict demain, rendez-vous à 11h45…

strss

Mardi 21 février

Dieu sait combien j’attendais ce jour avec impatience.

Finalement, sans répondre à mes attentes, il aura aussi été le jour le plus cauchemardesque de mes 32 dernières années.

Mon papa, qui était hospitalisé depuis plusieurs semaines et avait passé un peu plus d’une semaine aux soins intensifs, est décédé des suites d’une grosse infection. Sous dialyse continue, sous respirateur, avec des doses massives d’antibiotiques et de toutes sortes de drogues pour stimuler son cœur et sa tension, il était maintenu en vie artificiellement depuis plusieurs jours. Avec les explications du Professeur du service, ma maman et moi avons donc pris la décision la plus difficile de notre vie. Il s’en est allé 1h après l’arrêt de sa médication, paisiblement, grâce à la morphine administrée par le corps médical. Nous sommes restées à son chevet jusqu’au bout et après de nombreuses années de rancœur, j’ai pu lui pardonner et lui dire que je l’aime très fort. C’est un piètre soulagement face à cette perte et la profonde tristesse qui nous touche depuis, mais l’absence de ce regret-là me réconforte quelque peu.

Je ne veux pas m’appesantir à ce sujet ici, le travail de deuil va être long et je serai donc plus que probablement absente durant cette période.

Juste pour ceux et celles qui se demanderaient malgré tout, le rdv avec Pr. DS a été désastreux. Tous nos résultats sont impeccables, le poids représente donc à lui seul le facteur problématique dans notre désir de grossesse.

Sachant que c’est également le diabète qui a conduit mon papa à l’hôpital à plusieurs reprises, et que les risques sont donc augmentés pour moi aussi, j’ai pris la décision de subir une chirurgie bariatrique pour perdre ces 30kg qui pèsent sur mon avenir. RDV chez le chirurgien le 31/03.

Je ne sais pas si ce blog est l’endroit idéal pour développer cet aspect du parcours, je réfléchirai donc à la possibilité de continuer à écrire ici, ou d’ouvrir un espace dédié à cette nouvelle étape.

En attendant, je croise pour que celles qui sont montées récemment dans le train puissent valider leur ticket tout bientôt et pour que toutes celles encore sur le quai voient leur attente bientôt récompensée.

Douces pensées.