L’histoire de mes OPKs

A l’aube (ou presque) de mon rdv chez l’endocrino spécialisée en OPKs, je tente de rassembler toutes les infos qui me paraissent utiles pour que ce rdv soit intructif et m’apporte des solutions aux problèmes qu’engendrent les OPKs. Et au plus j’avance dans mes réflexions, au plus je me rend compte que j’ai plus ou moins toujours su que j’allais galérer.

Je m’explique. J’avais 18 ans lorsque j’ai consulté un gynéco pour la première fois. C’était une femme qui avait l’habitude des premières fois apparemment, et à la fin de la consult, je me souviens qu’elle m’a envoyée « d’urgence » pour une écho endo car elle suspectait un kyste. Hé ouais, à peine 18 ans que je goûtais déjà aux joies de l’écho endo-chattale. Ca a du me traumatiser un minimum car avant de vraiment repenser à tout ça, je ne me rappelais plus de cette fameuse écho. Toujours est-il que l’infirmière qui a pratiqué l’écho m’a rassuré en disant qu’il n’y avait pas de kyste, du moins pas au sens où la gygy le pensait. Je suppose que c’est à ce moment-là qu’on a détecté mes OPKs pour la première fois. On ne m’a rien dit. J’imagine cependant que c’est plus ou moins normal de pas tout déballer à une jeunette de 18 ans au risque de la faire tourner barje avant l’âge.

Deuxième épisode, chez gygy1 3 ans plus tard (j’ai consulté entretemps hein, mais ça se limitait au frottis annuel, pas folle la guêpe). Il a été le premier à mettre le mot, ou plutôt les lettres, sur ma « maladie ». Je mets des guillemets car on est bien d’accord que je vis relativement normalement et que les maux liés aux OPKs ne sont, pour la plupart, pas réellement visibles. A nouveau, pas d’explication, pas de conseils, rien si ce n’est un « oh ben madame, revenez me voir dans 1 an si vous n’êtes toujours pas enceinte ». Ben tiens… il la connait pas la Tinkie!!! Aussitôt rentrée au bercail, je commence mes recherches doctissimales sur les OPKs – OH punaise. Oui mais malgré tout, j’ai réussi à trouver pas mal d’infos (sur d’autres sites) et là, mon monde s’est éclairé. J’ai compris pourquoi je n’avais mes règles que tous les 2 mois environ alors que toutes mes copines pouvaient sécher le cours de natation tous les mois. J’ai compris pourquoi on avait décelé un pré-diabète (papa étant diabétique, on m’a testé rapidement). J’ai compris pourquoi j’étais, n’ayons pas peur des mots, poilue. Enfin, jvais pas vous faire la liste complète, mais pourquoi les 2 gynécos consultés jusque-là n’ont pas cru bon de m’informer?

Troisième épisode, chez gygy2, là je savais que j’étais OPKs et j’avais bien eu le temps de me renseigner, donc j’ai été super contente qu’il décide de me mettre sous Clomid. Par contre, je n’étais apparemment pas assez bien renseignée car je n’ai pas réagi quand il m’a renvoyée chez moi sans écho de contrôle ni pds lors de la prise dudit Cloclo. Encore une fois, pas d’explications supplémentaires sur le syndrôme même et ses conséquences.

Je passe les épisodes suivants, car ils sont tous de la même trempe. Je ne pense pas avoir été réellement informée sur ce qu’étaient les OPKs – pourquoi aucun gynécologue n’a pris le temps de m’expliquer les choses? D’après wiki, ce syndrôme touche 10% des femmes, donc 1 femme sur 10 (si je calcule bien) et ils sont pas foutus d’expliquer ou de conseiller d’aller voir un autre médecin spécialisé ou même juste de faire un petit feuillet avec les grandes lignes et de proposer un rdv ultérieurement si on a encore des questions?

Ptet que je suis tout à fait à la masse, et que ce genre de choses existent, mais en ce qui me concerne, je me suis toujours débrouillée seule. J’ai écumé tous les sites traitant de ce sujet, essayé de solutionner mes petits tracas seule (acné, poids, poils etc), je me suis abonnée à différents groupes sur FB et récemment, j’ai commandé un livre traitant du sujet, écrit par 2 américaines OPKs (que j’espère recevoir viiiiite). Ce qui est énervant, dingue, fou, exaspérant, c’est qu’aux USA, les OPKs sont réellement considérés comme une maladie qui doit être prise en compte et pour laquelle une cure doit être trouvée. Des marches sont organisées, des programmes d’entraide mis en place, et de même que le « Pink Ribbon » existe pour le cancer du sein, il existe le « Teal Ribbon » pour les PCOs (traduction anglaise des opks) et le cancer des ovaires qui peut en résulter.

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Alors voilà, j’espère que ce rdv sera à la hauteur de mes attentes, que cette endocrino pourra répondre à mes interrogations pour ne plus que je doive aller piocher des infos à droite, à gauche et que je puisse enfin me soigner ou, en tout cas, atténuer les effets indésirables que peuvent provoquer ces fichus OPks!!!

 

Et là, je crois que j’ai le reccord du post contenant le plus de fois l’abbréviation « OPKs » :-p

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8 réflexions sur “L’histoire de mes OPKs

  1. C’est tout bizarre pour moi de te lire. Comme tu le sais, je fais également partie de la grande famille des OPK et comme toi, on ne m’a jamais parlé des conséquences. Tout juste la gynéco s’est moquée de mon retour à l’adolescence quand je me suis plaint de mon acné à l’arrêt de la pilule… C’est le seul effet secondaire que j’ai eu (à part l’absence d’ovulation), mais mon dermato a été plus à l’écoute et c’est maintenant réglé.
    J’ignorais tout de l’assoce aux US, je vais aller voir et je suis curieuse de savoir ce que dit ton endocrino si tu as le courage de partager.
    Bon RDV et OPK power !!!!!!

    • C’est dingue! Je me demandais justement si c’était moi qui étais tombée sur de mauvais médecins ou si c’était un problème plus général, tu m’as apporté un élément de réponse! Pour le groupe, ce n’est pas parole d’évangile, mais le groupe PCOs awareness est pas mal. Je rédigerai un petit compte rendu du rdv, histoire de faire un head’s up là-dessus, j’espère vraiment qu’elle ne va pas me remballer avec un « je vais vous prescrire du metformine et on se revoit dans 6 mois »! OPK power – j’adore!!! :-p

  2. Oh dis donc, je ne savait pas que c’était autant pris au sérieux outre-atlantique… Merci pour ces infos, au fait, c’est quand la journée du ruban turquoise??

  3. Un peu le même démarrage que toi 🙂
    Diagnostiquée à 17 ans du fait d’une aménorrhée primaire, mais sans écho endo (ils peuvent le faire, c’est pour ça que ça m’énerve).
    Clomid non monitoré, donc cio bye bye et direction la PMA par moi même…
    Je pense aussi aller voir un/e endocrino-gynéco, sinon, en effet ça sert pas à grand chose…
    Des bises

    • En effet Bounty, parcours quasi similaire, j’espère une aussi belle issue que la tienne 🙂 J’expliquerai à l’occasion le rdv, mais pour la première fois depuis longtemps, je me suis sentie comprise et écoutée par un médecin, ça fait du bien!
      Des bisous à toi aussi!!!

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