Puisqu’il faut bien continuer

Comme vous pouvez le constater, mon avion ne s’est pas crashé et personne n’a eu la brillante idée de me kidnapper pour me laisser pourrir sur une plage ensoleillée et bordée de cocotiers, de transats et de cocktails. Autant vous dire que je suis plutôt fâchée-fâchée.

Lisbonne était absolument magnifique, ne vous fiez pas à ces quelques photos prises par l’amateur que je suis. Il est évident que le soleil rend les gens aimables, voire même prolixes car, à chaque fois que nous croisions des francophones, nous entamions la discut’. C’était très sympa!
 Quelques bonnes tranches de rire comme à l’accoutumée, des histoires de cœur rocambolesques et un testage intensif de la gastronomie portugaise m’ont permis d’échapper, durant quelques heures, à la morosité ambiante.

Seulement voilà, il faut bien rentrer un jour, et depuis, je fonctionne en mode pilote automatique. J’ai discuté un peu avec Miss Z des détails de sa grossesse : c’est prévu pour quand? vous connaissez déjà le sexe? tu l’as déjà annoncé à qui? – bref, rien que de très banal histoire de montrer une once d’intérêt et de compassion (cfr. sa FC de l’année passée et la grossesse débutée à la même période). A la maison aussi, il a fallu recommencer à ranger, à faire le ménage, la cuisine, la lessive,… toutes ces petites choses qu’on s’attend à me voir faire. Alors je les fais, machinalement. Il n’y a qu’au boulot où je prends un peu de plaisir dans ce que je fais. C’est déjà ça me direz vous…

Je n’arrive plus à vivre « normalement », en me réjouissant des différents évènements à venir (sauf celui de ce w-e, avec ma Suissesse, à Paris pour le congrès sur la santé naturelle – of course!) (et non, je ne dis pas ça parce qu’elle me lit à présent 😉 ). J’ai l’impression de n’être plus qu’un corps, vidé de son esprit, qui ne ferait que répéter des gestes mémorisés; se lever, aller travailler, rentrer et faire à manger, aller dormir.

Je me suis dit que Mme. Feeling pourrait certainement m’aider à y voir plus clair, et me donner quelques astuces afin de me réincarner petit à petit, mais, manque de chance, signe du destin – ou fatalité, elle m’a envoyé un message la veille de notre rendez-vous pour m’avertir qu’elle était assez malade et avait du être hospitalisée…

Alors j’essaie par moi-même de me reprendre, de me donner quelques claques ou coups de pieds au derrière, au choix. Je me mets en condition pour ce chouette w-e qui m’attend, pour en profiter à 300%, revenir avec de super souvenirs et faire le plein d’énergie positive car je veux m’en sortir.

Je veux faire la pds qui me permettra d’entamer ce lutain de régime, je veux appeler le kiné sportif pour enfin aller me bouger le trouffion dans une salle de sport, je veux perdre ces lutain de kilos, je veux faire cette hystéro et je VEUX reprendre cette FIV dès que possible!!!

Je n’y arrive toujours pas…

Un an s’est écoulé depuis la dernière annonce de grossesse de Miss Z (une de mes deux meilleures amies). Un an que je m’écroulais dans les chiottes de mon boulot, dépassée par la situation.
Les choses ne se sont pas passées comme prévu cependant. Il y a eu suspicion de trisomie, un TPNI (dont parle La Princesse à la Pipette ici) tendancieux – probablement une trisomie placentaire, une amnio et le soir même de l’amnio, une FC. J’ai été effondrée pour eux. Je n’ai pas eu les mots, je ne savais pas quoi faire et un certain temps s’est écoulé avant que nous arrivions à nous retrouver dans cet océan de douleur. En février dernier, alors que je venais de faire ma pds pour connaître le résultat de notre dernière MIV, je suis passée chez elle. Elle m’a parlé de son petit garçon, un peu, je l’ai écoutée, beaucoup. Nous avons passé une formidable journée ensemble, journée qui a marqué le retour en force de notre amitié, certes ébranlée, mais certainement pas cassée.

Il y a un an, j’ai reçu un sms de sa part, à leur retour de vacances, signé « d’eux 4 ».

Aujourd’hui, j’ai reçu un sms de sa part, à leur retour de vacances, signé « d’eux 4 ».

Voilà, la boucle est bouclée.
Je suis heureuse pour elle, même si elle va vivre des périodes difficiles car sa DPA est prévue exactement le même jour que la DPA de son ange envolé, mais je suis à nouveau anéantie pour moi. Je devrais me réjouir car elle a obtenu ce que je lui souhaitai depuis longtemps, seulement, je n’y arrive toujours pas…

Le temps passe, les autres évoluent, et je me retrouve là, figée, comme un puzzle défait duquel on aurait perdu la boîte et qu’on n’arrive pas à recomposer.

Dans 5h je pars pour Lisbonne avec des cousines de Pilou jusqu’à lundi, j’espérais un week-end joyeux, qui m’aurait permis d’oublier que mon papa est à l’hôpital, que Pilou souffre énormément de ses hernies cervicales et que je n’arrive pas à entrevoir le début d’une prochaine FIV. Je vais juste avoir droit de ruminer cette « formidable nouvelle » et parler couches sales et vomi vert car l’une des cousines vient de devenir grand-mère.

Il ne me reste qu’à espérer que l’avion se crache quelque part en route, ou qu’on me kidnappe et qu’on me retienne prisonnière quelque part dans les Açores pour le restant de mes jours…

Ah oui, et sinon, bon week-end à vous!

Les choses bien

Puisque ma motivation n’est pas à son paroxysme en ce mois de septembre un peu tristou, je me dois de réagir!
Je pense que faire un petit inventaire de tous les évènements cools à venir ne me ferait pas de tort, histoire d’avoir de chouettes perspectives à visualiser quand je suis au bout du scotch de ma vie.

  • Déjà, un truc super cool qui s’est passé aujourd’hui, c’est que j’ai signé mon contrat fixe ce matin!!! C’était prévu, mais le signer pour de vrai, c’est quand même hyper rassurant pour l’avenir, je trouve, perso.
  • Prochaines (mini) vacances à Lisbonne dans 2 semaines, pour notre voyage annuel avec les femmes de la belle-famille, j’ai hâte!
  • Congrès international de santé naturelle à Paris début octobre, avec ma suissesse, j’ai encore plus hâte!
  • Changement de tête prévu pour mi-octobre, après avoir essayé à peu près tous les coiffeurs près de chez moi sans obtenir pleine satisfaction, j’ai poussé mes recherches un peu plus loin, et je vais tenter un nouveau salon qui, je l’espère, sera à la hauteur de mes attentes #OnCoupe #OnColore #OnChangeDeTêteSiPossible
  • Notre diner annuel avec mes tatas à la maison, j’adooore les recevoir et tester mes nouvelles découvertes culinaires sur elles :-p
  • Notre diner annuel avec la tante de Pilou le 1er novembre, beaucoup moins exotique, mais au moins comme ça, on décide du menu nous même (vive la BM qui ne sait toujours pas, après 10 ans de relation avec son fiston, que je ne mange pas de tomate crue)
  • Un petit voyage on-ne-sait-pas-encore-où avec Pilou pour le pont du 11 novembre, histoire d’utiliser le bon cadeau reçu de la part de mes beaux-parents pour mon anniversaire en décembre dernier (finalement, la BM peut être sympa en dehors de ses crises d’amnésie)
  • Mon anniversaire, justement, on ne fera probablement pas de grosse fiesta, mais le ptit resto grec de la ville d’à côté me fait déjà saliver
  • Les fêtes de fin d’année, bon je m’en réjouis pas forcément, on se décide toujours à la dernière minute, on atterrit dans des fêtes gnan-gnans ou carrément cuculapraline MAIS ça veut aussi dire qu’il y aura peut-être une jolie envolée comme l’année dernière, et ça, ça met du baume au cœur!

Vous remarquerez donc que la plupart des évènements requièrent une application gastronomique culinaire en tous genres assez impressionnante et que c’est pas à cette allure-là qu’on va réussir à les perdre ces 20 fichus kilos!!!!!!
Malgré mes tentatives de remotivation à coups de « c’est pour la bonne cause » ou de « au moins fais-le pour ta fierté personnelle », je n’y arrive pas. L’idée même du régime me débecte, peut-être que si la météo nous avait offert un bel été indien, cela aurait pu me faciliter les choses…?
Heureusement, je revois Mme. Feeling (ma psy) demain, j’espère qu’elle pourra m’aider à retrouver ma motivation et avancer vers mon but ultime!

La suite au prochain épisode donc 😉

Tinkie fait sa rentrée – version 2015

C’est marrant, mon article de rentrée de l’année dernière est encore bien gravé dans ma mémoire, je m’en souviens comme si c’était hier! En fait, c’est un peu l’impression que ça donne… rien n’a beaucoup changé, si ce n’est un nouvel essai foiré en MIV, une pause et un régime plus ou moins forcés.

Si mes vacances vous étaient contées…

Depuis la visite de Titi, nous avons un peu ralenti le rythme de nos week-ends pour nous préparer psychologiquement. Nos vacances ont officiellement commencé le 07/08 au soir, et avec elles, tous les préparatifs, car Pilou pensait naïvement avoir le temps de tout préparer avant notre départ. Bon, je ne laisse pas le suspens s’installer plus longtemps, on y est arrivés hein, nos valises étaient bien bouclées la veille du départ.

Petite parenthèse avant d’entamer la route pour l’Espagne, j’avais réservé une nuit dans un gîte wellness pour nos 3 ans de mariage, mais surtout pour fêter les 10 ans de notre rencontre. C’était un petit paradis, avec rainshower, jacuzzi, luminothérapie et sauna, et l’ambiance pétales de roses et bougies partout a rendu le lieu encore plus féérique. C’était topissime!

Deux jours plus tard, nous voilà donc enfin sur le chemin des « vraies » vacances. Nous étions assez déçus de notre hôtel en Espagne, et au final, nous avons plus trainé nos culs-tout-blancs autour de la piscine toute la semaine, que réellement profité des environs et de toutes les activités proposées. Il s’est avéré un peu plus tard que Pilou était en train d’incuber sa propre petite version beta des oreillons. Après la semaine à l’hôtel, nous sommes repassés par la Suisse pour rendre visite à une amie qui a emménagé là-bas avec son compagnon il y a déjà quelques années. Nous devions passer le w-e chez eux, alors samedi, après un petit déjeuner en mode « lazy », nous sommes allés sur Lausanne pour tester un super resto japonnais avec sushis et tout le toutim, dans un vrai Palace Suisse (hé oui que voulez-vous, on ne fait pas dans la dentelle nous! Sans rire, c’est juste qu’apparemment, c’était le seul resto japonnais ouvert et disponible ce jour-là). Après ce bon repas, c’était direction Genève pour une balade en bateau sur le lac Léman. C’est un super souvenir, les filles sur les coussins devant à jouer aux starlettes d’un jour d’une heure en mode #Selfies et #FlashPhotographes, Mr. le Suisse (donc le compagnon de mon amie, qui n’est pas du tout Suisse, et elle non plus d’ailleurs, mais faut bien lui trouver un ptit nom, sinon on ne s’en sortira pas) aux commandes de ce bel engin, et enfin Pilou, derrière le pilote, qui s’accrochait à ce qu’il pouvait et qui faisait de son mieux pour ne pas hurler « P*t@in de bord@l de m@rde, l’autre bateau ne nous a pas vu, vire de bord, vire de boooooord! On va couler à pic et on va tous creveeeeeeeeeeer aaaaaaaaaaaaaaaaaah » (j’exagère à peine). Un petit resto italien plus tard (il n’était pas dans un Palace celui-là, j’ai comme l’impression qu’on s’est fait arnaquer…), on rentrait se mettre au lit après une journée riche en émotions. Le lendemain, c’était le drame. Pilou se lève, va aux toilettes et rentre dans notre chambre en panique totale. Il me lance un « j’ai un problème…(je crois bien que je t’aimeuuh désolée, ça me le fait tout le temps) ». Le temps de me décoller les yeux, je le vois en mode hamster jovial, genre extraction des dents de sagesse clandestine sans AL! Après un tour d’inspection et quelques minutes pour retrouver mes esprits, je vais réveiller mon amie, et on commence les hostilités : appel au numéro de garde, premier diagnostique par téléphone, passage chez le médecin de garde (qui, en passant, lui a fait une consult gratos, un grand merci à lui, poutoux-poutoux), passage à la pharmacie de garde, prise des médocs, léger dégonflement et reprise de la route pour rentrer à la maison. Nous aurons donc écourté notre w-e en Suisse à cause d’une maladie infantile (ne me parlez pas de comble…) et avons passé notre dernière semaine de vacances à nous trainer du canapé au lit et du lit au canapé (il pleuvait, et j’ai découvert que les corticoïdes avaient un drôle d’effet sur mon mari) (et pour celles que ça intéresse, après une pds en bonne et due forme chez notre médecin traitant, il s’agissait bien d’une forme particulière d’oreillons, Pilou ayant été vacciné pour la version « normale »).

Bilan mitigé donc, j’ai l’impression que mon humeur a absorbé cette mitigétude (oui, j’invente des mots, et alors?). Je suis contente d’être rentrée, soulagée que les oreillons de Pilou soient (presque) de l’histoire ancienne, pas trop démotivée de reprendre le boulot… mais je suis dans une espèce de cercle vicieux en pensant à la PMA… J’ai envie de m’y remettre, mais pour ça, je dois perdre du poids et passer cette fameuse hystéro (je m’en veux presque d’avoir harcelé GynécoLove pour qu’il me prescrive cet examen), et j’ai pas envie! J’ai juste envie de devenir maman, d’avoir un joli petit bébé à câliner, de fonder une famille. Alors, en attendant de la revoir, je vais appliquer les conseils de ma psy à la lettre et programmer mon cerveau en me répétant aussi souvent que possible : je VEUX être maman, je VEUX avoir un bébé, tout est possible (elle m’a même conseillé d’accrocher des post-it un peu partout, mais je me suis contentée de ce bel autocollant fait maison sur mon écran 🙂

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Si vous avez d’autres idées et/ ou conseils, je suis preneuse!!!!

En attendant, je vous souhaite à toutes et tous une superbe rentrée sous le signe de la chance et de l’amour!