Vendredi 31 mars

**Petit aparté pour vous dire merci pour vos messages suite à mon dernier article. Nous remontons la pente doucement, même si ce n’est pas tous les jours faciles. Et j’ai donc décidé de continuer à écrire ici, car cette opération fait effectivement partie de mon (notre) parcours du combattant pour avoir notre bébé. Fin de l’aparté.**

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours souffert de problèmes de poids. Enfin, surtout lorsque j’ai commencé l’école primaire, car avant cela, même si je ne m’en rappelle plus distinctement, j’ai l’air d’être plutôt dans la moyenne sur les photos.

Un changement d’environnement (école, ville, maison,…) vers 8 ans pourrait-il être à l’origine de ces problèmes? Je ne peux le jurer… Toujours est-il que dès mes premières visites médicales scolaires, le médecin inscrivait pratiquement systématiquement « poids à surveiller ». Ce poids a été le complexe qui m’a accompagné durant toute ma pré-adolescence, toute mon adolescence, et qui m’accompagne encore aujourd’hui.

Pour mettre des chiffres et rendre plus concret ce complexe, j’ai atteint assez vite les 50kg en début d’adolescence, pour finir par osciller entre les 65-70kg vers mes 16-17 ans. J’étais alors en couple et assumais plutôt bien mes formes. Rien de dramatique me direz-vous, même si à l’époque, ma meilleure amie pesait dans les 50kg. Mon image, sans m’obséder complètement, me revoyait déjà une sorte « d’anormalité ». Lorsque j’ai quitté le garçon avec lequel je sortais trois ans plus tard, je suis « retombée » à 63kg (ce chiffre m’a marqué, car je retrouvais un poids « acceptable »). Je pesais 68kg quand j’ai rencontré Pilou en 2005.

Les années aidant (sans parler des traitements PMesques), c’est plus de 30kg qui se sont insidieusement invités sur ma balance. J’ai eu plusieurs « prises de conscience » pendant ces années, durant lesquelles j’ai réussi à perdre quelques kilos… Appelez-moi la Reine des régimes (sans vouloir faire de l’ombre à la Reine de la PMA bien sûr!) : hyperprotéiné (-8kg), Indice Glycémique (devant être particulièrement adapté à ma résistance à l’insuline, symptôme reconnu du sopk, -2 ou -3kg), WW (-10kg), diététicienne consultée récemment (-5kg, puis +1,5kg donc -3,5kg au total).
Tout ça en reprenant le poids perdu quelques semaines/mois plus tard, pour finir par atteindre mon poids record de 103kg lors de la première consultation chez la diététicienne en septembre 2016.
J’ai perdu 2kg en 3 semaines en suivant sa méthode « manger en fonction de sa faim » (qui s’apparente à la méthode Zermati si j’ai bien suivi). J’ai continué à perdre petit à petit pour atteindre les 98kg lors de ma dernière séance avant les fêtes. En janvier, je me doutais de la cata, puisque j’avais zappé mon médicament « Metformine » et que j’avais eu des fringales énormes. Résultat sur la balance : retour à 101kg.

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Avec les évènements récents et le chamboulement émotionnel, je suis descendue à 97kg. Soit encore et toujours 30kg de trop pour que mon IMC soit dans la norme, c-a-d à 25, comme me l’a si bien fait remarquer Pr. DS lors de notre dernier rdv.

Cette prise de poids lente et insidieuse et l’incapacité d’en perdre malgré tous mes efforts m’ont fortement atteint dans mon estime et ma confiance en moi. Malgré l’explication sopk (perte de poids rendue plus difficile que pour une personne « lambda »); je vis ce poids comme un échec constant dans ma vie. Je sais que mon poids ne me défini pas, mais il commence à me faire redouter de ne plus pouvoir vivre « normalement », comme par exemple m’empêcher de réaliser le saut en parapente l’été dernier. J’ai stressé de savoir si je pourrai ou non le faire, que j’en suis même venue à mentir de quelques kilos pour être sûre de pouvoir vivre ce moment unique… La goutte d’eau a bien entendu été la dégradation rapide de l’état de santé de mon papa, atteint de diabète de type 2, que je risque de développer également à cause du sopk évidemment. Le voir ainsi relié à un semblant de vie par toute une série de machines m’a terrorisé et le regard de Pilou lorsqu’il m’a dit qu’il ne supporterait pas de me voir comme ça ont été les éléments qui ont clairement fait sonner l’alarme dans ma petite tête. Ça en plus du coup de massue asséné par Pr. DS concernant la qualité de mes ovocytes forcément.

Voilà donc ce qui m’a décidé à prendre rdv chez un chirurgien spécialisé (et très réputé en Belgique) en chirurgie bariatrique. D’après son site Internet, je peux envisager  une chirurgie remboursée par ma mutuelle, grâce à mon IMC de 35,5 et à mes antécédents de diabète (vu que je suis déjà sous Metformine). J’aimerai me/le diriger vers une plicature de l’estomac, c-a-d qu’il replierai « simplement » une partie de mon estomac, sans ablation, ni autre by-pass. Je travaille dans le secteur des transports, et plusieurs chauffeurs m’ont déjà parlé de cette intervention, qu’ils ont eux-mêmes subie et qui les a littéralement transformés et leur a redonné vie.
Attention, je ne me fais pas d’illusions en me disant qu’après l’opération, ça sera cui-cui les ptits oiseaux et que je perdrai mes 30kg en un claquement de doigts hein… je ne suis pas (encore) complètement débile ou stupide, je sais que je vais devoir être suivie très régulièrement, prendre des compléments vitaminiques, repenser radicalement mon plan alimentaire, et reprendre une activité physique sérieusement, mais je sais pourquoi je veux faire tout ça. J’espère juste que le médecin ne va pas me renvoyer chez moi sans autre forme de procès, ou que je ne serai pas arrêtée dans mon élan par un bilan psy insatisfaisant…

Petite problématique à ne pas perdre de vue cependant, vu que j’ai quand même perdu quelques kilos suite au décès de mon papa, j’espère ne pas en avoir perdu de trop et ne pas être passée en deçà d’un IMC de 35! Un vrai comble quand on y pense!

Verdict demain, rendez-vous à 11h45…

strss