Le 7 décembre : quand tout va bien

Un bon bout de temps depuis mon dernier article, tellement de choses se sont passées, et en même temps si peu! Voici quelques nouvelles en vrac:

  • Je vais être Marraine!

C’est complètement dingue. J’ai 2 grands « demi »-frères, qui ont eu 3 et 2 enfants, pas un seul ne m’a demandé d’être marraine. Je finissais par croire que j’avais un panneau sur la tête, genre « cette fille n’est pas digne d’être maman ni même marraine ». Et il y a 2 mois, ma meilleure amie m’a fait le plus merveilleux cadeau qui soit! Je vais donc devenir Marraine d’une petite puce, attendue pour février 2018. J’en suis très heureuse, je l’aime déjà tellement si fort, j’ai hâte de la tenir dans mes bras 🙂

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  • Je me pèse tous les jours

Ben oui, quand on a souffert de problème de poids toute sa vie, ça devient vite une addiction de voir les chiffres de la balance diminuer tous les jours! Alors j’avoue, je suis devenue accro à la sensation, et ça fait un bien fou.
Petite récap rapide de mon poids sur ces 3 derniers mois :
– 98,kg 15j avant l’opération
– 95,5kg jour de l’opération
– 71,9kg aujourd’hui

23 kilos se sont donc envolés depuis le 24 août 2017 grâce à ce fameux by-pass, et il en faudrait encore une bonne dizaine pour me satisfaire pleinement.

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Alors attention, pour ceux et celles qui croient encore qu’il s’agit d’une solution de facilité, sachez que ce n’est pas le cas! J’ai déjà fait plusieurs malaises depuis. Avec quelques sucreries (cruesli du petit déj, des crêpes dont je mourais pourtant d’envie, biscuit aux céréales) mais aussi avec des produits beaucoup plus normaux comme des œufs, de la purée, ou des nouilles par exemple. Le malaise, appelé « dumping », se définit chez moi par une accélération du rythme cardiaque, des tremblements, diarrhée et un énorme coup de fatigue. Quand cela se passe à la maison, il suffit de m’allonger une trentaine de minutes et le malaise passe petit à petit, mais au travail, c’est beaucoup plus difficile à gérer et à rester concentrée.
Donc non, ce n’est pas une partie de plaisir, sans compter les innombrables frustrations (plus de resto, plus de sorties entre amis/collègues/famille, plus d’alcool du tout), la gestion des envies (dont les fameuses crêpes), et les jours où rien ne passe et où on n’a envie de rien justement (la simple idée d’ingurgiter un aliment me file la nausée).
Pour l’instant, j’arrive à plutôt bien gérer mon schéma alimentaire (c’est l’avis de ma diététicienne en tout cas):
– 1 petit gervais (60g) vers 10h du matin (je n’ai jamais pris de petit déj, même avant l’opération)
– 1 biscotte avec du cottage cheese ou 1 soupe à 13h
– 1 fruit à 16h
– repas du soir (50g de viande ou poisson avec légumes et très peu de féculents) vers 19-20h

Ces derniers jours, je sens que la tentation n’est pas loin, et j’avoue parfois tester un peu mes limites, comme hier, où j’ai dégusté une petite pâtisserie marocaine, ou encore des biscuits de noël confectionnés par ma collègue. Pas de dumping suite à ces tests, heureusement, mais je sens que les mauvais réflexes ne sont pas loin.
Je me fais donc violence certains après-midi pour sortir ma clémentine ou ma pomme au lieu d’un petit pot d’Alpro soja au chocolat…

Cette semaine a été dure au niveau perte puisque j’ai vraiment joué au yo-yo et j’ai l’impression que ce n’est pas fini. Je ne peux même pas prétexter un SPM récalcitrant puisque j’ai eu mes règles la semaine dernière! D’ailleurs, en parlant d’elles…

  • Je surveille mes cycles

watching

D’après les médecins, mon SOPK devrait s’amenuiser avec la perte de poids déjà engagée et je devrai récupérer des cycles réguliers à pratiquement 100%.
J’ai donc téléchargé une application pour surveiller tout ça, très pratique, très girly, et qui me permet en sus de « switcher » en mode grossesse quand le moment sera venu #JeMeFaisRireTouteSeuleParfois. J’ai donc complété très religieusement les différents encarts de l’appli lors de mon premier cycle, mentionnant tous mes symptômes, jusqu’à la texture de mes glaires, très girly que je vous dit.
Je suis sur le cul! Figurez-vous que mon dernier J1 a débarqué pile-poil 33 jours après le premier!!! Alors voilà, petit effet de surprise quand même, mais cela va-t-il durer, c’est une autre question…
Toujours est-il que nous sommes en mode câlins freestyle avec le Pilou et advienne que pourra… pas très raisonnable se diront certains, mais je les rassure immédiatement, ce n’est pas avec notre rythme frénétique de pandas narcoleptiques qu’il risque de se passer quelque chose!

  • Je reprends le sport

Apparemment, c’est une des conditions de réussite du by-pass. Alors tous les jeudis, je ressors mon maillot et je vais faire trempette pendant 1h avec mes « copines » d’aquagym. Il s’agit principalement de dames « d’un certain âge » mais qui ont au moins le mérite de continuer à se bouger les miches, j’apprécie. Je ne vous cache pas que la motivation réside à un tout autre endroit, à savoir les miches du prof justement… et c’est une sacrée motivation!!! Comme je l’ai avoué à mes collègues, ça fait bien longtemps que je n’avais pas vu de spécimen comme ça en vrai! Tout bénef’ pour moi donc, espérons que ça dure^^

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  • Je deviens une addict du shopping

Sérieux, maintenant que même des chaussures me vont (vous savez, la magnifique paire de bottes que je n’arrivais pas à fermer plus haut que mi-mollet avant…), je suis en proie à une véritable addiction. Je peux à nouveau aller dans tous les magasins et y trouver ma taille puisque je re-rentre à présent dans un 38/40. Une véritable catastrophe porte-monnesque (si si, ça se dit) mais quel plaisir!

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  • J’aurai un an de plus dans 4 jours

Happy birthday to me! Je suis assez sereine cette année, plus que les 3 dernières en tout cas, et ça fait beaucoup de bien. Pour faire durer cette zénitude, j’ai d’ailleurs réservé un petit wellness privatif avec soin, massage et collation pour le D-day et j’ai vraiment hâte d’y être!

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  • Je veux toujours être maman, je suis et reste plus que jamais une PMette

Malgré la régularisation de mes cycles (encore très relative évidemment), je pense toujours PMA. Il m’est difficile d’imaginer pouvoir tomber enceinte naturellement malgré ce qu' »on » dit et j’ai déjà négocié une reprise de la PMA en septembre 2018. Par contre, j’avoue que j’ai quand même l’espoir secret de Gertruder l’année prochaine. Les annonces de grossesses se font de plus en plus rares, la majorité de nos amis et proches ayant déjà 1, 2 voire 3 mômes, mais les dernières restent toujours aussi difficiles à vivre. Je sens que cette envie est plus présente que jamais et je crois que pour Pilou aussi, nous sommes donc plutôt impatients que cette fichue roue se décide enfin à tourner!

fingers-crossed

 

*** J’espère que cette période de fêtes de fin d’année sera clémente à toutes et tous, celles qui sont en pause, celles qui attendent, celles qui protègent leur bulle, celles qui couvent, celles et ceux qui pouponnent… Que la Force soit avec vous! ***
Bisous étoilés

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Le 24 août : D-Day + la suite

5h30, le réveil sonne. Je me lève en mode zombie, me félicite d’avoir déjà placé quelques petites culottes, des t-shirts et mes affaires de toilettes dans ma petite valise.

Je rassemble encore quelques affaires, regarde Pilou petit-déjeuner, et c’est le moment de se mettre en route.

Pas trop de trafic, on arrive aux admissions, il est 7h32. Il nous faudra patienter plus d’1h pour régler mon admission, j’entre donc dans ma cosy petite chambre vers 8h50. Nous nous installons, Pilou a prévu de travailler depuis ma chambre en partie puisque, par le truchement du hasard, il doit gérer un projet dans cet hôpital le jour même.

L’infirmière passe prendre mes constantes, la diététicienne passe me (re)briefer sur l’alimentation post-op, et là, j’attends, j’attends, j’attends.

C’est finalement vers 12h que les brancardiers viendront me chercher. Un dernier rapide bisous à mon Pilou d’amour, me voilà partie avec les brancardiers. Le chemin n’a pas été long, 2 étages plus bas, ils me parquent dans la zone d’attente. Et j’attends, j’attends, j’attends, le tout en me caillant les miches sévère. Je crois qu’il a du s’écouler à nouveau une bonne heure avant qu’on ne vienne me chercher.

Cette fois était un peu différente puisque l’assistant anesthésiste arrive avec le lit/brancard sur lequel je me ferai opérer. Il demande de m’y installer, me place la perf, et m’emmène vers un nouveau box pré-op, où je me ferai anesthésier. Une des pires AG dont je me souvienne, à peine le produit injecté dans ma perf que j’entends mes oreilles bourdonner de façon assourdissante, j’ai juste eu le temps d’entendre l’assistant me demander de respirer à fond, et j’étais partie… pas très zen comme AG.

Je me réveillerai ensuite vers 16h et à 16h30, d’autres brancardiers me ramèneront en chambre. Pas très bon souvenir de cette ¨utain de salle de réveil, et de l’après-midi écoulée, il ne m’en restera qu’un très vague souvenir. Mais l’opération s’est très bien déroulée, les médecins passent me voir et m’assurent du bon résultat de celle-ci.

Pilou me laisse vers 21h, et j’essaie de me positionner pour dormir. Autant briser le suspense de suite, j’ai passé une nuit de merde! Pas moyen de me retourner, ça fait trop mal, je suis donc condamnée à dormir sur le dos (chose que je ne fais jamais), avec tout le gaz (qu’ils ont utilisé pour travailler en laparoscopie) qui m’écrase la cage thoracique. Entre impossibilité de faire pipi dans leur merveilleuse panne, lever pour faire pipi dans le WC, l’impression d’avoir le ventre écrasé par un bloc de béton de 50kg en me mettant debout, le pipi vert (rapport au bleu de méthylène utilisé pour repérer d’éventuelles fuites à ma nouvelle tuyauterie interne), les anti-douleur toutes les 6h, le comprimé de morphine entre 2 prises de Dafalg*n qui me fera faire un joli malaise et les infirmières de nuit exécrables, je te laisse imaginer mon état lorsque je me résigne à rester éveillée à 6h30…

J1 Post-op
Je supplie Pilou de venir me tenir compagnie dès le matin, mais le pauvre est surbooké et doit en sus aller faire les courses pour subvenir à mes besoins post-op (très limités soit-dit en passant), il n’arrivera qu’en début d’après-midi. Sa maman et sa tante viendront me rendre visite plus tard encore, ce qui me vaudra une jolie tension à 15/9, du jamais vu pour moi. Le drain est enlevé (il m’en reste d’ailleurs toujours quelques stigmates avec 2 mini bouts de fils qui dépassent encore de ma cicatrice), les plaies sont nettoyées, la perf enlevée et on viendra m’apporter un yaourt nature vers 19-20h. J’ai péniblement mangé 1/4 de ce dernier, et j’étais rassasiée. Nouvelle nuit d’enfer avec un bloc de béton qui s’est un peu allégé, plus que 30kg environ…

J2 Post-op + sortie
Ça y est, je vais enfin pouvoir regagner mes pénates et me vautrer précautionneusement dans mon lit bien moelleux! Je dois avoir évacué la chambre d’hosto pour midi car le service est fermé durant le reste du w-e. On m’apporte le petit-déjeuner vers 7h30 : 2 biscottes, un petit carré de minarine, un petit carré de gelée de cerise, un yaourt, et un thé. Première erreur, je bois une gorgée de mon thé avant de me rendre compte que je ne suis pas censée boire 30 minutes avant ni après le repas. Je laisse donc qq minutes passer et tente de manger une biscotte. Échec, je ne suis parvenue qu’à grignoter 1/4 de la périphérie de cette fichue biscotte. Je me lève ensuite tant bien que mal pour regrouper mes affaires en attendant Pilou, qui arrivera vers 11h15. L’infirmière m’annonce qu’il faut que je reste encore un peu car vu que je n’ai pas mangé le matin, je vais devoir manger le repas du midi afin qu’ils s’assurent que l’absorption de nourriture se passe bien. Vers 11h45, on m’amène donc le fameux plateau repas, et finalement, ça me donne plutôt envie. Une petite quenelle de cabillaud mixé, une crotte de purée et des brocolis mixés itou. Moi qui n’apprécie pas le poisson plus que ça, je me suis surprise à « engloutir » 1/2 quenelle de cabillaud, et la moitié des pdt et des légumes. Ça passe plutôt bien, l’infirmière est contente et me donne mon dossier de sortie. Le chemin du retour a été remuant car chaque soubresaut me faisait ressentir tout mon intérieur, mais quel bonheur d’être enfin chez soi!

Et après?
Tout s’est vraiment bien passé. Je devais avoir un shot de fraxiparine pendant 10 jours vu mon peu d’activité physique, j’aurai clairement pu le faire moi-même, mais ayant reçu une ordonnance pour un infi à domicile, Pilou m’a convaincu de l’utiliser. Les douleurs se sont estompées au fil des jours, j’ai même pu recommencer à dormir sur le côté à J4 post-op, je vous raconte pas le bonheur (qui tient à peu de chose finalement^^). L’alimentation est restée problématique, dans le sens où je n’avais pas faim, que les biscottes, ça va bien 2 minutes, et que manger mixé pendant 2 semaines, ça court sur le haricot très vite. Même avec les morceaux à partir de la 3e semaine post-op, ça reste compliqué, mais ça va déjà mieux.

Et maintenant? 1 mois post-op
Tout va bien. En terme de perte de poids, j’en suis aujourd’hui (pile 1 mois) à -11,2kg (donc 1/3 du poids total à perdre). Je remets déjà des vêtements que j’avais mis de côté pour vendre, finalement, j’ai du refaire le switch et ma pile « à vendre » se compose maintenant essentiellement de mes vêtements « grande taille ».
D’après Pilou, j’ai déjà arrêté de ronfler, et je me sens plus reposée le matin, signe que mes apnées ont du diminuer également.
J’ai repris le travail il y a une semaine et c’est gérable malgré les coups de mou à 12h, 14h et 16h, que j’arrive à palier à coup de classement/scan/ou divagations diverses sur le net.
L’alimentation reste parfois un peu délicate. Ma mauvaise habitude de ne pas prendre de vrai petit déjeuner le matin me colle aux basques, puisque j’arrive difficilement à manger quelque chose, alors en attendant un conseil avisé de mon chirurgien, j’en suis à 1/2 P*m-pote vers 9h30. Le reste de la journée est plus facile à gérer, 1 tranche de pain grillé quand j’étais à la maison, 1 biscotte au travail avec fromage à tartiner, j’ai récemment découvert que la Kn*cki passait plutôt bien aussi, ou 3/4 de soupe (format 33cl encore trop copieux pour moi), puis 1 fruit ou 1 petit gervais (qui passe super bien, merci le format 50g) vers 16h, et le soir, on va dire que je picore dans l’assiette de Pilou, car je mange un bout de son morceau de viande, quelques uns de ses légumes et 1 des ses petites pdt. Ça tombe bien, puisqu’il est au régime aussi, et sur la bonne voie puisqu’il s’est déjà délesté de 8kg !
A partir d’aujourd’hui, plus de restrictions, je recommencer à manger des légumes qui m’étaient interdits- champignons, oignons, famille des choux et des crudités, ainsi que pâtes, riz, quinoa, pain. Je peux aussi essayer de recommencer à boire de l’eau gazeuse (mais là, j’avoue, j’ai triché car le plat, c’est un supplice pour moi, alors la semaine dernière, j’ai déjà recommencé le pétillant en faisant un mélange à base d’eau gazeuse finement pétillante et d’une eau plate aromatisée sans sucre, quel bonheur!).
A propos de la boisson, c’est probablement la seule consigne qui m’est insupportable : ne pas boire 30 minutes avant et après les repas. J’étais très optimiste avant l’opération « de toute façon, je ne bois jamais en mangeant! » mais attendre 30 minutes APRES le repas, c’est franchement hyper compliqué!

Conclusion : même si les premiers jours post-op ont été mouvementés, je suis ravie d’avoir été jusqu’au bout. Je mesure ma chance d’avoir eu droit à cette opération (et à son remboursement aussi, soyons honnêtes) et je suis bien décidée à reprendre un mode de vie normal et sain!

La suite…
J’ai dû arrêter la pilule car son absorption ne se faisait plus correctement. Je l’ai reprise dès J2 post-op, mais mes saignements se sont déclarés dans la foulée. Après 5 jours de prises équivalents à 5 jours de pertes abondantes, je me suis fait une raison et j’ai tout stoppé. On a discuté des options avec Pilou, et on en est vite arrivés à la conclusion qu’on serait juste « prudents » dans les mois à venir.
Je revois le chirurgien le 13 octobre prochain, j’aurai donc tout le loisir de lui poser mes questions de contraception vs. naturel histoire d’avoir un avis éclairé sur la chose.
Pilou m’a avoué hier qu’il pensait que je tomberai enceinte naturellement bientôt, et malgré le fait que je me persuade qu’on aura à nouveau recours à la PMA l’année prochaine, une partie de mes pensées s’échappent pour faire écho à celles de Pilou. J’imagine que l’avenir nous le dira…

Pour celles/ceux qui seraient intéressé(e)s par les détails des suites post-op ou autres, je vous invite à m’envoyer un mail à tinkieginieenpma[a]gmail.com

Vivement la suite de la suite 😉 !!!

Le 5 juin : rdv psy

Oui, je sais, sorry, ça date sérieusement maintenant, mais je tiens beaucoup raconter toutes les étapes de cette nouvelle aventure qu’est le by-pass.

Et si tu t’en rappelles encore, le 5 juin était bien un jour férié, mais comme j’ai beaucoup de chance (mouahahaha, elle est bonne celle-là), la psy que j’ai sélectionnée sur la liste qui m’avait été remise par l’hôpital était d’origine turque et s’en fichait donc un peu de la Pentecôte…

Je n’avais pas peur, je ne stressais pas, j’avais bien monté mon petit scénario dans ma tête : le choc de voir mon papa branché à une dizaine de machines pour le maintenir en vie, la lourde décision prise avec maman de le débrancher de ces mêmes machines, et la réflexion de mon Pilou « je ne veux jamais te voir dans cet état là »… les petites larmes qui vont bien avec tout ça, et bingo, c’était dans la poche!

MAIS…
Elle nous a accueilli dans son bureau, Pilou et moi (car elle était néerlandophone, et la consult psy en néerlandais, je le sentais pas du tout), et nous a expliqué comment allait se dérouler la consultation : ma situation personnelle, mon caractère, mes motivations, et quelques mots sur la situation post-op.
Fastoche me dis-je, presque comme un entretien d’embauche finalement.

Ma situation personnelle : en couple avec Pilou depuis 12 ans, mariés depuis 5 ans, pas d’enfant (ah-ah-ah), métier sédentaire.

Mon caractère : là, ça se complique. Si elle avait été une DRH, je sais ce que je lui aurai répondu : dynamique, organisée, faisant preuve de discrétion et oui, avouons-le, un tantinet bavarde-hihi. Sauf qu’elle est psy et que ce genre d’adjectifs fourre-tout ne la dupent pas. Du coup, désemparée, je me tourne vers Pilou et il prend la parole. Tinkie est une personne calme, elle ne stresse vraiment pas facilement. Elle n’exprime pas facilement ses émotions, elle garde beaucoup pour elle (et moi qui pensais le saouler avec mes histoires, je crois que je peux encore plus me lâcher en fait^^) et elle est surtout hyper sensible – merci mon Pilou d’amouuur ❤ SAUF que bis! Elle tique, elle estime que les personnes hyper sensibles et introverties sont « dangereuses » pour elles-mêmes et se font bouffer de l’intérieur par leurs émotions. Elle me demande comment je fais pour relâcher la pression, et là, je sors un truc magistral! Je lui dis que j’adore l’art, et que je me réfugie beaucoup dans la lecture, et la musique et que ça m’apaise beaucoup. J’aurai aussi la merveilleuse idée de mentionner mon micro-kiné d’enfer, et ça finit de la rassurer totalement.

On en arrive à mes motivations. Là, ça y est, je suis prête à tout déballer, accroche-toi à ton fauteuil Mme. La Psy, ça va dépoter! SAUF QUE ter! Avant même que je n’ai eu le temps d’ouvrir la bouche (et heureusement, tu vas comprendre pourquoi), elle nous explique que certaines personnes peuvent prendre la décision de se faire opérer sur un coup de tête, suite à un évènement traumatisant qu’elles auraient vécu récemment et que ça pouvait être dangereux de les laisser faire.

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Je le savais, je suis une dangereuse psychopathe

MERDE, vite, trouve quelque chose d’autre me souffle mon cerveau, et il faut croire que je suis vraiment déterminée à me faire opérer car en une seconde, j’ai un éclair de génie!
Je m’entends donc lui déballer l’horreur de ma maladie – tu sais Mme. La Psy, c’est vraiment pas cool les OPKs… on a plein de problèmes à cause d’eux… on souffre beaucoup, on perd nos beaux cheveux, on souffre d’angoisse et de dépression, on a un risque augmenté de succomber un jour à un accident cardiaque, ou de développer un cancer des ovaires, on n’arrive pas à faire des bébés mais on prend du poids quand même, beaucoup de poids et on arrive pas à en perdre (ou alors, juste un peu et puis c’est tout), on a des poils qui poussent partout (si si, partout, jte jure), et on a tellement de poils qu’on se trouve moche, et comme on se trouve moche on déprime, et on déprime tellement, qu’on a envie de manger, et comme on mange beaucoup trop de conchoncetés, on grossit, et on n’arrive pas à maigrir, et on déprime, et comme on déprime… Hein, ah oui, tu vois le tableau, oki, c’est cool!
Et c’est à ce moment-là que j’ai entendu le petit « clic » se faire dans son cerveau, et son visage changer, j’ai compris que j’avais gagné (oh oui, bon, je sais que c’était pas une bataille mais bon, on peut quand même s’auto-congratuler de temps à autre non?)

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Bref, on a discutaillé des derniers aspects – soutien pour et après l’opération, laisser le temps au corps de s’acclimater au changement et surtout, possibilité de voir des évènements passés ressurgir alors qu’on pensait en avoir fait le tour. Ça n’arrive pas à tout le monde apparemment, mais elle a déjà eu des cas.

La peur de reprendre du poids une fois que j’aurai atteint mon objectif est également un point qui me préoccupe particulièrement, je sais que je vais sans doute reprendre quelques kilos, je crois que c’est inévitable, mais il va falloir que je m’autorise à ne pas culpabiliser tout en restant vigilante pour ne pas que ces quelques kilos ne se transforment à nouveau en dizaines!

Le dernier rdv avec le chirurgien est prévu le 31 juillet, et l’opération n’est plus qu’à

J-50!!!

waiting

19 mai : rdv chirurgien et verdict

Debout à 7h pour nous préparer et nous mettre en route pour le rdv fixé à 8h45 (c’est la dernière fois que je laisse Pilou choisir l’heure d’un rdv, même si c’est lui qui conduit), c’est les yeux encore tout collés et le cerveau embrumé que j’arrive au secrétariat du Dr. D.

A posteriori, c’est quand même pas si mal un rdv si tôt. J’étais tellement dans le cake que je n’ai pas eu le temps de réfléchir et stresser de savoir si oui ou non, l’équipe de Dr. D avait bien reçu le rapport de mon test du sommeil…

Le suspens aura été finalement assez court (quelle chance vous avez^^) car c’est la diététicienne en personne qui me révèle que je fais bien des apnées du sommeil et que donc, l’opération sera donc bien prise en charge par l’Inami avec, en prime, l’intervention de mon assurance hospitalisation complémentaire (Alléluia, mes 30€ mensuels me serviront finalement à quelque chose)!

Inutile de vous dire que j’étais aux anges, et que je n’ai écouté que d’une oreille ce que la charmante diététicienne me racontait ensuite.

Ensuite c’est l’assistante du Dr. D qui me confirme la nouvelle et qui m’explique brièvement comment se déroulera l’intervention.
Finalement, c’est au tour de Dr. D de reprendre mon dossier. Je fais donc des apnées du sommeil « modérées » mais qui sont suffisantes pour garantir le remboursement, ça en plus de mon rapport apocalyptique de mauvais cholestérol, et de ma prise de metformine, c’est banco.

Il me raccompagne vers son secrétariat, qui me propose une date d’opération : ça sera pour le 24 août prochain!
Encore une consultation psychologique pour valider mon dossier (j’ai les boules d’ailleurs, ça sera en néerlandais et à 105€ la consult… heureusement que l’opération est remboursée!) et voilà #yapuka…

Il ne reste donc plus que 86 jours avant le début d’une nouvelle aventure!

Beaucoup de « by-passés » considèrent cette opération comme le début d’une nouvelle vie, pour moi, elle représente plutôt un nouvel élan. Je serai toujours moi « intérieurement », même si je compte bien me sortir les doigts du luc un peu et me mettre sérieusement à une activité physique plus régulière (vive les cours de gym avec belle-maman :-D), il n’y aura donc que « l’extérieur » qui va changer, mais j’ai franchement hâte!

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Vers une nouvelle étape?

*Merci à toutes pour vos adorables petits mots, vos croisages et votre courage, tout ça m’a été grandement bénéfique vendredi dernier!*

Lors de mon dernier article, je vous disais être stressée que le médecin n’accepte pas de m’opérer. J’avais même préparé un speech sur le décès de mon papa, le déclic, la peur pour ma santé, ma motivation à reprendre un mode de vie sain et équilibré après l’opération, et tout et tout…

Finalement, cela ne m’aura servi à rien, puisqu’un seul coup d’œil à ma dernière PDS aura suffit à convaincre le médecin.

Petit retour sur le déroulé du rdv:

Arrivée avec 1h de retard (j’ai un gros soucis avec les agendas sur smartphone), je suis d’abord passée (relativement rapidement d’ailleurs, comme quoi, c’est parfois pas plus mal d’arriver en retard) chez l’assistante du médecin qui a parcouru un questionnaire avec moi – poids, taille, IMC, problèmes liés à l’obésité.
J’ai ensuite été amenée dans un autre bureau, où une autre assistante a pris ma tension et m’a demandé d’attendre le médecin.
Il est arrivé quelques minutes plus tard, telle une véritable tornade grisonnante!
Bien sympathique au demeurant, m’appelant directement « ma chérie », il est quelqu’un qu’on pourrait assurément qualifier de « cash ». Mon poids à proprement parler ne l’inquiète pas. Par contre, mes valeurs de triglycérides l’ont carrément affolé! En effet, je suis bien au-delà des normes et il n’a apparemment jamais vu de taux aussi élevé.
Du coup, il m’a carrément poussé à réaliser un by-pass. Intervention qui va court-circuiter la majeure partie de l’estomac en ne gardant qu’une petite poche gastrique (balle de ping-pong) et qui est donc particulièrement indiquée dans mon cas puisqu’elle va empêcher l’absorption massive des sucres et graisses (particulièrement problématique pour les diabétiques).

Pour lui, remboursement ou pas, il faut que j’y réfléchisse très sérieusement car il y va de ma santé. Sauf que…
Sauf qu’il n’a pas trop voulu s’éterniser sur l’aspect financier de l’intervention, qui n’est pourtant pas négligeable du tout puisqu’il faut compter près de 6.000€ sans intervention de la mutuelle!
D’après lui, ma glycémie pourrait à elle seule être une condition de remboursement, sauf qu’avec mon Actos (dérivé du Glucophage), elle est totalement dans les normes (105 pour 120 max à jeun). Du coup, il m’a quand-même demandé d’effectuer un test dans une clinique du sommeil pour voir si je fais des apnées. Ce test déterminera si l’intervention sera remboursée par ma mutuelle ou non.

Le rendez-vous s’est donc très, très bien déroulé, au-delà de mes espérances même, mais je dois bien avouer avoir été quelque peu perturbée en sortant…
J’ai été un peu sonnée par le fait qu’il me pousse lourdement à faire cette opération et j’ai même pensé un moment qu’il avait besoin de ces 6.000€ pour refaire ses chiottes ou comme argent de poche pour son prochain voyage aux Bahamas…
Pilou m’a rassurée en me disant qu’il n’avait probablement pas besoin de ça pour vivre puisqu’il pratiquait énormément d’opérations similaires tout au long de l’année. Et que tous les excellents médecins étaient toujours un peu perchés ou bizarres.
Ce w-e, j’ai donc surfé sur quelques forums à la recherches d’informations, mais surtout d’avis de patients qui auraient été opérés par Dr. Tornade et quelle ne fût pas ma surprise de découvrir que 90% d’entre eux étaient tout simplement aux anges après leur opération. Dans les commentaires qui revenaient le plus souvent, on pouvait lire : « médecin très humain, qui se préoccupe réellement de ses patients », « très compétant », « mondialement reconnu »,…
Bref, énormément de positif et d’éloges le concernant. Beaucoup de positif en ce qui concerne l’opération même, les suites qui s’avèrent assez faciles à gérer et sans trop de problèmes post-op.

Tout ceci m’a donc conforté dans mon idée de poursuivre avec lui, de retourner le voir pour prendre la décision définitive : si ma mutuelle intervient dans le remboursement alors je fonce, si pas, tant pis, je devrai trouver une autre solution.
Ce n’est donc pas encore tout à fait dans la poche, la prochaine étape est le test du sommeil prévu le 19 avril prochain et nouveau rdv chez Dr. Tornade le 19 mai. Si tous les feux sont au vert à ce moment-là, l’intervention sera probablement prévue pour septembre/octobre.

Encore un bout de chemin à parcourir avant tout cela mais la motivation y est plus que jamais !

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Pensées du Jour (rdv Pr. DS J-28)

Qu’est-ce que je suis pressée de revoir Pr. DS!

J’espère qu’elle nous donnera le go pour cette FIV, ICSI de préférence. Même si je n’ai pas perdu les 20kg qu’elle demandait, j’en ai quand même déjà perdu un quart…

Je me demande ce que ça va donner au niveau protocole… ils ne me connaissent pas encore, je risque une belle hyperstim. Ça serait ballot de faire une hyperstim quand même.

Peut-être qu’on n’aurait pas du changer de centre. Ils nous connaissent bien à Bruxelles et leur protocole a peut-être encore évolué et donne de meilleurs résultats.

En même temps, sans Pr. DS, il n’y aurait pas eu d’hystéroscopie, sans hystéro, pas de détection des polypes, pas de résection et pas de RIF test non plus, faut que je lui fasse confiance!

Je me demande d’ailleurs quels sont les résultats de ce fameux RIF test… j’espère qu’elle ne va pas nous annoncer une mauvaise nouvelle, je ne sais pas comment gérer une mauvaise nouvelle là tout de suite…

Et si on n’arrivait jamais à avoir d’enfant? Qu’est-ce qu’on va faire? S’acheter des bagnoles de luxe, ou une résidence secondaire quelque part où il fait beau? J’entends déjà les mauvaises langues s’apitoyer sur notre sort tiens.

Faudra que Pilou se décide une bonne fois pour toutes pour l’adoption, parce que bon, j’ai pas envie de commencer ce genre de démarches à 40 ans, moi.

Avec son travail, je peux même pas lui en vouloir le pauvre, il est tellement surmené…

Si jamais le RIF test est problématique, ou que Pr. DS ne veut pas faire de FIV, je supplierai Pilou pour assister à la prochaine séance d’information chez Thérèse Wante, et qui sait, il sera peut-être ok pour entamer les démarches finalement? Après tout, il aura 40 ans dans 2 ans, lui.

S’il ne veut pas, il sera bien obligé d’accepter qu’on adopte un chien. Un bébé labrador au lieu du bébé humain. Oui, au moins un bébé de quelque chose.

Mais bon, si ça se trouve, ces saletés de polypes étaient juste dans le chemin et maintenant qu’ils sont partis, on va avoir une belle accroche!

Pourvu que ça soit une fille…

Je crois que Fidji ça irait bien à un labrador chocolat.

Tom c’est bien aussi.

Nouvelle synergie

J’ai hésité sur le choix du mot, mais il me semble finalement assez à-propos:

La synergie est un type de phénomène par lequel plusieurs facteurs agissant en commun ensemble créent un effet global ; un effet synergique distinct de tout ce qui aurait pu se produire s’ils avaient opéré isolément, que ce soit chacun de son côté ou tous réunis mais œuvrant indépendamment.

Dixit mon ami Wiki

Effectivement, plusieurs facteurs, bien que n’ayant pas réellement agit en même temps, ont pourtant créé un effet global, moteur d’un changement que j’espère positif et de longue durée.

  • Le premier facteur identifié est bien entendu le rendez-vous avec la Pr. DS. Elle m’a remotivée avec son plan d’attaque et son positivisme. Peut-être que le chemin sera moins long, ou pas, mais l’important, c’est qu’on soit prêts, Pilou et moi, à se remettre en marche, main dans la main.

 

  • Le second facteur, c’est indéniablement ce nouveau souffle que j’ai retrouvé dans ma relation avec Pilou. Il est plus détendu du slip depuis quelques semaines, il a pris du recul par rapport à son boulot et a pris conscience que les OPK n’étaient pas juste un problème d’infertilité, mais que ça me pourri la vie au quotidien (fatigue, épisodes dépressifs, poids,…). Il m’aide un peu plus à la maison (avant, il était très branché « Moi Tarzan, Moi faire le jardin – Toi Jane, Toi faire le ménage, la vaisselle, la lessive, le repassage, la cuisine, etc.) Il a d’ailleurs récemment repassé une manne de linge bien remplie! Et il continue sur sa lancée bricolage à la maison et a peint notre chambre en vue de la livraison de notre nouveau lit. Il parle même de peindre la chambre d’amis. Soufflée, je suis, Amoureuse, encore plus ❤

 

  • Le troisième est en partie la réalisation d’un de mes rêves. Depuis mes 25 ans, je veux faire un vol en parapente et c’est à présent chose faite. On ne peut pas dire que c’était l’éclate totale, j’ai morflé, enfin, surtout mon estomac, tout au long du vol tellement que j’ai tout dégueulé à l’atterrissage. Mais le principal, c’est que mon Pilou était fier de moi, et surtout que j’étais super fière de moi aussi! Un élément de plus à rayer de ma Bucket List (faudrait que je la publie un de ces jours tiens).

 

  • Le quatrième facteur est indéniablement le rdv d’hier chez la diététicienne. J’ai eu un bol monstre sur ce coup-là. Ne sachant pas trop quoi faire, j’ai fait une recherche dans Gogole « diététicienne tournai » et je suis tombée sur plusieurs sites. L’un d’entre eux a attiré mon attention car la diététicienne qui en était l’auteur parlait « d’anti-régime » particulièrement indiqué pour les personnes ayant déjà suivi plusieurs régimes, avec un effet yoyo comme résultat. Comme c’était notre cas à Pilou et moi, je me suis dit que ça semblait particulièrement adapté à notre situation. Nous voilà donc dans son bureau hier soir, à faire ensemble l’analyse de notre prise de poids, chacun à notre tour, chacun avec nos raisons. Sa vision des choses est surprenante. Elle n’impose aucun régime (d’où « l’anti-régime » mentionné sur son site), au contraire, elle estime que les frustrations liées aux régimes sont justement à l’origine de cet effet yoyo et que tant qu’on s’impose des restrictions, le gain de poids est inévitable. Le but de la manœuvre est donc de retrouver les sensations de faim mais surtout de satiété car c’est parce que l’on mange trop que l’on grossit! Nous sommes donc ressortis de là sans aucun plan alimentaire, sans aucune instruction de pesage ou de comptage mais avec des fiches à compléter afin de tenir un journal de bord alimentaire. Depuis ce matin, je note donc tout ce que je mange, à quelle heure et surtout dans quel état émotionnel je me trouve lorsque je mange. J’imagine que ça nous aidera à déterminer quel type de « mangeuse » je suis, et les mécanismes à mettre en place pour manger moins et réussir à me stabiliser à mon poids non pas idéal mais plutôt mon poids « organique ». Elle ne garantit donc pas un nombre minimal de kilos perdus, ni de passer à une dizaine inférieure car c’est mon corps qui va décider seul à quel poids il se sent bien. C’est une méthode qui peut paraître curieuse, mais j’adhère totalement (je fais clairement un blocage sur le côté restrictif des régimes ordinaires). Pilou a eu plus de mal à accrocher car il est très cartésien et a besoin d’un plan à suivre pour ne pas tomber dans l’excès mais la diététicienne lui a fait comprendre qu’il avait un schéma d’obésité hyperplasique (en mangeant, les cellules graisseuses se multiplient, en faisant régime elles réduisent juste en taille, mais en remangeant normalement, les cellules regrossissent et continuent à se multiplier) et qu’il reprendrait d’office du poids après un régime normal. Alors nous voilà partis pour quelques mois voire années de réapprentissage, et pour une fois, ça ne me fait pas peur! Sans avoir l’intention de faire de mon blog un blog sur mon nouvel anti-régime, je ferai des updates après mes rdv avec la diététicienne.

 

Voilà ce qui explique donc également le changement de style du blog.
Il me semblait opportun de l’adapter à cette nouvelle synergie qui semble se dessiner dans ma vie ces dernières semaines, j’espère continuer sur cette voie et trouver l’apaisement, et, je l’espère très fort, la conclusion heureuse du bébé si fort espéré, mille fois imaginé et immensément désiré.

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Brèves de couloir – pas si brèves que ça

Après un peu plus de 2 semaines après ma demande initiale, j’ai enfin récupéré la copie de mon dossier. Pas bien glorieux, j’en aurai même versé une petite larme. Toute petite, une larmichette quoi…

En gros ça donne :

  • 4 ponctions, 91 ovocytes ponctionnés, 60 arrivés à maturation, 38 fécondés, 28 développés (dont 22 J3 (9 biens, 3 passables, 10 moches) et 3 J5 (1 moyen, 2 moches)).
  • des résultats d’analyses sanguines bien plus remarquables qu’une pancarte « OPK » écrit en lettres capitales, et en gras, souligné et en rouge…
  • et pour finir, chaque compte rendu ponctué d’une simple, mais bien assassine conclusion : suite à cette tentative, la patiente n’est pas enceinte. Juste au cas où cela n’aurait pas été bien clair…

Dans mon malheur, j’ai eu la surprise de découvrir dans ma boîte aux lettres, 2 jours plus tard, la copie du dossier de Pilou. Dossier qui ne fait que 3 pages (contre plus de 50 pour le mien) et que nous n’aurions jamais dû recevoir parce que « si nous souhaitions obtenir la copie du dossier de Mr. Pilou », il eut fallût envoyer une copie de sa carte d’identité, chose que nous n’avons pas faite, puisqu’il n’est, à l’heure actuelle, pas encore question de reprendre les traitements…
Toujours est-il qu’avec le St-Grââl enfin en ma possession, j’ai pu prendre rdv avec la Pr. DS. Enfin, quand je dis prendre rdv, je veux surtout dire que j’ai appelé, que la secrétaire m’a envoyé chier bouler… m’a demandé d’envoyer un mail, auquel je devais, soi-disant, avoir une réponse dans les 48h.
76h plus tard, sans aucun signe de vie de la part du secrétariat, j’envoie un rappel aimable qui sera, lui, pris en considération assez rapidement. Trop rapidement peut-être puisque les tartes secrétaires gens en charge de l’agenda se sont senti une âme de bons samaritains en me proposant un rdv chez l’andrologue pour Pilou, suivi du rdv chez Pr. DS pour moi. J’ai pourtant bien expliqué que j’allais pour un suivi « polykystique » et non pour une FIV!
Alors peut-être que c’est moi qui pousse bobonne et qui devrai m’estimer heureuse que, pour une fois, le corps médical anticipe les choses; ou peut-être que ça n’est jamais que l’histoire qui se répète et que ce même corps médical s’en cogne bien de ce que peuvent demander les patients puisqu’au final, ils n’est feront jamais qu’à leur tête…

Bref, les bidons s’étant finalement arrangés, j’ai rdv avec la Pr. DS le 25 août prochain. Il ne me reste plus qu’à me tempérer et arrêter d’espérer qu’une solution miracle me soit proposée lors de celui-ci, histoire de ne pas ressortir de là en pleurs comme cela a été le cas à la fin de mon rdv avec GynécoLove…


Chouette petit détour par la pharmacie pour récupérer de l’ibuprofène pour la rage de dent de Pilou qui sévit depuis quelques jours… 4 personnes devant moi, dont 1 femme enceinte et une autre avec un petit bout de moins d’1 an. Le pharmacien prend son temps pour servir tout ce petit monde, je commence à péter un câble car mon pauvre Pilou était en train de souffrir le martyr dans la voiture. La femme enceinte tend son ordonnance au pharmacien, il va lui chercher tout ce qu’il lui faut et elle réclame car son petit garçon d’1 an 1/2 a l’habitude de prendre un des médocs sous forme de sirop et qu’il a le malheur de lui refiler un sachet à diluer dans l’eau, vous comprenez, ce n’est PAS DU TOUT pareil, un truc qui se boit et… un autre truc qui se boit… J’enrage et me retiens de lui envoyer mon poing dans sa figure, une réplique assassine bref, je me retiens quoi. La seconde meuf tend son ordonnance à son tour, et là, ça se barre en sucette; il est 19h35, je vois Pilou me faire des gestes désespérés dans la voiture mais je tiens bon, et la, le pharmacien sort un inhalateur! Il demande à la mère si elle sait l’utiliser, elle répond bien évidemment non et voilà qu’il lui fait la démonstration en live!!! J’étais à 2 doigts de lui faire bouffer son inhalateur quand le môme perd sa pantoufle, alors traitez-moi de sans cœur ou ce que vous voulez mais je n’ai pas bougé d’un iota, je l’ai regardé ramasser sa (moche en plus) pantoufle. Petit clin d’oeil à PPMB : #ColdBitch #Tuverrasquandtuaurasunmioche


Titi était à la maison ce w-e. Je crois que ça va devenir une tradition qu’il vienne passer quelques jours à la maison pendant ces congés car je ne le vois pratiquement jamais (il habite loin de chez nous). C’était toujours aussi chouette que l’année passée, même si entre temps il a encore grandit, qu’il est devenu un vrai ado en puissance et qu’on doit le recadrer beaucoup plus régulièrement. Mon cœur de tata a fondu quand il m’a dit « tu veux pas te sécher les cheveux? Et les lisser aussi, comme ça on gagne du temps » (avant que je ne le reconduise pour la suite de son séjour chez sa Granny, ma maman quoi – NDLR) (faut savoir que j’ai les cheveux bouclés et que je ne les sèche jamais au sèche-cheveux sous peine de me transformer en une version cheap et beaucoup moins glam que Tina… et que je ne les lisse jamais moi-même non plus, pas envie de me faire une tendinite). Bon, je me doute que ça devait aussi avoir un rapport avec la mise à jour de la PS de Pilou mais quand même, c’était mimi quoi ❤ Heureusement, il revient nous voir au mois d’août et on se refera une journée au Parc Astérix, j’ai déjà hâte!!!


Lors de notre annuel BBQ pour l’annif du meilleur ami de Pilou, je me retrouve à parler avec la femme d’un de ses collègues et la femme de son cousin. Deux garçons et une fille respectivement, on parle de tout et de rien, puis forcément on en vient au sujet favoris des mamans : leurs rejetons. J’ai quand même tenu un bon 30 minutes avant de commencer à réfléchir à une échappatoire et alors que mon plan d’évacuation prenait forme, la femme du cousin lâche qu’elle a eu sa fille grâce à des inséminations. Je lui pose 2-3 questions pour lui faire comprendre que je fais partie du club et l’air de rien, la 2e maman répond du tac au tac à l’une de mes questions. Voilà comment on passe d’un scénario catastrophe à une réunion d’un club d’initiées en quelques secondes…


Et la dernière pour la route, parce que je suis quand même fière de moi : je me suis ENFIN inscrite à un cours de claquettes pour l’année scolaire prochaine, avec passage en mode VIP au niveau le plus élevé (comme quoi, les 15 années de cours m’auront quand même servi à quelque chose^^)! J’ai hâte, et un peu stressée, j’espère que j’arriverai à suivre le niveau!


Merci d’avoir lu mon roman fleuve jusqu’au bout, et pour la peine, je te fais de gros, d’énormes bisous!

Bon courage à toutes celles et ceux qui attendent, que ça soit la prochaine écho, un résultat de pds ou d’examen, un rdv ou la reprise des hostilités. Je pense fort à vous toutes et tous ❤

Le radar fonctionne toujours

Lors d’une chouette petite soirée en famille, à la bonne franquette pour l’anniversaire et le départ à la retraite du copain de ma tante, mon radar PB a donné l’alerte.

Il se trouve que ma cousine et son mari tout neuf (le mariage que j’évoquais ici) étaient également présents à cette petite sauterie. Je n’ai que très peu discuté avec elle tant les échanges fusaient de toutes parts, mais lors d’une petite allusion lancée au détour de la conversation, j’ai appris qu’elle n’avait plus de voiture. Elle m’a dit qu’elle avait du la rendre puisque c’était une voiture de société, et qu’elle avait quitté son job. Quand je lui ai demandé si elle avait trouvé un autre poste, elle m’a juste répondu « non, je vais d’abord un peu en profiter » avec le grand sourire de celle qui cache un petit secret – 1er coup de sonnette.

Quelques temps après, je me retrouve dans la cuisine de ma tante, avec mon cousin. On discute de la nouvelle société qu’il vient de créer, me parle de sa perte de poids assez bluffante, ma tante nous rejoins alors qu’il commence à m’expliquer qu’il s’est mis à l’auto-hypnose pour gérer son alimentation et conserver un poids stable. Ma tante nous explique alors avoir recouru à la relaxation étant enceinte et que ça lui avait fait un bien fou, et que d’ailleurs, elle en avait parlé récemment à sa fille, ma cousine donc – 2e coup de sonnette.

Toujours en discussion avec mon cousin mais dans le salon avec tout le monde cette fois, il dit qu’il souhaite organiser une pendaison de crémaillère pour les nouveaux locaux que sa société occupe. Ma cousine lui répond que c’est une super idée et lui demande quand il compte l’organiser. Il lui dit probablement en avril et elle réplique immédiatement qu’avril c’est vraiment très rapide et que les agendas sont déjà bien remplis, pour ensuite glisser un « fais ça en mai, en plus moi, ça m’arrangerait mieux » (j’imagine qu’ils veulent attendre les 3 mois pour l’annonce) – 3e coup de sonnette.

Alors voilà, je suis peut-être devenue parano car quand j’en ai parlé à ma maman et à Pilou, ils étaient plus que septiques face aux arguments que j’avançais, mais le top large qu’elle portait, elle qui est toujours si fière de sa ligne et qui ne se prive pas de porter des hauts cintrés, et les petites verrines apéro amenées spécialement pour elle (car elle ne mange presque aucun aliment « normal ») ont fini de me convaincre.

Je sais pas ce que t’en penses, mais si je me trompe, je crois que ça ne sera que de quelques semaines ou mois!

2016 – Pas de bilan – à la bourre

Voilà un titre qui a le mérite d’être clair!

Je ne souhaite pas faire de bilan de cette fichue année 2015 car elle a été tellement mouvementée et difficile à tous points de vue, que j’ai envie qu’elle s’estompe le plus rapidement possible de mes souvenirs…
Bien sûr, il y a quand même eu 2-3 trucs positifs, du style mon CDI en septembre, et le renouement d’une belle et forte amitié mais j’ai beau chercher, le positif s’arrête là.

Voilà donc 2016 et pour l’instant, j’avance à tatillons. Je suis encore à la bourre pour tout… aussi bien professionnellement que personnellement parlant (si mes copines de l’envolée me lisent, n’ayez crainte, je m’attèle à la tâche dès lundi prochain – normalement).

J’espère une année 2016 plus calme et surtout ponctuée d’évènements heureux (et si la chance nous souriait vraiment, un heureux évènement ne serait pas de refus non plus!! – Coucou Mme. La Chance, on est lààààààà, dites « cheese »).
J’espère une année 2016 qui nous verra nous épanouir et retrouver une sérénité de couple qui n’est plus très loin, je le sens.
J’espère une année 2016 de retour aux sources, à nos valeurs, que l’on puisse profiter de chaque jour qui passe et qu’on n’attende plus vendredi, les vacances ou les fêtes pour nous réjouir.
Jusqu’à présent, mes espoirs ne sont pas encore tout à fait au point, mais j’y travaille!

PMesquement parlant, la situation reste inchangée. Pas de retour en PMA prévu à court ou moyen terme. Depuis cette fameuse « discussion » avec Pilou, c’est comme si mon cerveau avait switché sur off.
J’en suis arrivée à un point où je me dis très souvent « finalement, ce n’est pas plus mal qu’on n’ait pas d’enfant(s) ». Par exemple, pour la St-Nicolas (le 6 décembre), tous nos amis ont été envahis de jouets, idem pour la Noël et je me suis dit « ce n’est pas plus mal qu’on n’ait pas d’enfant(s) car il(s) aurai(en)t vraiment été pourri(s) gâté(s) ». Ou pour la galette des rois d’hier « ce n’est pas plus mal qu’on n’ait pas d’enfant(s) car ça m’aurait vraiment fait chier de devoir refiler la fève et la couronne à un mioche après 30 ans de règne incontesté » (sauf que, depuis hier soir, c’est Pilou le roi. Ma vengeance sera terrible).
Évidemment, il y a toujours une petite partie de mon cerveau qui me fiche un coup de coude quand ça parle grossesse, accouchement, et bébé, et j’ai toujours du mal à accepter de mettre un pied dans une maternité ou me réjouir de participer bientôt à une Baby Shower (d’ailleurs, c’est quoi cette arnaque de Baby Shower? Ça sert à quoi sérieux? Ils trouvent qu’on fait pas déjà assez de cadeaux à ces petites boules puantes boules d’amour? Ou les mamans sont jalouses car elles ne reçoivent rien à la naissance et du coup, elles ont décrétés qu’elles aussi avaient droit à des cadeaux? Ou alors elles anticipent les effluves de vomi et de caca qui les suivront partout et elles organisent une Baby Shower pour faire le plein de gels douche parfumés à la rose ou à l’amande douce afin de masquer les odeurs tenaces?).

Malgré tout ça, Pilou m’envoie des petits signaux de temps à autre, principalement concernant l’adoption. Il fêtera ses 37 ans cette année, et je crois que ça commence à peser un peu, il me dit donc assez régulièrement « on va lancer les démarches pour l’adoption cette année ». J’en suis heureuse, mais chat échaudé craint l’eau froide, donc je me contente d’un laconique « oui, d’accord », en espérant secrètement au fond de moi qu’il me demande un jour de prendre rendez-vous et de préparer notre dossier…

Bref, 2016 démarre gentiment, j’ai 5 ans d’attente à rattraper, alors, commençons dès à présent!

Tous mes souhaits de plein bonheur vous accompagnent en ce début d’année, et tout au long de celle-ci, et je rajouterai quelques croisages et beaucoup de gros bisous 😉