Vendredi 31 mars

**Petit aparté pour vous dire merci pour vos messages suite à mon dernier article. Nous remontons la pente doucement, même si ce n’est pas tous les jours faciles. Et j’ai donc décidé de continuer à écrire ici, car cette opération fait effectivement partie de mon (notre) parcours du combattant pour avoir notre bébé. Fin de l’aparté.**

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours souffert de problèmes de poids. Enfin, surtout lorsque j’ai commencé l’école primaire, car avant cela, même si je ne m’en rappelle plus distinctement, j’ai l’air d’être plutôt dans la moyenne sur les photos.

Un changement d’environnement (école, ville, maison,…) vers 8 ans pourrait-il être à l’origine de ces problèmes? Je ne peux le jurer… Toujours est-il que dès mes premières visites médicales scolaires, le médecin inscrivait pratiquement systématiquement « poids à surveiller ». Ce poids a été le complexe qui m’a accompagné durant toute ma pré-adolescence, toute mon adolescence, et qui m’accompagne encore aujourd’hui.

Pour mettre des chiffres et rendre plus concret ce complexe, j’ai atteint assez vite les 50kg en début d’adolescence, pour finir par osciller entre les 65-70kg vers mes 16-17 ans. J’étais alors en couple et assumais plutôt bien mes formes. Rien de dramatique me direz-vous, même si à l’époque, ma meilleure amie pesait dans les 50kg. Mon image, sans m’obséder complètement, me revoyait déjà une sorte « d’anormalité ». Lorsque j’ai quitté le garçon avec lequel je sortais trois ans plus tard, je suis « retombée » à 63kg (ce chiffre m’a marqué, car je retrouvais un poids « acceptable »). Je pesais 68kg quand j’ai rencontré Pilou en 2005.

Les années aidant (sans parler des traitements PMesques), c’est plus de 30kg qui se sont insidieusement invités sur ma balance. J’ai eu plusieurs « prises de conscience » pendant ces années, durant lesquelles j’ai réussi à perdre quelques kilos… Appelez-moi la Reine des régimes (sans vouloir faire de l’ombre à la Reine de la PMA bien sûr!) : hyperprotéiné (-8kg), Indice Glycémique (devant être particulièrement adapté à ma résistance à l’insuline, symptôme reconnu du sopk, -2 ou -3kg), WW (-10kg), diététicienne consultée récemment (-5kg, puis +1,5kg donc -3,5kg au total).
Tout ça en reprenant le poids perdu quelques semaines/mois plus tard, pour finir par atteindre mon poids record de 103kg lors de la première consultation chez la diététicienne en septembre 2016.
J’ai perdu 2kg en 3 semaines en suivant sa méthode « manger en fonction de sa faim » (qui s’apparente à la méthode Zermati si j’ai bien suivi). J’ai continué à perdre petit à petit pour atteindre les 98kg lors de ma dernière séance avant les fêtes. En janvier, je me doutais de la cata, puisque j’avais zappé mon médicament « Metformine » et que j’avais eu des fringales énormes. Résultat sur la balance : retour à 101kg.

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Avec les évènements récents et le chamboulement émotionnel, je suis descendue à 97kg. Soit encore et toujours 30kg de trop pour que mon IMC soit dans la norme, c-a-d à 25, comme me l’a si bien fait remarquer Pr. DS lors de notre dernier rdv.

Cette prise de poids lente et insidieuse et l’incapacité d’en perdre malgré tous mes efforts m’ont fortement atteint dans mon estime et ma confiance en moi. Malgré l’explication sopk (perte de poids rendue plus difficile que pour une personne « lambda »); je vis ce poids comme un échec constant dans ma vie. Je sais que mon poids ne me défini pas, mais il commence à me faire redouter de ne plus pouvoir vivre « normalement », comme par exemple m’empêcher de réaliser le saut en parapente l’été dernier. J’ai stressé de savoir si je pourrai ou non le faire, que j’en suis même venue à mentir de quelques kilos pour être sûre de pouvoir vivre ce moment unique… La goutte d’eau a bien entendu été la dégradation rapide de l’état de santé de mon papa, atteint de diabète de type 2, que je risque de développer également à cause du sopk évidemment. Le voir ainsi relié à un semblant de vie par toute une série de machines m’a terrorisé et le regard de Pilou lorsqu’il m’a dit qu’il ne supporterait pas de me voir comme ça ont été les éléments qui ont clairement fait sonner l’alarme dans ma petite tête. Ça en plus du coup de massue asséné par Pr. DS concernant la qualité de mes ovocytes forcément.

Voilà donc ce qui m’a décidé à prendre rdv chez un chirurgien spécialisé (et très réputé en Belgique) en chirurgie bariatrique. D’après son site Internet, je peux envisager  une chirurgie remboursée par ma mutuelle, grâce à mon IMC de 35,5 et à mes antécédents de diabète (vu que je suis déjà sous Metformine). J’aimerai me/le diriger vers une plicature de l’estomac, c-a-d qu’il replierai « simplement » une partie de mon estomac, sans ablation, ni autre by-pass. Je travaille dans le secteur des transports, et plusieurs chauffeurs m’ont déjà parlé de cette intervention, qu’ils ont eux-mêmes subie et qui les a littéralement transformés et leur a redonné vie.
Attention, je ne me fais pas d’illusions en me disant qu’après l’opération, ça sera cui-cui les ptits oiseaux et que je perdrai mes 30kg en un claquement de doigts hein… je ne suis pas (encore) complètement débile ou stupide, je sais que je vais devoir être suivie très régulièrement, prendre des compléments vitaminiques, repenser radicalement mon plan alimentaire, et reprendre une activité physique sérieusement, mais je sais pourquoi je veux faire tout ça. J’espère juste que le médecin ne va pas me renvoyer chez moi sans autre forme de procès, ou que je ne serai pas arrêtée dans mon élan par un bilan psy insatisfaisant…

Petite problématique à ne pas perdre de vue cependant, vu que j’ai quand même perdu quelques kilos suite au décès de mon papa, j’espère ne pas en avoir perdu de trop et ne pas être passée en deçà d’un IMC de 35! Un vrai comble quand on y pense!

Verdict demain, rendez-vous à 11h45…

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1,2,3… vous connaissez la suite

Oui, bon, je suis relativement bien beaucoup à la bourre, mais j’ai rattrapé tout mon retard de lecture de mon fil WP et j’ai a-do-ré lire vos petites (ou parfois plus grosses) pouffiasseries*!!! Alors, puisque j’ai gentiment été taguée par la Jolie Choco et la Coquine Tidoum, je me suis dit que j’allais partager les miennes avec vous aussi!

Je vous préviens, je suis du style gentille petite fille sage, j’essaie le plus possible d’éviter les conflits, et je ne réplique pratiquement jamais à un commentaire déplaisant car « on répond aux imbéciles par le silence ». Cependant, il m’est quand même arrivé 2-3 bricoles qui ont fait ressortir mon côté obscur :

  • Je devais avoir 5-6 ans, et je faisais un stage de danse à la mer. J’attendais le spectacle de fin de stage avec une impatience folle car ça marquait le moment suprême où mes parents venaient me rechercher. Au moment de choisir notre costume pour ce fameux spectacle, une fille cherchait dans le même panier que moi et a eu le malheur d’attraper le costume que j’avais repéré. J’ai pété un câble et je lui ai fichu une torgnole qui m’a surprise moi-même. On s’est retrouvées face à face, le visage baigné de larmes toutes les deux, moi à m’excuser et elle à accepter mes excuses, le tout supervisé par nos monitrices et profs de danse. #SaleGamine #PourrieGâtée #FilleUnique
  • Ma grand-mère habitait à 80km de chez nous, on ne la voyait donc qu’une fois par semaine, le w-e principalement. N’ayant jamais réellement coupé le cordon, elle nous téléphonait pratiquement tous les autres jours de la semaine. Un jour, j’étais à fond dans mon émission préférée de l’époque (pour les belges, c’était Mégamix ^^), le téléphone sonne, ma maman me demande de répondre car elle était en train de cuisiner, c’était évidemment ma grand-mère. Sauf qu’au lieu de lui répondre « Bonjour Mémé, comment ça va? », je lui ai répondu « Désolée madame, vous vous êtes trompée de numéro ». Ma mère est arrivée dans le salon et m’a demandé qui c’était: « Ben, Mémé, évidemment » – Ma mère « Qu’est ce qu’elle voulait? » – Moi « J’en sais rien, je lui ai dit qu’elle avait fait un mauvais numéro ». Son regard m’aurait fusillé sur place, mais son sourire voulait clairement dire « bravo ma fille » 😀  #MégamixCestSacré #FichezMoiLaPaix
  • A 16 ans, j’ai rencontré un mec sur Internet. C’était vraiment pas sérieux du tout, je ne l’aimais pas, mais j’ai continué à flirter avec lui. Lui était tellement accroc qu’il est venu s’installer en Belgique pour moi. Après 6 mois de relation, j’en ai eu vraiment marre de lui et j’ai voulu le quitter. Ma mère, qui est très sensible aux causes perdues, a essayé de me raisonner pour que je lui laisse une 2e chance. J’en ai énormément voulu à ma mère de « m’obliger » à lui parler et à essayer d’arranger les choses, j’ai donc décidé de fuguer. Sauf que toutes mes copines habitaient dans la même ville que moi, et que je savais vraiment pas où aller. Alors je suis juste sortie promener mon chien, pendant 3 heures, et j’ai fini par rentrer car j’avais super froid et super faim… ça doit certainement être la fugue la plus courte du monde!

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J’aimerai à mon tour nominer Besoft, Clover et Fritje. Allez les filles, lâchez-vous, je suis super curieuse de connaître votre côté obscur !!! :-p

*D’après une idée originale de MadameOurse

 

Sinon, plus de news des suites hystéro et suivi diététicienne dans le prochain article!

1+3 gratuits

Me revoilà avec un utérus aussi rutilant qu’un sou neuf.

L’intervention s’est très bien déroulée, j’avoue avoir flippé quand je me suis allongée sur la table d’op à 8h du matin, à vérifier ce que les deux infirmières traficotaient autour de moi pendant que la gynéco référente m’expliquait ce qu’elle allait faire de son côté, j’ai eu envie de m’enfuir en courant un moment de doute. Mais quand le produit s’est répandu dans mon corps, il ne m’aura fallu que quelques secondes pour sombrer (vive le réveil à 5h du mat’).

Je me suis réveillée, presque comme une fleur à 9h30 (presque, parce que j’ai quand même eu une crise de larmes tout aussi soudaine qu’inexpliquée), et à 10h, je retrouvais mon Pilou dans ma chambre individuelle (merci l’assurance hospi à 30 boules par mois). L’anesthésiste a quand même géré grave puisque je ne l’ai pas rencontrée au préalable, et qu’elle a fait opérer sa science sur base d’un questionnaire sommaire, remis le matin même.

S’en est suivie l’attente la plus longue de l’histoire des consults post-op (comment ça j’exagère???), puisque je ne verrai la gynéco que 5h30 plus tard. M’enfin, ça valait le coup d’attendre puisqu’elle m’a annoncé qu’au lieu d’un polype, elle en avait en réalité retiré 4. Ah ben oui, quand même! Selon elle, rien de grave, elle les a quand même envoyé au labo pour analyses, les résultats seront envoyés ultérieurement.
Avant d’être envoyée au pays de Morphée, j’avais pensé à demander à la gynéco de vérifier mes trompes pendant l’intervention, et de fait, je suis juste mal foutue puisqu’elle a retrouvé les entrées, bien cachées, tout à l’arrière, dans le fin fond de mon anatomie, alléluia!

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En gros, RAS, elle a fait un brin de ménage dans mon dedans de moi, qui a l’air d’avoir ce qu’il faut où il faut, et m’a aussi dit que je pouvais arrêter la pilule, ce que je me suis fait une joie de faire dès ce w-e.

Peut-être était-ce un chouïa prématuré puisque depuis hier, les ragnoufs ont débarqués en fanfare, me faisant me plier en deux de douleur… j’avoue, je n’en mène pas large au boulot mais heureusement, la journée est calme et le nouvel intérimaire que j’ai un peu malmené tout à l’heure n’a pas eu l’air de m’en tenir rigueur…

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Vivement mon canapé et ma bouillotte ce soir quand même!

 

Un tout, tout, tout grand MERCI à vous toutes pour vos pensées, elles m’ont accompagné tout au long de l’intervention – Bisous bisous ❤

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Verdict : opération

Il y a 2 semaines, après avoir envoyé un gentil petit mail aux infirmières du service PMA du nouvel hôpital, j’ai enfin pu être fixée sur le sort de mon polype.

La gynéco-étudiante-de-dernière-année a pris 5 minutes de son précieux temps pour répondre à mon mail. Mon dossier était bien passé en staff, et Pr. DS a jugé nécessaire qu’on me retire ce polype indésirable.
La gynéco-étudiante-de-dernière-année ne voyait pas de trace de mes résultats de la prise de sang dans mon dossier (mais c’est pas grave hein, je kiffe tellement me lever à 6h30 pour aller me faire trouer la peau…), et ne savait toujours pas pourquoi mes trompes n’étaient pas visibles (question à 100 boules : est-ce possible que l’entrée de mes trompes n’était pas visible parce que l’examen n’a pas été fait dans la bonne période du cycle?). Du coup, la gynéco qui réalisera l’hystéro opératoire examinera à nouveau mes trompes durant la manipulation.
Je suis Joie et Bonheur puisque je n’ai pas eu la chance de rencontrer cette fameuse gynéco, j’imagine donc que ça doit être elle le fameux gynéco de référence qui ne s’est jamais pointé lors de mon hystéroscopie diagnostique.
Joie et Bonheur bis puisque je viens de découvrir que cette référente est mon aînée de 2 petites années (je sais, ça veut rien dire, mais zut quoi, pourquoi c’est moi qui doit me taper toutes les petites nouvelles?) (en plus, j’ai lu ses études sur les hystéroscopies opératoires, et ça fait flipper 3 patientes sur 84 opérées ont subi une perforation).
En attendant, la gynéco-étudiante-de-dernière-année m’a gentiment demandé de reprendre la pilule, ce qui est chose faite depuis le 07/10. Joie et Bonheur ter.

Je me prépare donc à passer sur le billard ce vendredi. Et cette fois-ci, j’ai demandé une AG, pas envie de les « sentir » farfouiller dans mon dedans de moi, prout.


Sinon, pour finir sur une note un peu plus positive, je suis retournée voir la diététicienne jeudi passé et… TADAAAAAM -1,5kg au compteur! Petite victoire certes, mais victoire quand même!!!

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L’hystéro, c’est rigolo

Hystéroscopie réalisée vendredi passé.

On arrive (parce que oui, mon Pilou d’amour m’accompagnait ❤ ) et on voit deux autres couples et une dame seule dans la salle d’attente. Chouette, ça commence bien.

1h plus tard, mon nom est appelé. On rentre dans la salle d’examen, et 3 jeunes dames se présentent à nous. Il s’avère qu’en fait, ce sont des étudiantes de dernière année de médecine qui gèrent les consultations et examens gynécos standards.
Je comprends alors ce que voulait dire la secrétaire médicale quand elle disait qu’il « ne faut pas s’inquiéter car si elles ont le moindre doute, elles n’hésiteront pas à appeler le gynécologue référent ».

Elles (oui, parce qu’elles font tout à trois…) m’indiquent le petit coin pour le déshabillage, et me demandent de m’installer sur la table ensuite. Elles m’expliquent comment l’examen va se dérouler, me montrent le matos qu’elles vont utiliser, me disent de ne pas m’inquiéter car de l’eau est injectée en même temps que la progression de la caméra, blablabla,…
Les choses sérieuses commencent, je m’attendais à avoir mal au passage du col mais je n’ai rien senti finalement. Elles s’attardent un peu sur une image qui a l’air de les interpeller, l’une des trois demande où est le gynéco référent, une deuxième dégaine son téléphone et lui demande de passer. Je suis toujours sur la table, la caméra toujours au même endroit, j’ai l’impression qu’elles cherchent quelque chose, mais je ne parviens pas à comprendre quoi (elles murmurent et en plus parlent néerlandais, ce qui ne facilite pas la chose). Elles finissent par prendre plusieurs clichés et même une courte vidéo en attendant le gynécologue. Elles me font me redresser mais me demandent de patienter sur le bord du siège car le gynéco voudra peut-être me réexaminer (et là, je me félicite intérieurement d’avoir pensé à mettre une tunique et j’aime toujours d’amour la PMette qui a partagé son astuce!).

Finalement, je ne verrai jamais ce fameux gynéco référent. Elles me feront me rhabiller et m’expliqueront l’examen en quelques mots. Les clichés et la courte vidéo montrent en fait un joli polype. Rien de grave, mais qui pourrait éventuellement expliquer les échecs d’implantations (putain de bordel de merde!!! j’enrage d’avoir dû attendre autant pour découvrir ça!!!). Elles ne peuvent pas me dire tout de suite s’il faut l’enlever ou pas.
Et elles m’expliquent enfin que, ce qu’elles cherchaient sans la trouver était en fait l’entrée de mes trompes. Mais que ce n’était pas problématique pour une FIV. Sauf que Pr. DS m’avait quand même parlé de drilling… au début je trouvais que ce n’était pas spécialement une bonne idée, mais en y réfléchissant un peu, je me dis que ça serait une alternative plutôt pas mal dans le sens où ça me permettrait de continuer à suivre la méthode « anti-régime » de la diététicienne et de perdre peut-être quelques kilos supplémentaires tout en espérant que le drilling puisse avoir l’effet escompté… bref.
Revenons-en à mes trompes, ou plutôt à l’absence d’ouverture de mes trompes.
Étant elles-mêmes perplexes à ce sujet, elles n’ont rien pu me dire d’autre à part qu’elles passeraient mon dossier en staff (c’est bien la première fois que j’entends que mon dossier passe en staff tiens, ça m’a fait tout drôle…) mardi et qu’elles me recontacteraient d’ici la fin de la semaine pour me donner le compte rendu de l’examen.

Je ne sais pas si je dois me réjouir d’avoir un polype début d’explication à mes soucis, ou m’inquiéter de ne pas avoir vu mes trompes.
Je suis quelqu’un d’assez zen en général, je ne stresse pas vite mais je dois bien avouer qu’à l’heure actuelle, je suis très angoissée par rapport à cet examen annoncé comme banal de prime abord 😦 Surtout que depuis vendredi soir, j’ai quelques saignements qui se font franchement amplifiés pour devenir des pertes abondantes depuis hier…

Il ne me reste plus qu’à espérer avoir des nouvelles rapidement et que les saignements s’arrêtent.

 

L’hystéro, c’est vraiment trop rigolo…

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La BBshower

Ou comment s’auto-flageller d’avoir accepté une invitation pour un grand bal composé d’anecdotes pré et post-vêlage, de récits d’accouchements les plus rocambolesques les uns que les autres et de la liste interminable des marques et cicatrices laissées par le passage d’un truc qui ressemble à une pastèque de taille moyenne.

J’ai hésité, vraiment, avant d’accepter. C’est Pilou qui a fini de me convaincre en disant que ça ne servait pas à grand-chose d’éviter ce genre d’évènements, qu’ils feraient toujours partie de la vie et que je ne pouvais pas m’isoler de tout ces personnes qui les vivaient. J’ai donc accepté à contrecœur.

 

J’ai fait bonne figure durant l’organisation, et j’ai eu la chance de ne pas être beaucoup sollicitée, la maman de Miss Z (ma bff) a bien géré.

Le Jour-J a eu lieu hier. J’étais un peu hostile, je me suis raccrochée aux textos envoyés à Choco mais je connaissais bien les filles présentes, et malgré que la majorité soit maman déjà, nous avons discutaillé comme je l’aurai fait avec n’importe quelle copine de mon entourage.
Puis la future maman est arrivée, l’ambiance était sympa, jusqu’au premier jeu. Elle devait deviner les goûts des petits pots pour bébé. Et évidemment, elle a insisté pour qu’on les goûte toutes… C’est sorti tout seul, j’ai pas pu m’en empêcher, je lui ai répondu du tact au tact « c’est pas juste, déjà que j’ai pas de mioche, je dois me farcir leur petits pots dégueu en plus! ».
Petit blanc gênant…
Je me suis dépêchée d’enfourner la cuillère en bouche pour résister à la tentation d’en dire plus.

Puis au fur et à mesure que l’après-midi passait, je me suis rendu compte que malgré toutes les histoires échangées entre mamans, j’avais quand même des choses à dire, sur d’autres sujets certes, mais c’était agréable de voir qu’on pouvait apporter son expérience à d’autres qui ne vivent pas dans la même réalité. Je me suis même plutôt bien marrée avec une non-(encore)-maman, qui s’était installée à côté de moi par hasard, lorsqu’on a passé l’épreuve de la prédiction prénom/date d’accouchement/taille et poids.

Sur le trajet, je me suis dit que, finalement, même si j’ai vécu des moments difficiles à les entendre palabrer sur leurs petites merveilles, ça n’avait pas été aussi terrible que je ne l’imaginais.
Et je me suis aussi rendu compte de l’importance et surtout de la chance que j’ai d’arriver à ne pas m’isoler de tout ça, et de mon amie, comme mon Pilou me l’avait justement fait remarquer (<3).

Miss Z a pris de mes nouvelles ce matin, ça m’a fait super plaisir aussi, elle a même décrété que je serai Tatie Tinkie, ça m’a fait chaud au coeur!

Merci à toutes les mamans délicates et attentionnées qui nous soutiennent et qui font en sorte qu’on ne se sente pas trop mises à l’écart dans certaines situations!

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Rêver un peu

Voilà ce que j’ai dit à Pilou ce week-end :

« Je n’ai pas peur. Ils auront peut-être ma mort, mais ils n’auront jamais ma vie, et encore moins mes rêves. »

Et puis, j’ai lu mon horoscope de 2016, mois par mois (voilà, comme ça, c’est fait, je suis cramée. Oui, je lis mon horoscope tous les jours, bref.) et je me suis mise à rêver…

femme sagittaire

Je vous passe les premiers mois assez ternes et sans intérêts des natifs du Sagittaire du 2eme décan (oui, c’est important) pour en arriver directement à la partie qui a fait vagabonder mon esprit :

Septembre :
Le dernier carré entre saturne et Neptune qui pèse sur notre économie, notre moral et nos vies noircit le tableau d’une rentrée placée sous le signe des restrictions et d’une morosité générale qui pourrait finir par démotiver les troupes – Là, je sens bien la fin des vacances, et avec la fin des vacances, la reprise de la PMA, avec son lot de médocs qui font déprimer. L’éclaircie est pourtant pour bientôt et la fin de l’année amorce un virage. Alors ? Accrochez-vous au bastingage – Une éclaircie bientôt? Un virage? Hé bien oui, je vais m’accrocher et tenir bon, et continuer de croire que larouetourne va enfin tourner dans le bon sens.
2ème décan (3 décembre-12 décembre) :
Le carré Saturne/Neptune noircit votre tableau personnel. Un problème familial récurrent à régler, des sacrifices à faire qui vous plombe un peu le moral – Aaaah oui, nos chouettes disputes avec Pilou, et le sacrifice de mes week-ends au profit du ménage, en plein dans le mille Emile! Vous abordez la rentrée sous un ciel bas et devrez sans doute supporter quelques déceptions, désillusions qui ne vous aideront guère à sortir la tête de l’eau – Des taux tous pourris, un comptage folliculaire digne de Fukushima et un endomètre en berne comme je n’en avais jamais connus. Attendez la fin du mois qui s’annonce plus constructive pour refaire surface. Les 21 et surtout le 23, les affaires prennent et vous apercevez le bout du tunnel – Premier dosage bhcg positif le 21, et le deuxième qui confirme, 2 jours plus tard comme demandé dans mon centre… alors, c’est à ça qu’il ressemble, le bout du tunnel? En attendant, relativisez, dédramatisez et tâchez de boire le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide – En gros, je pro-fi-te.

Octobre :
Deux nouvelles lunes au programme d’un mois de passage entre la grisaille et l’éclaircie ? Veillez alors à suivre le mouvement (qui s’accélère) sans trop précipiter les choses – Le taux augmente bien comme il doit, tout s’accélère oui, mais je reste prudente #PMetteUnJourPMetteToujours.
2ème décan (3 décembre-12 décembre) :
Vous progressez lentement mais sûrement vers des objectifs qui vous tiennent à cœur (le 4) et sont susceptibles de sécuriser votre avenir – On est presque à du 4SA là si je ne me trompe pas. Moi, à 4SA… encore une étape de franchie. Ne tirez cependant pas trop sur la corde et évitez de demander trop le 7 et le 16 où vous pourriez essuyer un refus si vous dépassez les bornes – C’est le rush au boulot, je suis crevée. J’ai peur qu’il se soit passé quelque chose mais les urgences (le 7) et mon gynéco (le 16) me disent de ne pas m’inquiéter. Le 19, vous êtes bien déterminé à obtenir ce qui vous revient de droit (tout du moins d’après vous) mais seriez surtout bien inspiré de baisser d’un ton et d’attendre un peu… – Je fais du forcing pour une nouvelle pds ou écho mais je sais bien qu’il est trop tôt. Le 26, où votre charme fait des ravages et vous permet d’obtenir ce que vous convoitez sans forcer le passage – Le gynéco est de bonne humeur, il me propose l’écho, mon souffle s’arrête, et les larmes coulent au rythme du petit cœur.

Novembre :
Le ciel s’éclaircit pour tout le monde et vous voilà bien décidé à profiter de l’embellie. En novembre prenez toutefois le temps de récupérer des forces pour rebondir à partir du 21 sur le devant de la scène – Je suis claquée, je passe mes journées la tête dans la cuvette des chiottes mais ça a l’air de s’améliorer un peu…
2ème décan (3 décembre-12 décembre) :
Jusqu’au 11, prenez le temps de méditer, de tirer les enseignements du passé et peaufinez vos plans – La PMA est toujours là, tapie, mais j’ai envie de penser à la suite, aux annonces, à la déco de la chambre, aux vêtements, à parrain/marraine. Ensuite, vous aurez la possibilité (si vous évitez de pousser le bouchon trop loin le 15) d’ouvrir vos ailes et de réaliser certains projets qui vous tiennent à cœur – J’ai craqué, j’ai acheté un body, et un doudou. La seule réserve : ne pas oublier de servir le collectif dans la poursuite de vos objectifs personnels – Je continue d’alimenter mon blog avec des messages d’espoir, et surtout, je continue à bosser avec les copinautes belges pour Bamp Belgique.

Décembre :
Le ciel fut gris une bonne partie de l’année mais promet de faire des étincelles et vous permet de clore 2016 en beauté. Feu d’artifice à prévoir et réjouissances à partager sous la protection de la raison teintée, comme vous l’aimez… d’un grain de folie – Les réjouissances de fin d’année approchent, il est temps de penser aux annonces tellement espérées, je n’y crois toujours pas!
2ème décan (3 décembre-12 décembre) :
Tout s’accélère en cette fin d’année qui promet. Vous vous montrez persuasif le 2, prudent et avisé le 3 et chanceux (mais la chance, vous ne l’avez pas volée) le 9 – Tout va bien mon Pilou d’amour, je le sens (le 2). On approche des tant redoutées 12SA, mais ça ne veut rien dire (le 3). Alors voilà, ça y est, le premier trimestre est fait, et tout va bien (le 9)? C’est juste incroyable. Une fin d’année protégée par un sextile entre Jupiter et Saturne qui vous permet enfin d’ouvrir l’avenir en conscience et de tirer des plans réjouissants mais réalisables sur la comète. Il était temps – Alors c’est vrai? On touche notre rêve du bout des doigts… c’est dingue, presque irréel, et pourtant… on a choisit les meubles, Pilou s’attaque à la peinture et on a les mesures du coffre pour notre samedi en mode repérage de poussette. Plus de doutes, tu seras bientôt dans nos bras Petit Cœur…

Ça fait du bien de rêver, alors surtout, rêvez en grand et en couleurs, ne vous en privez pas! ❤

Puisqu’il faut bien continuer

Comme vous pouvez le constater, mon avion ne s’est pas crashé et personne n’a eu la brillante idée de me kidnapper pour me laisser pourrir sur une plage ensoleillée et bordée de cocotiers, de transats et de cocktails. Autant vous dire que je suis plutôt fâchée-fâchée.

Lisbonne était absolument magnifique, ne vous fiez pas à ces quelques photos prises par l’amateur que je suis. Il est évident que le soleil rend les gens aimables, voire même prolixes car, à chaque fois que nous croisions des francophones, nous entamions la discut’. C’était très sympa!
 Quelques bonnes tranches de rire comme à l’accoutumée, des histoires de cœur rocambolesques et un testage intensif de la gastronomie portugaise m’ont permis d’échapper, durant quelques heures, à la morosité ambiante.

Seulement voilà, il faut bien rentrer un jour, et depuis, je fonctionne en mode pilote automatique. J’ai discuté un peu avec Miss Z des détails de sa grossesse : c’est prévu pour quand? vous connaissez déjà le sexe? tu l’as déjà annoncé à qui? – bref, rien que de très banal histoire de montrer une once d’intérêt et de compassion (cfr. sa FC de l’année passée et la grossesse débutée à la même période). A la maison aussi, il a fallu recommencer à ranger, à faire le ménage, la cuisine, la lessive,… toutes ces petites choses qu’on s’attend à me voir faire. Alors je les fais, machinalement. Il n’y a qu’au boulot où je prends un peu de plaisir dans ce que je fais. C’est déjà ça me direz vous…

Je n’arrive plus à vivre « normalement », en me réjouissant des différents évènements à venir (sauf celui de ce w-e, avec ma Suissesse, à Paris pour le congrès sur la santé naturelle – of course!) (et non, je ne dis pas ça parce qu’elle me lit à présent 😉 ). J’ai l’impression de n’être plus qu’un corps, vidé de son esprit, qui ne ferait que répéter des gestes mémorisés; se lever, aller travailler, rentrer et faire à manger, aller dormir.

Je me suis dit que Mme. Feeling pourrait certainement m’aider à y voir plus clair, et me donner quelques astuces afin de me réincarner petit à petit, mais, manque de chance, signe du destin – ou fatalité, elle m’a envoyé un message la veille de notre rendez-vous pour m’avertir qu’elle était assez malade et avait du être hospitalisée…

Alors j’essaie par moi-même de me reprendre, de me donner quelques claques ou coups de pieds au derrière, au choix. Je me mets en condition pour ce chouette w-e qui m’attend, pour en profiter à 300%, revenir avec de super souvenirs et faire le plein d’énergie positive car je veux m’en sortir.

Je veux faire la pds qui me permettra d’entamer ce lutain de régime, je veux appeler le kiné sportif pour enfin aller me bouger le trouffion dans une salle de sport, je veux perdre ces lutain de kilos, je veux faire cette hystéro et je VEUX reprendre cette FIV dès que possible!!!

Désillusion et J1

Hier, c’était mon rdv « mise au point » avec GynécoLove. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça ne s’est pas vraiment passé comme je l’imaginais (faut vraiment que j’arrête de me faire des films…).

Il avait pratiquement 1h de retard, mais Pilou et moi, on était zen. Pilou a piloté comme un chef pour éviter les files engendrées par les travaux qui pullulent sur la route en ce moment. On est arrivés tranquilou-bilou et on a patienté patiemment dans la grande salle d’attente du 2e étage. Ça faisait drôle de se retrouver là après autant de temps… Autour de nous, 2 couples, 1 femme seule, GynécoLove arrive, appelle un couple. Encore 2 rdv avant nous, c’est pas grave, on est détendus du slaïp’ donc on se taquine, on check nos smartéléphones et finalement, notre tour arrive.

La partie "du fond" de la salle d'attente de mon centre, avec ses luminaires effet tamisés
La partie « du fond » de la salle d’attente de mon centre, avec ses luminaires effet tamisés

Il nous installe dans son bureau, et attaque direct. Moi qui pensais devoir rappeler les grandes lignes de notre dossier, évoquer les différentes questions que je me posais (ici), et discuter un peu pour obtenir les examens qui me semblaient nécessaires, hé bien, il ne m’a pratiquement pas laissé parler.
Il a commencé par nous faire un topo de nos traitements jusqu’ici. 4 ponctions (je pensais être à 6 déjà…), et 7 embryons. Dont 1 blastocyste, il avait l’air très fier en disant ça GynécoLove… Et puis, le couperet est tombé, on arrête les MIV’s. Si ça n’a rien donné avec 7 transferts, ça ne sert à rien de s’acharner. On doit passer en FIV. Et je dois perdre 20 kilos. Voilà, merci, au revoir, ça fera 175 boules (j’en sais rien en fait, je trouve juste que c’est un tarif raisonnable pour une annonce comme celle-là) (et la secrétaire m’avait prévenue qu’il y avait un supplément pour le rdv d’hier, je ne me souviens plus bien pourquoi). Il a quand même répondu à demi-mots à quelques unes de mes questions :

  • Qualité embryonnaire : on a eu un blasto, il trouvait ça formidable, j’ai supposé qu’ils n’avaient pas l’air de revenir de Tchernobyl donc j’ai pas insisté non plus
  • Qualité ovocytaire : j’ai zappé, c’est sur le chemin du retour que Pilou me l’a fait remarquer en disant qu’on n’avait pas parlé du don… c’est ballot
  • Qualité de la cavité utérine : je n’ai pas du discuter longtemps pour obtenir une hystéroscopie – j’imagine qu’en fonction des résultats, ils prévoiront des examens complémentaires. J’ai quand même réussi à placer le WINtest, et d’après GynécoLove, c’est automatique avec l’hystéroscopie/biopsie… je sais pas si c’est moi qui n’ai pas tout bien compris, ou si c’est lui qui avait du persil dans les oreilles à ce moment-là car je ne vois pas trop le rapport. Je ne m’en inquiète pas trop, au pire, je redemanderai au moment de l’hystéro.
  • Prise de Metformin : je n’ai pas du insister lourdement sur ce sujet non plus, il a convenu assez rapidement que je pouvais commencer la prise d’Actos, un substitut du Metformin – j’espère que les effets néfastes seront limités (quoiqu’en même temps, si je dois maigrir, passer mes journées aux chiottes pourrait aider).
  • Autres sujets : pas eu l’occasion de demander pour le MSOME, ni pour le caryotype (même si je crois qu’ils le font déjà), ni pour la défragmentation, ni les cellules NK (mais peut-être que ça sera vérifié avec la biopsie)

Ben voilà, on y est… Ça sera FIV ICSI pour nous (d’ailleurs, un gros bisous à nos canards préférés s’ils me lisent, je pense fort à vous)

Autant vous dire que j’étais juste dévastée à la sortie de ce rdv… Je sais qu’on est loin d’une fin du parcours apocalyptique, mais j’avais mon « confort » avec l’équipe de la MIV. Je n’aurai plus Carline au téléphone, Hélène ne me fera plus ma pds, et ça ne sera plus mon Ryry adoré qui me fera mes échos et mes ponctions… lui qui avait toujours un mot gentil pour nous, qui me reconnaissait même dans la salle d’attente blindée. J’ai fondu en larmes, et je n’ai plus pu m’arrêter pendant les 50 minutes de trajet qui nous ramenaient à la maison.

Pourtant, je devrais me réjouir, les résultats sont meilleurs en FIV qu’en MIV, mais j’ai peur. Peur de ne pas trouver d’écoute (d’ailleurs, quand on a parlé de planifier l’hystéroscopie, GynécoLove m’a juste dit que je devais rappeler le secrétariat au J1 1 mois avant notre retour en PMA, et quand j’ai dit que je n’aurai peut-être pas de J1 1 mois avant, il m’a vaguement dit de faire une pds pour savoir où j’en étais dans mon cycle – et chez qui je vais la chercher mon ordo pour cette pds puisque je n’ai pas de gygy de ville moi???), peur de passer dans une « machine » où mon cas, assez particulier je l’avoue, ne sera pas pris en compte et où l’on me demandera de suivre le même protocole que toutes les autres nanas et qu’il ne me convienne pas, peur de ne pas répondre à la stim comme cela a été le cas lors de notre premier essai en stim simple, peur de l’hyperstimulation, peur de gâcher le peu de chances qu’il nous reste… Nous avons droit à 6 FIV en Belgique, la MIV double les tentatives (car chances de réussite réduites) – j’avais donc droit à 12 tentatives en MIV. Nous en avons épuisé 4 (donc 2 FIV, vous suivez toujours?), il me restait 8 essais MIV. En repassant en FIV, nous perdons la moitié des essais… Ne m’en veuillez pas, je sais que la plupart d’entre vous sont limitées à 4 FIV en France, mais le fait de diminuer de moitié nos chances potentielles, ça me rend juste malade.

En y repensant, je me suis dit que ça pouvait pas s’arrêter comme ça. Et comme je dois de toute façon perdre entre 15 et 20kg pour la FIV, pourquoi est-ce que je ne pourrais pas retenter une MIV en étant plus mince, peut-être que l’effet sera le même, peu importe la méthode? Et puis j’ai pensé l’inverse, en me disant que si je ne tentais pas la FIV, je risquais de perdre encore du temps avec la MIV peut-être inutilement, et qu’au pire, si la FIV ne donnait rien de bon, je pourrais toujours demander à repasser en MIV le coup d’après… et puis… et puis… et puis tout tourne et se retourne me laissant épuisée et vidée moralement. Je ne sais plus quoi penser, et en même temps, je me dis que je ne devrais plus y penser avant d’avoir perdu tout ce poids. C’est bien la seule chose qui ne m’effraie pas concernant toute cette histoire d’ailleurs… Je sais que je peux le faire, j’ai perdu 10kg l’année passée en vue de la tentative de janvier dernier, je l’ai fait, sans trop de problèmes. J’ai évidemment tout repris grâce aux merveilleuses hormones que je prenais un malin plaisir à m’injecter, et aussi grâce à toute la nourriture de compensation que j’ai ingurgité suite au négatif qui s’en est suivi. Cette fois, notre plan d’attaque est de nous faire suivre par un centre spécialisé avec une diététicienne, une psychologue (décidément, elles vont bientôt devenir mes BFF’s les psys…) et un kiné sportif. J’ai contacté le centre ce matin, j’attends un retour d’info pour démarrer tout ça cet été.

Je ne sais pas si ce sont les émotions en bloc qui ont déclenché mon J1, toujours est-il que j’ai eu une violente hémorragie hier soir et que ce matin, J1 était bien au rdv… 27 jours après le précédent – c’est assez marquant pour que je le mentionne. J’espère que je continuerai sur cette lancée pour pouvoir planifier mon hystero en décembre, mais il parait qu’il faut que j’arrête de rêver…

Le mail avec les questions… ou quand Carline est dépassée par la situation

Alors voilà, depuis notre séance (un peu foireuse il faut bien l’avouer) sur l’adoption il y a de ça quelques semaines, nous avions décidé, Pilou et moi, de demander des explications sur nos foirages à répétition à notre centre.
C’est vrai quoi, après 3 ans passés en leur compagnie, ils peuvent bien nous fournir des réponses aux « quelques » questions qu’on se posait!

J’ai donc écrit un premier mail à Carline pour lui demander s’il valait mieux que je prenne rendez-vous avec GynécoLove directement, ou si elle pouvait jouer les entremetteuses. Je crois qu’elle doit apprécier de tenir la chandelle puisqu’elle m’a répondu que je pouvais lui demander ce que je voulais et qu’elle essaierait de me répondre au mieux.

Après de très bons avis récoltés sur la blogo (encore merci Annabelle <3), je me suis lancée et ai posé toutes mes questions d’un coup à Carline. En voici tout de suite un petit aperçu:

Qualité ovocytaire : selon des études, les ovocytes maturés en labo sont de bonne qualité et donnent des embryons d’aspect normal mais sans aucun potentiel implantatoire (http://www.lesjta.com/article.php?ar_id=115) Jusqu’à présent, nos embryons étaient relativement de bonne qualité mais il n’y a eu aucune nidation. Ne serait-il pas judicieux d’envisager le don? Si c’est une option probable, comment cela se déroule-t-il? (quel protocole, quel traitement pour moi, pour la donneuse, quels sont les frais engagés?)

 – Qualité de la cavité utérine: je n’ai réalisé aucun autre examen que les échographies endo-vaginales, ne faudrait-il pas réaliser une biopsie de l’endomètre et une hystéroscopie? J’ai également entendu parler du WIN test mais n’ai pu trouver aucune information à ce sujet, connaissez-vous ce test? A-t-il déjà été réalisé dans votre centre? (*ndlr : z’avez vu comment je leur cause bien à eux : échographie « endo-vaginale », oui Môssieur)

 – Qualité embryonnaire: si toutefois il y a des possibilités de nidation pour les embryons obtenus par miv, réalisez-vous un «assisted hatching» sur des J3? ou des J5? Si oui, quels ont été les résultats?

– Prise de Metformin: il est obligatoire durant le protocole mais je l’ai arrêté à cause de très nombreux et très importants effets indésirables. Mon médecin traitant m’a informé qu’un autre médicament pouvait être prescrit en cas d’intolérance au Metformin – le Stagid, devrais-je reprendre la prise de cette alternative pour améliorer nos chances?

– Le spermo ne doit-il pas être refait ou être approfondi pour écarter toute cause masculine? (*ndlr : ça serait quand même ballot de faire tout ça pour se rendre compte que finalement, les petits Chuck Norris de Pilou se sont transformés en Benny Hills)

 Quid des autres méthodes: pourrait-il être envisageable de procéder à une fiv normale ? cela nous avait été communiqué en début de prise en charge mais cela n’a plus été évoqué par la suite. Si la fiv n’est pas conseillée ou envisageable, travaillez-vous également avec des mères porteuses et si oui, comment cela se déroule-t-il? Si pas, pouvez-vous nous conseiller un centre avec lequel il serait possible de travailler?

Si jamais vous vous dites que j’ai posé une question un peu débile sur les bords et que j’ai pas tout bien compris, please, n’hésitez pas à m’en faire part!!!

Il aura fallu 3 jours à Carline pour qu’elle admette qu’elle était complètement dépassée et pour me conseiller de prendre rendez-vous avec GynécoLove pour discuter de notre cas plus en détails…
Oh, je ne lui en veux pas hein, elle est très gentille Carline, et puis, c’est pas comme si nous étions pressés après tout.
J’ai donc repris mon téléphone à deux mains (à défaut d’avoir du courage), et je suis tombée sur le luc… Tenez-vous bien, GynécoLove, Grand Professeur du centre et Grand Maître Yoda de la MIV nous recevra dans son humble bureau le 30 juin!!!!

J’insiste donc, si vous voyez des incohérences dans mes questions, faites-moi signe, j’aimerai trop pas me retrouver comme une klette (gros mot bruxellois signifiant c*onne) devant mon précieux GynécoLove (j’ai déjà perdu assez de pudeur comme ça devant lui, je n’ai pas, en plus, envie qu’il me prenne pour une demeurée du cerveau :-/) – merci bien!