Le 8 mai 2018 : retenir son souffle…

J’ai commencé des dizaines d’articles, tentant de raconter ce qu’il nous arrive depuis 1 semaine, sans parvenir à trouver les mots. Alors je me dit que le mieux, c’est peut-être juste de me lancer…

Mardi 24 avril 2018: quelques gouttes d’urine sur un bâtonnet, 2 lignes apparaissent rapidement

Mercredi 25 avril 2018: nouveau test, digital cette fois, un « 3+ » apparait après quelques minutes. PDS réalisée chez mon médecin traitant et SMS reçu à 18h – positif

Jeudi 26 avril 2018: J’appelle mon médecin traitant pour connaitre le taux, il me répond « 7.000 et quelques » – Bienvenue dans le monde ultra naïf des fertiles…

Vendredi 27 avril 2018: première écho au centre PMA, le gynéco de garde est vraiment stupide, un sac embryonnaire de 6mm, vésicule vitelline et un grain de riz, pas d’activité cardiaque car « c’est probablement trop tôt »

Samedi 28 avril 2018: Je rappelle le centre PMA pour connaitre mon taux « 14.894, ça a doublé mais ça reste en dessous de la courbe. Revenez le 3 mai pour une nouvelle écho ».

Pilou et moi avons décidé d’attendre notre « premier » rdv avec un gynécologue de ville, le mardi 8 mai donc, et de rester confiants.

Malgré tout, nous restons en apnée jusque là… Croisages acceptés.

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Le 10 avril 2018 : revenir, en PMA

Croyez-le ou non, mon Pilou, c’est le meilleur Pilou de tous les siècles (ou bien il s’est juste rendu compte qu’il se rapproche dangereusement de la quarantaine et c’est la fameuse crise qui pointe le bout de son nez…)!

En parlant de je-ne-sais-plus trop quoi il y a quelques semaines, il m’a avoué que ce manque d’enfant commençait à le peser très fort et voulait vraiment qu’on s’y remette sérieusement pour espérer une grossesse cette année encore. Je lui ai répondu qu’on faisait ce qu’on pouvait en attendant le rdv de juillet, et que j’espérais que l’hôpital où se déroulera notre rdv serait au taquet (pour rappel, il s’agit du 2e hôpital, plus proche de chez nous mais un peu moins spécialisé que le 1er qui se situait à Bruxelles).

Pilou m’a répondu que si je ne faisais pas confiance au Pr. DS (du 2e hôpital donc), rien ne m’empêchait de prendre rdv avec notre gynécolove (du 1er hosto à Bruxelles) aussi, et qu’on aurait peut-être même un rdv plus tôt là-bas (je vous ai dit que je le kiffe à mort mon Pilou d’amour??? :-D).

J’ai donc suivi son conseil, pris rdv en ligne (nouvelle procédure apparemment), attendu un retour de l’hôpital, attendu encore, et finalement, pris l’initiative de les appeler pour voir ce qu’il en était. Premier rdv dispo mi-mai, mais si vous acceptez le dépassement d’honoraires (vas-y, fais péter, on n’a plus consulté depuis plus d’un an, on peut bien se permettre une petite folie) je peux vous mettre le 3 avril. Heuuu, comment te dire, on était le 28 mars, ça faisait un peu court en terme de planning. Le 17 avril alors? Ok, banco, on y va, on fonce!!!! (Toujours décrocher son téléphone pour « speaker » à des « vrais » gens, les outils « on-line » c’est le mal)

Pilou n’en revenait pas, moi non plus, je n’arrive toujours pas à me dire que dans 1 semaine, on sera à nouveau « back in the game »!

fyeah

C’est un truc de dingue! Bon, je sais que je ne dois pas m’attendre à un rdv révolutionnaire, que je ne serai pas plus avancée sur les possibilités qui s’offrent maintenant à nous (IAC puisque mes cycles sont +/- réguliers, simple stim’, nouvelle tentative MIV avec des avancées techniques significatives, FIV ICSI,…?) mais qu’importe, la machine sera enfin relancée, je vais aller refaire tous mes examens et pds le cœur léger, et me préparer du mieux possible à cette reprise PMesque!

Je sais que plusieurs articles de copinautes ont été rédigés sur le sujet, mais si vous avez des petits conseils et/ou suggestions à me faire pour la reprise (relaxation, alimentation, méditation,…), je suis évidemment preneuse!

A dans 1 semaine pour la suite 🙂

Le 12 mars 2018 : revenir, un peu

Pardon.

Pardon d’avoir déserté, de ne plus avoir donné de nouvelles, de ne plus avoir partagé des bouts de quotidien ou les suites de l’opération.

Encore une fois, que dire quand tout va bien?

Pour être franche, je me sens de moins en moins à ma place « ici », sur la blogo PMA. Mes « anciennes » copines de galère ne le sont plus, j’en suis ravie pour elles, réellement, sincèrement, mais leurs blogs remplis de jolies histoires me renvoient mon reflet un peu vide et morne. Je n’ai pas non plus suivi les aventures des petites « nouvelles », je m’en excuse, mais leurs blogs remplis d’espoir et de tentatives PMesques me renvoient mon reflet un peu vide et morne…

iooo

Pour le côté un peu plus positif des choses, parce que tout ne peut pas être que tout noir…Ça y est! Je suis marraine, la petite princesse est née le 23 février dernier et se porte comme un charme. Elle est évidemment la plus belle petite fille du monde et je suis très heureuse de voir entrer ce petit être dans ma vie! Je me sens très liée à elle, je suis tellement à l’aise avec elle dans mes bras, ce qui n’a jamais été le cas avec les autres bébés avant, c’est assez étrange comme sensation, mais c’est très grisant également. Bref, je déborde d’amour pour elle, et je compense un peu mon manque d’enfant avec elle…

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J’ai une Marraine cinglée, et je n’aurai pas peur de l’utiliser! :’-D

Les suites de l’opération (by-pass) sont toujours aussi positives également.
Ma dernière PDS de début février en est la preuve, avec des valeurs pile dans la norme pour tout, glycémie, triglycérides, vitamines,… sauf pour le cholestérol, mais qui a lui aussi énormément baissé par rapport aux valeurs pré-op!
Et je le ressens physiquement aussi : -34kg sur la balance. Ça y est, j’ai retrouvé mon poids de jeune fille, celui que j’avais lorsque j’ai rencontré Pilou. 64,5kg toute nue.
Je ne sais pas si ce sont les tailles qui se sont modifiées depuis (il y a 12 ans quand même), ou si c’est ma morphologie qui a changé (hypothèse avancée par Pilou et probablement la seule véridique) mais je rentre à présent dans un 38 (pour le bas) et un S/40 pour le haut.

model
En gros, j’ai trop le swag^^

Je fais toujours attention à manger équilibré, même si les petits « extras » me sont moins fatals qu’avant (coucou les bonbons acidulés et morceaux de chocolat noir). Je mange plus en quantité aussi, tout en restant très raisonnable cependant (30cl de soupe, et le fameux 1/2 assiette de légumes, 1/4 de protéines et 1/4 de féculents – mis à l’échelle de mon estomac, of course).
Je continue le sport aussi, et je pense sérieusement à ajouter une séance plus intensive que l’aquagym avec mon prof sexy, mais je dois encore étudier les possibilités quant aux horaires, et à ma résistance physique et morale ^^
Il me semble avoir atteint une phase de stabilisation pour le moment, ça fait quelques semaines que je ne perds plus, ça me frustre un peu, mais j’essaie de rester patiente.

La patience… parlons-en, tiens! Ma coiffeuse me faisait justement remarquer que j’étais bien patiente, rapport à mon revirement de couleur de cheveux. Apparemment, passer d’un rouge cuivré au blond requiert une certaine dose de patience. Je me suis retenue de dire qu’après un peu plus de 7 ans d’attente pour faire un mioche, j’avais plutôt intérêt à être patiente.
Croyez-le ou non, après une phase d’insouciance en mode « le bébé? oh, on verra hein, on est bien à deux, et puis de toute façon, avec l’opération, je ne peux pas maintenant, faut que j’attente au moins 1 an » auquel je croyais dur comme fer, mes vieux démons reviennent me hanter.
Mes cycles sont réguliers. Depuis l’opération, j’ai des cycles d’une durée moyenne de 34 jours, la grande classe pour moi qui ai connu des périodes de disette cyclique…
Toujours est-il que cela ne fait pas mes affaires, car j’ai téléchargé une jolie app’ pour suivre mes cycles et monitorer un peu tout ça. Et ça me rende complètement dingue car cette jolie app’ ne se gêne pas pour me rappeler en même temps mes périodes dites « fertiles ». Je me jette donc tous les mois sur Pilou qui commence à deviner mon petit manège, pour au final voir mes règles arriver. Déception de l’énième échec, mêlé au soulagement de cette régularité qui semble perdurer.
Que faire? Patienter semble être la réponse adéquate. Sauf que j’en ai ma claque de patienter! Je veux que les choses bougent, je veux tomber enceinte, je veux un bébé!!!
Je crois que ce que je ne supporte pas, c’est que notre statut de couple infertile soit à présent un fait immuable pour la plupart de nos proches.
La voyante de ma maman (oui, je sais, quelle référence… n’empêche…) ne « voit » toujours rien pour nous justement, nos amis ne nous posent plus aucune question concernant une éventuelle reprise de la PMA ou des essais, même ma belle-mère ne nous parle plus de la tante de la voisine de la coiffeuse qui est tombée miraculeusement enceinte après avoir fait un pèlerinage à Lourdes, avoir récité 5 « Je vous salue Marie » et s’être aspergée d’eau bénite de la fontaine d’Outsiplou-Les-Bains. A vrai dire, c’est exactement ça qui m’a mis la puce à l’oreille. Même elle qui rêve de devenir grand-mère a finalement « laissé tomber ». C’est comme si l’on portait à présent une croix sur notre front et que l’on murmurait à notre passage « tu vois, c’est le couple dont je t’avais parlé, tu sais, ceux qui ne peuvent pas avoir d’enfants ».
Je me refuse à porter cette croix!

Alors que ces pensées tournaient en boucle dans ma tête, Pilou fût, une fois de plus, mon sauveur. Le premier jour de ce nouveau cycle, c-à-d mercredi dernier, alors que je lui faisais remarquer que le précédent avait duré un chouïa plus longtemps, il m’a répondu de but en blanc « qu’il faudrait reprendre rdv chez le Pr. DS, parce que si on veut un enfant, il faudrait qu’on s’y mette maintenant et pas dans 10 ans ». Je l’ai regardé avec des yeux de merlan frit, tellement sa réplique était inattendue pour moi! Je lui ai vaguement ressorti la consigne post-op « pas avant 1 an », qu’il a balayé d’un revers de la main en rétorquant que, de toute façon, le temps qu’on décroche un rdv avec Pr. DS, on y serait presque. Et encore une fois, il avait raison! Dès le lendemain, je remplissais le formulaire « on-line » pour obtenir un rdv (on dirait que le téléphone, c’est déjà totalement désuet), et dans l’après-midi, je recevais la réponse du secrétariat : rdv fixé au 12 juillet 2018. Bon, ben merci, à dans 4 mois alors…

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Il est bien entendu qu’en attendant cette date, nous mettrons tout en œuvre pour procréer naturellement, mais vu nos succès inexistants jusqu’à présent, autant vous dire que je décompte les jours…

Bref, nous revoilà *presque* en selle! Inutile de vous dire que je trépigne déjà d’impatience!!!

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Le 7 décembre : quand tout va bien

Un bon bout de temps depuis mon dernier article, tellement de choses se sont passées, et en même temps si peu! Voici quelques nouvelles en vrac:

  • Je vais être Marraine!

C’est complètement dingue. J’ai 2 grands « demi »-frères, qui ont eu 3 et 2 enfants, pas un seul ne m’a demandé d’être marraine. Je finissais par croire que j’avais un panneau sur la tête, genre « cette fille n’est pas digne d’être maman ni même marraine ». Et il y a 2 mois, ma meilleure amie m’a fait le plus merveilleux cadeau qui soit! Je vais donc devenir Marraine d’une petite puce, attendue pour février 2018. J’en suis très heureuse, je l’aime déjà tellement si fort, j’ai hâte de la tenir dans mes bras 🙂

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  • Je me pèse tous les jours

Ben oui, quand on a souffert de problème de poids toute sa vie, ça devient vite une addiction de voir les chiffres de la balance diminuer tous les jours! Alors j’avoue, je suis devenue accro à la sensation, et ça fait un bien fou.
Petite récap rapide de mon poids sur ces 3 derniers mois :
– 98,kg 15j avant l’opération
– 95,5kg jour de l’opération
– 71,9kg aujourd’hui

23 kilos se sont donc envolés depuis le 24 août 2017 grâce à ce fameux by-pass, et il en faudrait encore une bonne dizaine pour me satisfaire pleinement.

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Alors attention, pour ceux et celles qui croient encore qu’il s’agit d’une solution de facilité, sachez que ce n’est pas le cas! J’ai déjà fait plusieurs malaises depuis. Avec quelques sucreries (cruesli du petit déj, des crêpes dont je mourais pourtant d’envie, biscuit aux céréales) mais aussi avec des produits beaucoup plus normaux comme des œufs, de la purée, ou des nouilles par exemple. Le malaise, appelé « dumping », se définit chez moi par une accélération du rythme cardiaque, des tremblements, diarrhée et un énorme coup de fatigue. Quand cela se passe à la maison, il suffit de m’allonger une trentaine de minutes et le malaise passe petit à petit, mais au travail, c’est beaucoup plus difficile à gérer et à rester concentrée.
Donc non, ce n’est pas une partie de plaisir, sans compter les innombrables frustrations (plus de resto, plus de sorties entre amis/collègues/famille, plus d’alcool du tout), la gestion des envies (dont les fameuses crêpes), et les jours où rien ne passe et où on n’a envie de rien justement (la simple idée d’ingurgiter un aliment me file la nausée).
Pour l’instant, j’arrive à plutôt bien gérer mon schéma alimentaire (c’est l’avis de ma diététicienne en tout cas):
– 1 petit gervais (60g) vers 10h du matin (je n’ai jamais pris de petit déj, même avant l’opération)
– 1 biscotte avec du cottage cheese ou 1 soupe à 13h
– 1 fruit à 16h
– repas du soir (50g de viande ou poisson avec légumes et très peu de féculents) vers 19-20h

Ces derniers jours, je sens que la tentation n’est pas loin, et j’avoue parfois tester un peu mes limites, comme hier, où j’ai dégusté une petite pâtisserie marocaine, ou encore des biscuits de noël confectionnés par ma collègue. Pas de dumping suite à ces tests, heureusement, mais je sens que les mauvais réflexes ne sont pas loin.
Je me fais donc violence certains après-midi pour sortir ma clémentine ou ma pomme au lieu d’un petit pot d’Alpro soja au chocolat…

Cette semaine a été dure au niveau perte puisque j’ai vraiment joué au yo-yo et j’ai l’impression que ce n’est pas fini. Je ne peux même pas prétexter un SPM récalcitrant puisque j’ai eu mes règles la semaine dernière! D’ailleurs, en parlant d’elles…

  • Je surveille mes cycles

watching

D’après les médecins, mon SOPK devrait s’amenuiser avec la perte de poids déjà engagée et je devrai récupérer des cycles réguliers à pratiquement 100%.
J’ai donc téléchargé une application pour surveiller tout ça, très pratique, très girly, et qui me permet en sus de « switcher » en mode grossesse quand le moment sera venu #JeMeFaisRireTouteSeuleParfois. J’ai donc complété très religieusement les différents encarts de l’appli lors de mon premier cycle, mentionnant tous mes symptômes, jusqu’à la texture de mes glaires, très girly que je vous dit.
Je suis sur le cul! Figurez-vous que mon dernier J1 a débarqué pile-poil 33 jours après le premier!!! Alors voilà, petit effet de surprise quand même, mais cela va-t-il durer, c’est une autre question…
Toujours est-il que nous sommes en mode câlins freestyle avec le Pilou et advienne que pourra… pas très raisonnable se diront certains, mais je les rassure immédiatement, ce n’est pas avec notre rythme frénétique de pandas narcoleptiques qu’il risque de se passer quelque chose!

  • Je reprends le sport

Apparemment, c’est une des conditions de réussite du by-pass. Alors tous les jeudis, je ressors mon maillot et je vais faire trempette pendant 1h avec mes « copines » d’aquagym. Il s’agit principalement de dames « d’un certain âge » mais qui ont au moins le mérite de continuer à se bouger les miches, j’apprécie. Je ne vous cache pas que la motivation réside à un tout autre endroit, à savoir les miches du prof justement… et c’est une sacrée motivation!!! Comme je l’ai avoué à mes collègues, ça fait bien longtemps que je n’avais pas vu de spécimen comme ça en vrai! Tout bénef’ pour moi donc, espérons que ça dure^^

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  • Je deviens une addict du shopping

Sérieux, maintenant que même des chaussures me vont (vous savez, la magnifique paire de bottes que je n’arrivais pas à fermer plus haut que mi-mollet avant…), je suis en proie à une véritable addiction. Je peux à nouveau aller dans tous les magasins et y trouver ma taille puisque je re-rentre à présent dans un 38/40. Une véritable catastrophe porte-monnesque (si si, ça se dit) mais quel plaisir!

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  • J’aurai un an de plus dans 4 jours

Happy birthday to me! Je suis assez sereine cette année, plus que les 3 dernières en tout cas, et ça fait beaucoup de bien. Pour faire durer cette zénitude, j’ai d’ailleurs réservé un petit wellness privatif avec soin, massage et collation pour le D-day et j’ai vraiment hâte d’y être!

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  • Je veux toujours être maman, je suis et reste plus que jamais une PMette

Malgré la régularisation de mes cycles (encore très relative évidemment), je pense toujours PMA. Il m’est difficile d’imaginer pouvoir tomber enceinte naturellement malgré ce qu' »on » dit et j’ai déjà négocié une reprise de la PMA en septembre 2018. Par contre, j’avoue que j’ai quand même l’espoir secret de Gertruder l’année prochaine. Les annonces de grossesses se font de plus en plus rares, la majorité de nos amis et proches ayant déjà 1, 2 voire 3 mômes, mais les dernières restent toujours aussi difficiles à vivre. Je sens que cette envie est plus présente que jamais et je crois que pour Pilou aussi, nous sommes donc plutôt impatients que cette fichue roue se décide enfin à tourner!

fingers-crossed

 

*** J’espère que cette période de fêtes de fin d’année sera clémente à toutes et tous, celles qui sont en pause, celles qui attendent, celles qui protègent leur bulle, celles qui couvent, celles et ceux qui pouponnent… Que la Force soit avec vous! ***
Bisous étoilés

Vers une nouvelle étape?

*Merci à toutes pour vos adorables petits mots, vos croisages et votre courage, tout ça m’a été grandement bénéfique vendredi dernier!*

Lors de mon dernier article, je vous disais être stressée que le médecin n’accepte pas de m’opérer. J’avais même préparé un speech sur le décès de mon papa, le déclic, la peur pour ma santé, ma motivation à reprendre un mode de vie sain et équilibré après l’opération, et tout et tout…

Finalement, cela ne m’aura servi à rien, puisqu’un seul coup d’œil à ma dernière PDS aura suffit à convaincre le médecin.

Petit retour sur le déroulé du rdv:

Arrivée avec 1h de retard (j’ai un gros soucis avec les agendas sur smartphone), je suis d’abord passée (relativement rapidement d’ailleurs, comme quoi, c’est parfois pas plus mal d’arriver en retard) chez l’assistante du médecin qui a parcouru un questionnaire avec moi – poids, taille, IMC, problèmes liés à l’obésité.
J’ai ensuite été amenée dans un autre bureau, où une autre assistante a pris ma tension et m’a demandé d’attendre le médecin.
Il est arrivé quelques minutes plus tard, telle une véritable tornade grisonnante!
Bien sympathique au demeurant, m’appelant directement « ma chérie », il est quelqu’un qu’on pourrait assurément qualifier de « cash ». Mon poids à proprement parler ne l’inquiète pas. Par contre, mes valeurs de triglycérides l’ont carrément affolé! En effet, je suis bien au-delà des normes et il n’a apparemment jamais vu de taux aussi élevé.
Du coup, il m’a carrément poussé à réaliser un by-pass. Intervention qui va court-circuiter la majeure partie de l’estomac en ne gardant qu’une petite poche gastrique (balle de ping-pong) et qui est donc particulièrement indiquée dans mon cas puisqu’elle va empêcher l’absorption massive des sucres et graisses (particulièrement problématique pour les diabétiques).

Pour lui, remboursement ou pas, il faut que j’y réfléchisse très sérieusement car il y va de ma santé. Sauf que…
Sauf qu’il n’a pas trop voulu s’éterniser sur l’aspect financier de l’intervention, qui n’est pourtant pas négligeable du tout puisqu’il faut compter près de 6.000€ sans intervention de la mutuelle!
D’après lui, ma glycémie pourrait à elle seule être une condition de remboursement, sauf qu’avec mon Actos (dérivé du Glucophage), elle est totalement dans les normes (105 pour 120 max à jeun). Du coup, il m’a quand-même demandé d’effectuer un test dans une clinique du sommeil pour voir si je fais des apnées. Ce test déterminera si l’intervention sera remboursée par ma mutuelle ou non.

Le rendez-vous s’est donc très, très bien déroulé, au-delà de mes espérances même, mais je dois bien avouer avoir été quelque peu perturbée en sortant…
J’ai été un peu sonnée par le fait qu’il me pousse lourdement à faire cette opération et j’ai même pensé un moment qu’il avait besoin de ces 6.000€ pour refaire ses chiottes ou comme argent de poche pour son prochain voyage aux Bahamas…
Pilou m’a rassurée en me disant qu’il n’avait probablement pas besoin de ça pour vivre puisqu’il pratiquait énormément d’opérations similaires tout au long de l’année. Et que tous les excellents médecins étaient toujours un peu perchés ou bizarres.
Ce w-e, j’ai donc surfé sur quelques forums à la recherches d’informations, mais surtout d’avis de patients qui auraient été opérés par Dr. Tornade et quelle ne fût pas ma surprise de découvrir que 90% d’entre eux étaient tout simplement aux anges après leur opération. Dans les commentaires qui revenaient le plus souvent, on pouvait lire : « médecin très humain, qui se préoccupe réellement de ses patients », « très compétant », « mondialement reconnu »,…
Bref, énormément de positif et d’éloges le concernant. Beaucoup de positif en ce qui concerne l’opération même, les suites qui s’avèrent assez faciles à gérer et sans trop de problèmes post-op.

Tout ceci m’a donc conforté dans mon idée de poursuivre avec lui, de retourner le voir pour prendre la décision définitive : si ma mutuelle intervient dans le remboursement alors je fonce, si pas, tant pis, je devrai trouver une autre solution.
Ce n’est donc pas encore tout à fait dans la poche, la prochaine étape est le test du sommeil prévu le 19 avril prochain et nouveau rdv chez Dr. Tornade le 19 mai. Si tous les feux sont au vert à ce moment-là, l’intervention sera probablement prévue pour septembre/octobre.

Encore un bout de chemin à parcourir avant tout cela mais la motivation y est plus que jamais !

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Vendredi 31 mars

**Petit aparté pour vous dire merci pour vos messages suite à mon dernier article. Nous remontons la pente doucement, même si ce n’est pas tous les jours faciles. Et j’ai donc décidé de continuer à écrire ici, car cette opération fait effectivement partie de mon (notre) parcours du combattant pour avoir notre bébé. Fin de l’aparté.**

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours souffert de problèmes de poids. Enfin, surtout lorsque j’ai commencé l’école primaire, car avant cela, même si je ne m’en rappelle plus distinctement, j’ai l’air d’être plutôt dans la moyenne sur les photos.

Un changement d’environnement (école, ville, maison,…) vers 8 ans pourrait-il être à l’origine de ces problèmes? Je ne peux le jurer… Toujours est-il que dès mes premières visites médicales scolaires, le médecin inscrivait pratiquement systématiquement « poids à surveiller ». Ce poids a été le complexe qui m’a accompagné durant toute ma pré-adolescence, toute mon adolescence, et qui m’accompagne encore aujourd’hui.

Pour mettre des chiffres et rendre plus concret ce complexe, j’ai atteint assez vite les 50kg en début d’adolescence, pour finir par osciller entre les 65-70kg vers mes 16-17 ans. J’étais alors en couple et assumais plutôt bien mes formes. Rien de dramatique me direz-vous, même si à l’époque, ma meilleure amie pesait dans les 50kg. Mon image, sans m’obséder complètement, me revoyait déjà une sorte « d’anormalité ». Lorsque j’ai quitté le garçon avec lequel je sortais trois ans plus tard, je suis « retombée » à 63kg (ce chiffre m’a marqué, car je retrouvais un poids « acceptable »). Je pesais 68kg quand j’ai rencontré Pilou en 2005.

Les années aidant (sans parler des traitements PMesques), c’est plus de 30kg qui se sont insidieusement invités sur ma balance. J’ai eu plusieurs « prises de conscience » pendant ces années, durant lesquelles j’ai réussi à perdre quelques kilos… Appelez-moi la Reine des régimes (sans vouloir faire de l’ombre à la Reine de la PMA bien sûr!) : hyperprotéiné (-8kg), Indice Glycémique (devant être particulièrement adapté à ma résistance à l’insuline, symptôme reconnu du sopk, -2 ou -3kg), WW (-10kg), diététicienne consultée récemment (-5kg, puis +1,5kg donc -3,5kg au total).
Tout ça en reprenant le poids perdu quelques semaines/mois plus tard, pour finir par atteindre mon poids record de 103kg lors de la première consultation chez la diététicienne en septembre 2016.
J’ai perdu 2kg en 3 semaines en suivant sa méthode « manger en fonction de sa faim » (qui s’apparente à la méthode Zermati si j’ai bien suivi). J’ai continué à perdre petit à petit pour atteindre les 98kg lors de ma dernière séance avant les fêtes. En janvier, je me doutais de la cata, puisque j’avais zappé mon médicament « Metformine » et que j’avais eu des fringales énormes. Résultat sur la balance : retour à 101kg.

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Avec les évènements récents et le chamboulement émotionnel, je suis descendue à 97kg. Soit encore et toujours 30kg de trop pour que mon IMC soit dans la norme, c-a-d à 25, comme me l’a si bien fait remarquer Pr. DS lors de notre dernier rdv.

Cette prise de poids lente et insidieuse et l’incapacité d’en perdre malgré tous mes efforts m’ont fortement atteint dans mon estime et ma confiance en moi. Malgré l’explication sopk (perte de poids rendue plus difficile que pour une personne « lambda »); je vis ce poids comme un échec constant dans ma vie. Je sais que mon poids ne me défini pas, mais il commence à me faire redouter de ne plus pouvoir vivre « normalement », comme par exemple m’empêcher de réaliser le saut en parapente l’été dernier. J’ai stressé de savoir si je pourrai ou non le faire, que j’en suis même venue à mentir de quelques kilos pour être sûre de pouvoir vivre ce moment unique… La goutte d’eau a bien entendu été la dégradation rapide de l’état de santé de mon papa, atteint de diabète de type 2, que je risque de développer également à cause du sopk évidemment. Le voir ainsi relié à un semblant de vie par toute une série de machines m’a terrorisé et le regard de Pilou lorsqu’il m’a dit qu’il ne supporterait pas de me voir comme ça ont été les éléments qui ont clairement fait sonner l’alarme dans ma petite tête. Ça en plus du coup de massue asséné par Pr. DS concernant la qualité de mes ovocytes forcément.

Voilà donc ce qui m’a décidé à prendre rdv chez un chirurgien spécialisé (et très réputé en Belgique) en chirurgie bariatrique. D’après son site Internet, je peux envisager  une chirurgie remboursée par ma mutuelle, grâce à mon IMC de 35,5 et à mes antécédents de diabète (vu que je suis déjà sous Metformine). J’aimerai me/le diriger vers une plicature de l’estomac, c-a-d qu’il replierai « simplement » une partie de mon estomac, sans ablation, ni autre by-pass. Je travaille dans le secteur des transports, et plusieurs chauffeurs m’ont déjà parlé de cette intervention, qu’ils ont eux-mêmes subie et qui les a littéralement transformés et leur a redonné vie.
Attention, je ne me fais pas d’illusions en me disant qu’après l’opération, ça sera cui-cui les ptits oiseaux et que je perdrai mes 30kg en un claquement de doigts hein… je ne suis pas (encore) complètement débile ou stupide, je sais que je vais devoir être suivie très régulièrement, prendre des compléments vitaminiques, repenser radicalement mon plan alimentaire, et reprendre une activité physique sérieusement, mais je sais pourquoi je veux faire tout ça. J’espère juste que le médecin ne va pas me renvoyer chez moi sans autre forme de procès, ou que je ne serai pas arrêtée dans mon élan par un bilan psy insatisfaisant…

Petite problématique à ne pas perdre de vue cependant, vu que j’ai quand même perdu quelques kilos suite au décès de mon papa, j’espère ne pas en avoir perdu de trop et ne pas être passée en deçà d’un IMC de 35! Un vrai comble quand on y pense!

Verdict demain, rendez-vous à 11h45…

strss

Pensées du Jour (rdv Pr. DS J-28)

Qu’est-ce que je suis pressée de revoir Pr. DS!

J’espère qu’elle nous donnera le go pour cette FIV, ICSI de préférence. Même si je n’ai pas perdu les 20kg qu’elle demandait, j’en ai quand même déjà perdu un quart…

Je me demande ce que ça va donner au niveau protocole… ils ne me connaissent pas encore, je risque une belle hyperstim. Ça serait ballot de faire une hyperstim quand même.

Peut-être qu’on n’aurait pas du changer de centre. Ils nous connaissent bien à Bruxelles et leur protocole a peut-être encore évolué et donne de meilleurs résultats.

En même temps, sans Pr. DS, il n’y aurait pas eu d’hystéroscopie, sans hystéro, pas de détection des polypes, pas de résection et pas de RIF test non plus, faut que je lui fasse confiance!

Je me demande d’ailleurs quels sont les résultats de ce fameux RIF test… j’espère qu’elle ne va pas nous annoncer une mauvaise nouvelle, je ne sais pas comment gérer une mauvaise nouvelle là tout de suite…

Et si on n’arrivait jamais à avoir d’enfant? Qu’est-ce qu’on va faire? S’acheter des bagnoles de luxe, ou une résidence secondaire quelque part où il fait beau? J’entends déjà les mauvaises langues s’apitoyer sur notre sort tiens.

Faudra que Pilou se décide une bonne fois pour toutes pour l’adoption, parce que bon, j’ai pas envie de commencer ce genre de démarches à 40 ans, moi.

Avec son travail, je peux même pas lui en vouloir le pauvre, il est tellement surmené…

Si jamais le RIF test est problématique, ou que Pr. DS ne veut pas faire de FIV, je supplierai Pilou pour assister à la prochaine séance d’information chez Thérèse Wante, et qui sait, il sera peut-être ok pour entamer les démarches finalement? Après tout, il aura 40 ans dans 2 ans, lui.

S’il ne veut pas, il sera bien obligé d’accepter qu’on adopte un chien. Un bébé labrador au lieu du bébé humain. Oui, au moins un bébé de quelque chose.

Mais bon, si ça se trouve, ces saletés de polypes étaient juste dans le chemin et maintenant qu’ils sont partis, on va avoir une belle accroche!

Pourvu que ça soit une fille…

Je crois que Fidji ça irait bien à un labrador chocolat.

Tom c’est bien aussi.

1+3 gratuits

Me revoilà avec un utérus aussi rutilant qu’un sou neuf.

L’intervention s’est très bien déroulée, j’avoue avoir flippé quand je me suis allongée sur la table d’op à 8h du matin, à vérifier ce que les deux infirmières traficotaient autour de moi pendant que la gynéco référente m’expliquait ce qu’elle allait faire de son côté, j’ai eu envie de m’enfuir en courant un moment de doute. Mais quand le produit s’est répandu dans mon corps, il ne m’aura fallu que quelques secondes pour sombrer (vive le réveil à 5h du mat’).

Je me suis réveillée, presque comme une fleur à 9h30 (presque, parce que j’ai quand même eu une crise de larmes tout aussi soudaine qu’inexpliquée), et à 10h, je retrouvais mon Pilou dans ma chambre individuelle (merci l’assurance hospi à 30 boules par mois). L’anesthésiste a quand même géré grave puisque je ne l’ai pas rencontrée au préalable, et qu’elle a fait opérer sa science sur base d’un questionnaire sommaire, remis le matin même.

S’en est suivie l’attente la plus longue de l’histoire des consults post-op (comment ça j’exagère???), puisque je ne verrai la gynéco que 5h30 plus tard. M’enfin, ça valait le coup d’attendre puisqu’elle m’a annoncé qu’au lieu d’un polype, elle en avait en réalité retiré 4. Ah ben oui, quand même! Selon elle, rien de grave, elle les a quand même envoyé au labo pour analyses, les résultats seront envoyés ultérieurement.
Avant d’être envoyée au pays de Morphée, j’avais pensé à demander à la gynéco de vérifier mes trompes pendant l’intervention, et de fait, je suis juste mal foutue puisqu’elle a retrouvé les entrées, bien cachées, tout à l’arrière, dans le fin fond de mon anatomie, alléluia!

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En gros, RAS, elle a fait un brin de ménage dans mon dedans de moi, qui a l’air d’avoir ce qu’il faut où il faut, et m’a aussi dit que je pouvais arrêter la pilule, ce que je me suis fait une joie de faire dès ce w-e.

Peut-être était-ce un chouïa prématuré puisque depuis hier, les ragnoufs ont débarqués en fanfare, me faisant me plier en deux de douleur… j’avoue, je n’en mène pas large au boulot mais heureusement, la journée est calme et le nouvel intérimaire que j’ai un peu malmené tout à l’heure n’a pas eu l’air de m’en tenir rigueur…

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Vivement mon canapé et ma bouillotte ce soir quand même!

 

Un tout, tout, tout grand MERCI à vous toutes pour vos pensées, elles m’ont accompagné tout au long de l’intervention – Bisous bisous ❤

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L’hystéro, c’est rigolo

Hystéroscopie réalisée vendredi passé.

On arrive (parce que oui, mon Pilou d’amour m’accompagnait ❤ ) et on voit deux autres couples et une dame seule dans la salle d’attente. Chouette, ça commence bien.

1h plus tard, mon nom est appelé. On rentre dans la salle d’examen, et 3 jeunes dames se présentent à nous. Il s’avère qu’en fait, ce sont des étudiantes de dernière année de médecine qui gèrent les consultations et examens gynécos standards.
Je comprends alors ce que voulait dire la secrétaire médicale quand elle disait qu’il « ne faut pas s’inquiéter car si elles ont le moindre doute, elles n’hésiteront pas à appeler le gynécologue référent ».

Elles (oui, parce qu’elles font tout à trois…) m’indiquent le petit coin pour le déshabillage, et me demandent de m’installer sur la table ensuite. Elles m’expliquent comment l’examen va se dérouler, me montrent le matos qu’elles vont utiliser, me disent de ne pas m’inquiéter car de l’eau est injectée en même temps que la progression de la caméra, blablabla,…
Les choses sérieuses commencent, je m’attendais à avoir mal au passage du col mais je n’ai rien senti finalement. Elles s’attardent un peu sur une image qui a l’air de les interpeller, l’une des trois demande où est le gynéco référent, une deuxième dégaine son téléphone et lui demande de passer. Je suis toujours sur la table, la caméra toujours au même endroit, j’ai l’impression qu’elles cherchent quelque chose, mais je ne parviens pas à comprendre quoi (elles murmurent et en plus parlent néerlandais, ce qui ne facilite pas la chose). Elles finissent par prendre plusieurs clichés et même une courte vidéo en attendant le gynécologue. Elles me font me redresser mais me demandent de patienter sur le bord du siège car le gynéco voudra peut-être me réexaminer (et là, je me félicite intérieurement d’avoir pensé à mettre une tunique et j’aime toujours d’amour la PMette qui a partagé son astuce!).

Finalement, je ne verrai jamais ce fameux gynéco référent. Elles me feront me rhabiller et m’expliqueront l’examen en quelques mots. Les clichés et la courte vidéo montrent en fait un joli polype. Rien de grave, mais qui pourrait éventuellement expliquer les échecs d’implantations (putain de bordel de merde!!! j’enrage d’avoir dû attendre autant pour découvrir ça!!!). Elles ne peuvent pas me dire tout de suite s’il faut l’enlever ou pas.
Et elles m’expliquent enfin que, ce qu’elles cherchaient sans la trouver était en fait l’entrée de mes trompes. Mais que ce n’était pas problématique pour une FIV. Sauf que Pr. DS m’avait quand même parlé de drilling… au début je trouvais que ce n’était pas spécialement une bonne idée, mais en y réfléchissant un peu, je me dis que ça serait une alternative plutôt pas mal dans le sens où ça me permettrait de continuer à suivre la méthode « anti-régime » de la diététicienne et de perdre peut-être quelques kilos supplémentaires tout en espérant que le drilling puisse avoir l’effet escompté… bref.
Revenons-en à mes trompes, ou plutôt à l’absence d’ouverture de mes trompes.
Étant elles-mêmes perplexes à ce sujet, elles n’ont rien pu me dire d’autre à part qu’elles passeraient mon dossier en staff (c’est bien la première fois que j’entends que mon dossier passe en staff tiens, ça m’a fait tout drôle…) mardi et qu’elles me recontacteraient d’ici la fin de la semaine pour me donner le compte rendu de l’examen.

Je ne sais pas si je dois me réjouir d’avoir un polype début d’explication à mes soucis, ou m’inquiéter de ne pas avoir vu mes trompes.
Je suis quelqu’un d’assez zen en général, je ne stresse pas vite mais je dois bien avouer qu’à l’heure actuelle, je suis très angoissée par rapport à cet examen annoncé comme banal de prime abord 😦 Surtout que depuis vendredi soir, j’ai quelques saignements qui se font franchement amplifiés pour devenir des pertes abondantes depuis hier…

Il ne me reste plus qu’à espérer avoir des nouvelles rapidement et que les saignements s’arrêtent.

 

L’hystéro, c’est vraiment trop rigolo…

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Nouvelle synergie

J’ai hésité sur le choix du mot, mais il me semble finalement assez à-propos:

La synergie est un type de phénomène par lequel plusieurs facteurs agissant en commun ensemble créent un effet global ; un effet synergique distinct de tout ce qui aurait pu se produire s’ils avaient opéré isolément, que ce soit chacun de son côté ou tous réunis mais œuvrant indépendamment.

Dixit mon ami Wiki

Effectivement, plusieurs facteurs, bien que n’ayant pas réellement agit en même temps, ont pourtant créé un effet global, moteur d’un changement que j’espère positif et de longue durée.

  • Le premier facteur identifié est bien entendu le rendez-vous avec la Pr. DS. Elle m’a remotivée avec son plan d’attaque et son positivisme. Peut-être que le chemin sera moins long, ou pas, mais l’important, c’est qu’on soit prêts, Pilou et moi, à se remettre en marche, main dans la main.

 

  • Le second facteur, c’est indéniablement ce nouveau souffle que j’ai retrouvé dans ma relation avec Pilou. Il est plus détendu du slip depuis quelques semaines, il a pris du recul par rapport à son boulot et a pris conscience que les OPK n’étaient pas juste un problème d’infertilité, mais que ça me pourri la vie au quotidien (fatigue, épisodes dépressifs, poids,…). Il m’aide un peu plus à la maison (avant, il était très branché « Moi Tarzan, Moi faire le jardin – Toi Jane, Toi faire le ménage, la vaisselle, la lessive, le repassage, la cuisine, etc.) Il a d’ailleurs récemment repassé une manne de linge bien remplie! Et il continue sur sa lancée bricolage à la maison et a peint notre chambre en vue de la livraison de notre nouveau lit. Il parle même de peindre la chambre d’amis. Soufflée, je suis, Amoureuse, encore plus ❤

 

  • Le troisième est en partie la réalisation d’un de mes rêves. Depuis mes 25 ans, je veux faire un vol en parapente et c’est à présent chose faite. On ne peut pas dire que c’était l’éclate totale, j’ai morflé, enfin, surtout mon estomac, tout au long du vol tellement que j’ai tout dégueulé à l’atterrissage. Mais le principal, c’est que mon Pilou était fier de moi, et surtout que j’étais super fière de moi aussi! Un élément de plus à rayer de ma Bucket List (faudrait que je la publie un de ces jours tiens).

 

  • Le quatrième facteur est indéniablement le rdv d’hier chez la diététicienne. J’ai eu un bol monstre sur ce coup-là. Ne sachant pas trop quoi faire, j’ai fait une recherche dans Gogole « diététicienne tournai » et je suis tombée sur plusieurs sites. L’un d’entre eux a attiré mon attention car la diététicienne qui en était l’auteur parlait « d’anti-régime » particulièrement indiqué pour les personnes ayant déjà suivi plusieurs régimes, avec un effet yoyo comme résultat. Comme c’était notre cas à Pilou et moi, je me suis dit que ça semblait particulièrement adapté à notre situation. Nous voilà donc dans son bureau hier soir, à faire ensemble l’analyse de notre prise de poids, chacun à notre tour, chacun avec nos raisons. Sa vision des choses est surprenante. Elle n’impose aucun régime (d’où « l’anti-régime » mentionné sur son site), au contraire, elle estime que les frustrations liées aux régimes sont justement à l’origine de cet effet yoyo et que tant qu’on s’impose des restrictions, le gain de poids est inévitable. Le but de la manœuvre est donc de retrouver les sensations de faim mais surtout de satiété car c’est parce que l’on mange trop que l’on grossit! Nous sommes donc ressortis de là sans aucun plan alimentaire, sans aucune instruction de pesage ou de comptage mais avec des fiches à compléter afin de tenir un journal de bord alimentaire. Depuis ce matin, je note donc tout ce que je mange, à quelle heure et surtout dans quel état émotionnel je me trouve lorsque je mange. J’imagine que ça nous aidera à déterminer quel type de « mangeuse » je suis, et les mécanismes à mettre en place pour manger moins et réussir à me stabiliser à mon poids non pas idéal mais plutôt mon poids « organique ». Elle ne garantit donc pas un nombre minimal de kilos perdus, ni de passer à une dizaine inférieure car c’est mon corps qui va décider seul à quel poids il se sent bien. C’est une méthode qui peut paraître curieuse, mais j’adhère totalement (je fais clairement un blocage sur le côté restrictif des régimes ordinaires). Pilou a eu plus de mal à accrocher car il est très cartésien et a besoin d’un plan à suivre pour ne pas tomber dans l’excès mais la diététicienne lui a fait comprendre qu’il avait un schéma d’obésité hyperplasique (en mangeant, les cellules graisseuses se multiplient, en faisant régime elles réduisent juste en taille, mais en remangeant normalement, les cellules regrossissent et continuent à se multiplier) et qu’il reprendrait d’office du poids après un régime normal. Alors nous voilà partis pour quelques mois voire années de réapprentissage, et pour une fois, ça ne me fait pas peur! Sans avoir l’intention de faire de mon blog un blog sur mon nouvel anti-régime, je ferai des updates après mes rdv avec la diététicienne.

 

Voilà ce qui explique donc également le changement de style du blog.
Il me semblait opportun de l’adapter à cette nouvelle synergie qui semble se dessiner dans ma vie ces dernières semaines, j’espère continuer sur cette voie et trouver l’apaisement, et, je l’espère très fort, la conclusion heureuse du bébé si fort espéré, mille fois imaginé et immensément désiré.

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