Le 8 mai 2018 : retenir son souffle…

J’ai commencé des dizaines d’articles, tentant de raconter ce qu’il nous arrive depuis 1 semaine, sans parvenir à trouver les mots. Alors je me dit que le mieux, c’est peut-être juste de me lancer…

Mardi 24 avril 2018: quelques gouttes d’urine sur un bâtonnet, 2 lignes apparaissent rapidement

Mercredi 25 avril 2018: nouveau test, digital cette fois, un « 3+ » apparait après quelques minutes. PDS réalisée chez mon médecin traitant et SMS reçu à 18h – positif

Jeudi 26 avril 2018: J’appelle mon médecin traitant pour connaitre le taux, il me répond « 7.000 et quelques » – Bienvenue dans le monde ultra naïf des fertiles…

Vendredi 27 avril 2018: première écho au centre PMA, le gynéco de garde est vraiment stupide, un sac embryonnaire de 6mm, vésicule vitelline et un grain de riz, pas d’activité cardiaque car « c’est probablement trop tôt »

Samedi 28 avril 2018: Je rappelle le centre PMA pour connaitre mon taux « 14.894, ça a doublé mais ça reste en dessous de la courbe. Revenez le 3 mai pour une nouvelle écho ».

Pilou et moi avons décidé d’attendre notre « premier » rdv avec un gynécologue de ville, le mardi 8 mai donc, et de rester confiants.

Malgré tout, nous restons en apnée jusque là… Croisages acceptés.

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Révélations

Je suis sur plusieurs groupes FB qui concernent les OPK. Certains très intéressants, d’autres moins. Ceux de la première catégorie sont principalement anglophones, car comme je l’ai déjà mentionné dans l’un de mes précédents articles, les américains ont l’air de considérer ce syndrome comme une réelle maladie (et quand on prend tous les symptômes, sous leur forme la plus grave, il y a quand même de quoi).

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*Le SOPK est un syndrome qui touche plus de 7 millions de femmes. C’est plus que le nombre combiné de personnes touchées par le cancer du sein, la polyarthrite rhumatoïde, la sclérose en plaques et le lupus.

Tout ça pour dire que, récemment, certaines filles du groupe ont ajouté à leur photo de profil un cadre, dans lequel il est indiqué « I am 1 in 10 – PCOS Awareness » (Je suis 1 sur 10 – opk power, enfin, un truc du style^^). Je me suis donc lancée et ai ajouté à mon tour ce cadre à ma photo de profil.

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Quelques minutes plus tard, je recevais déjà des notifications.
D’abord de simples « likes » d’amies, puis les réactions « smiley triste » de membres de la famille lointaine, et ensuite des commentaires.
Des commentaires de soutien, avec des smileys, des bisous et des cœurs, des commentaires d’amies qui se dévoilent, et des commentaires d’autres qui sont passées par là et apportent un peu d’espoir.
Même des messages privés, pour partager un peu de leur vie et de leurs galères, mais avec toujours une belle note d’espoir au bout.
L’une d’entre elle m’a carrément remerciée d’avoir osé ajouter ce cadre à ma photo et donc d’en parler, de façon indirecte. Je lui ai répondu que je l’avais fait principalement pour moi, et que je n’avais eu que des retours positifs et bienveillants, ce qui me facilitait beaucoup les choses.
Et pas plus tard que ce midi, lors de la pause déjeuner, le dialogue s’est fait assez naturellement avec mes collègues les plus proches, qui connaissent quelqu’une qui est passée par là, ou qui est actuellement en plein protocole. Un échange, parfois un peu d’éducation sur l’infertilité en général, et une fois encore, de gentils mots et du soutient.

Je ne m’attendais pas à autant de réactions, et même si je n’ai rien fait de particulier, ça me réchauffe le cœur de voir que finalement, un petit geste anodin peut apporter autant de surprises et de positivité!
Évidemment, nous sommes tous libres d’en parler ou non, mais je suis heureuse de l’avoir fait car tous ces retours sont plutôt encourageants!

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