Le 7 décembre : quand tout va bien

Un bon bout de temps depuis mon dernier article, tellement de choses se sont passées, et en même temps si peu! Voici quelques nouvelles en vrac:

  • Je vais être Marraine!

C’est complètement dingue. J’ai 2 grands « demi »-frères, qui ont eu 3 et 2 enfants, pas un seul ne m’a demandé d’être marraine. Je finissais par croire que j’avais un panneau sur la tête, genre « cette fille n’est pas digne d’être maman ni même marraine ». Et il y a 2 mois, ma meilleure amie m’a fait le plus merveilleux cadeau qui soit! Je vais donc devenir Marraine d’une petite puce, attendue pour février 2018. J’en suis très heureuse, je l’aime déjà tellement si fort, j’ai hâte de la tenir dans mes bras 🙂

marraine-en-2018-veuillez-patienter

  • Je me pèse tous les jours

Ben oui, quand on a souffert de problème de poids toute sa vie, ça devient vite une addiction de voir les chiffres de la balance diminuer tous les jours! Alors j’avoue, je suis devenue accro à la sensation, et ça fait un bien fou.
Petite récap rapide de mon poids sur ces 3 derniers mois :
– 98,kg 15j avant l’opération
– 95,5kg jour de l’opération
– 71,9kg aujourd’hui

23 kilos se sont donc envolés depuis le 24 août 2017 grâce à ce fameux by-pass, et il en faudrait encore une bonne dizaine pour me satisfaire pleinement.

dghj

Alors attention, pour ceux et celles qui croient encore qu’il s’agit d’une solution de facilité, sachez que ce n’est pas le cas! J’ai déjà fait plusieurs malaises depuis. Avec quelques sucreries (cruesli du petit déj, des crêpes dont je mourais pourtant d’envie, biscuit aux céréales) mais aussi avec des produits beaucoup plus normaux comme des œufs, de la purée, ou des nouilles par exemple. Le malaise, appelé « dumping », se définit chez moi par une accélération du rythme cardiaque, des tremblements, diarrhée et un énorme coup de fatigue. Quand cela se passe à la maison, il suffit de m’allonger une trentaine de minutes et le malaise passe petit à petit, mais au travail, c’est beaucoup plus difficile à gérer et à rester concentrée.
Donc non, ce n’est pas une partie de plaisir, sans compter les innombrables frustrations (plus de resto, plus de sorties entre amis/collègues/famille, plus d’alcool du tout), la gestion des envies (dont les fameuses crêpes), et les jours où rien ne passe et où on n’a envie de rien justement (la simple idée d’ingurgiter un aliment me file la nausée).
Pour l’instant, j’arrive à plutôt bien gérer mon schéma alimentaire (c’est l’avis de ma diététicienne en tout cas):
– 1 petit gervais (60g) vers 10h du matin (je n’ai jamais pris de petit déj, même avant l’opération)
– 1 biscotte avec du cottage cheese ou 1 soupe à 13h
– 1 fruit à 16h
– repas du soir (50g de viande ou poisson avec légumes et très peu de féculents) vers 19-20h

Ces derniers jours, je sens que la tentation n’est pas loin, et j’avoue parfois tester un peu mes limites, comme hier, où j’ai dégusté une petite pâtisserie marocaine, ou encore des biscuits de noël confectionnés par ma collègue. Pas de dumping suite à ces tests, heureusement, mais je sens que les mauvais réflexes ne sont pas loin.
Je me fais donc violence certains après-midi pour sortir ma clémentine ou ma pomme au lieu d’un petit pot d’Alpro soja au chocolat…

Cette semaine a été dure au niveau perte puisque j’ai vraiment joué au yo-yo et j’ai l’impression que ce n’est pas fini. Je ne peux même pas prétexter un SPM récalcitrant puisque j’ai eu mes règles la semaine dernière! D’ailleurs, en parlant d’elles…

  • Je surveille mes cycles

watching

D’après les médecins, mon SOPK devrait s’amenuiser avec la perte de poids déjà engagée et je devrai récupérer des cycles réguliers à pratiquement 100%.
J’ai donc téléchargé une application pour surveiller tout ça, très pratique, très girly, et qui me permet en sus de « switcher » en mode grossesse quand le moment sera venu #JeMeFaisRireTouteSeuleParfois. J’ai donc complété très religieusement les différents encarts de l’appli lors de mon premier cycle, mentionnant tous mes symptômes, jusqu’à la texture de mes glaires, très girly que je vous dit.
Je suis sur le cul! Figurez-vous que mon dernier J1 a débarqué pile-poil 33 jours après le premier!!! Alors voilà, petit effet de surprise quand même, mais cela va-t-il durer, c’est une autre question…
Toujours est-il que nous sommes en mode câlins freestyle avec le Pilou et advienne que pourra… pas très raisonnable se diront certains, mais je les rassure immédiatement, ce n’est pas avec notre rythme frénétique de pandas narcoleptiques qu’il risque de se passer quelque chose!

  • Je reprends le sport

Apparemment, c’est une des conditions de réussite du by-pass. Alors tous les jeudis, je ressors mon maillot et je vais faire trempette pendant 1h avec mes « copines » d’aquagym. Il s’agit principalement de dames « d’un certain âge » mais qui ont au moins le mérite de continuer à se bouger les miches, j’apprécie. Je ne vous cache pas que la motivation réside à un tout autre endroit, à savoir les miches du prof justement… et c’est une sacrée motivation!!! Comme je l’ai avoué à mes collègues, ça fait bien longtemps que je n’avais pas vu de spécimen comme ça en vrai! Tout bénef’ pour moi donc, espérons que ça dure^^

sandy

  • Je deviens une addict du shopping

Sérieux, maintenant que même des chaussures me vont (vous savez, la magnifique paire de bottes que je n’arrivais pas à fermer plus haut que mi-mollet avant…), je suis en proie à une véritable addiction. Je peux à nouveau aller dans tous les magasins et y trouver ma taille puisque je re-rentre à présent dans un 38/40. Une véritable catastrophe porte-monnesque (si si, ça se dit) mais quel plaisir!

zooey5

  • J’aurai un an de plus dans 4 jours

Happy birthday to me! Je suis assez sereine cette année, plus que les 3 dernières en tout cas, et ça fait beaucoup de bien. Pour faire durer cette zénitude, j’ai d’ailleurs réservé un petit wellness privatif avec soin, massage et collation pour le D-day et j’ai vraiment hâte d’y être!

birthday

  • Je veux toujours être maman, je suis et reste plus que jamais une PMette

Malgré la régularisation de mes cycles (encore très relative évidemment), je pense toujours PMA. Il m’est difficile d’imaginer pouvoir tomber enceinte naturellement malgré ce qu' »on » dit et j’ai déjà négocié une reprise de la PMA en septembre 2018. Par contre, j’avoue que j’ai quand même l’espoir secret de Gertruder l’année prochaine. Les annonces de grossesses se font de plus en plus rares, la majorité de nos amis et proches ayant déjà 1, 2 voire 3 mômes, mais les dernières restent toujours aussi difficiles à vivre. Je sens que cette envie est plus présente que jamais et je crois que pour Pilou aussi, nous sommes donc plutôt impatients que cette fichue roue se décide enfin à tourner!

fingers-crossed

 

*** J’espère que cette période de fêtes de fin d’année sera clémente à toutes et tous, celles qui sont en pause, celles qui attendent, celles qui protègent leur bulle, celles qui couvent, celles et ceux qui pouponnent… Que la Force soit avec vous! ***
Bisous étoilés

Publicités

Le 24 août : D-Day + la suite

5h30, le réveil sonne. Je me lève en mode zombie, me félicite d’avoir déjà placé quelques petites culottes, des t-shirts et mes affaires de toilettes dans ma petite valise.

Je rassemble encore quelques affaires, regarde Pilou petit-déjeuner, et c’est le moment de se mettre en route.

Pas trop de trafic, on arrive aux admissions, il est 7h32. Il nous faudra patienter plus d’1h pour régler mon admission, j’entre donc dans ma cosy petite chambre vers 8h50. Nous nous installons, Pilou a prévu de travailler depuis ma chambre en partie puisque, par le truchement du hasard, il doit gérer un projet dans cet hôpital le jour même.

L’infirmière passe prendre mes constantes, la diététicienne passe me (re)briefer sur l’alimentation post-op, et là, j’attends, j’attends, j’attends.

C’est finalement vers 12h que les brancardiers viendront me chercher. Un dernier rapide bisous à mon Pilou d’amour, me voilà partie avec les brancardiers. Le chemin n’a pas été long, 2 étages plus bas, ils me parquent dans la zone d’attente. Et j’attends, j’attends, j’attends, le tout en me caillant les miches sévère. Je crois qu’il a du s’écouler à nouveau une bonne heure avant qu’on ne vienne me chercher.

Cette fois était un peu différente puisque l’assistant anesthésiste arrive avec le lit/brancard sur lequel je me ferai opérer. Il demande de m’y installer, me place la perf, et m’emmène vers un nouveau box pré-op, où je me ferai anesthésier. Une des pires AG dont je me souvienne, à peine le produit injecté dans ma perf que j’entends mes oreilles bourdonner de façon assourdissante, j’ai juste eu le temps d’entendre l’assistant me demander de respirer à fond, et j’étais partie… pas très zen comme AG.

Je me réveillerai ensuite vers 16h et à 16h30, d’autres brancardiers me ramèneront en chambre. Pas très bon souvenir de cette ¨utain de salle de réveil, et de l’après-midi écoulée, il ne m’en restera qu’un très vague souvenir. Mais l’opération s’est très bien déroulée, les médecins passent me voir et m’assurent du bon résultat de celle-ci.

Pilou me laisse vers 21h, et j’essaie de me positionner pour dormir. Autant briser le suspense de suite, j’ai passé une nuit de merde! Pas moyen de me retourner, ça fait trop mal, je suis donc condamnée à dormir sur le dos (chose que je ne fais jamais), avec tout le gaz (qu’ils ont utilisé pour travailler en laparoscopie) qui m’écrase la cage thoracique. Entre impossibilité de faire pipi dans leur merveilleuse panne, lever pour faire pipi dans le WC, l’impression d’avoir le ventre écrasé par un bloc de béton de 50kg en me mettant debout, le pipi vert (rapport au bleu de méthylène utilisé pour repérer d’éventuelles fuites à ma nouvelle tuyauterie interne), les anti-douleur toutes les 6h, le comprimé de morphine entre 2 prises de Dafalg*n qui me fera faire un joli malaise et les infirmières de nuit exécrables, je te laisse imaginer mon état lorsque je me résigne à rester éveillée à 6h30…

J1 Post-op
Je supplie Pilou de venir me tenir compagnie dès le matin, mais le pauvre est surbooké et doit en sus aller faire les courses pour subvenir à mes besoins post-op (très limités soit-dit en passant), il n’arrivera qu’en début d’après-midi. Sa maman et sa tante viendront me rendre visite plus tard encore, ce qui me vaudra une jolie tension à 15/9, du jamais vu pour moi. Le drain est enlevé (il m’en reste d’ailleurs toujours quelques stigmates avec 2 mini bouts de fils qui dépassent encore de ma cicatrice), les plaies sont nettoyées, la perf enlevée et on viendra m’apporter un yaourt nature vers 19-20h. J’ai péniblement mangé 1/4 de ce dernier, et j’étais rassasiée. Nouvelle nuit d’enfer avec un bloc de béton qui s’est un peu allégé, plus que 30kg environ…

J2 Post-op + sortie
Ça y est, je vais enfin pouvoir regagner mes pénates et me vautrer précautionneusement dans mon lit bien moelleux! Je dois avoir évacué la chambre d’hosto pour midi car le service est fermé durant le reste du w-e. On m’apporte le petit-déjeuner vers 7h30 : 2 biscottes, un petit carré de minarine, un petit carré de gelée de cerise, un yaourt, et un thé. Première erreur, je bois une gorgée de mon thé avant de me rendre compte que je ne suis pas censée boire 30 minutes avant ni après le repas. Je laisse donc qq minutes passer et tente de manger une biscotte. Échec, je ne suis parvenue qu’à grignoter 1/4 de la périphérie de cette fichue biscotte. Je me lève ensuite tant bien que mal pour regrouper mes affaires en attendant Pilou, qui arrivera vers 11h15. L’infirmière m’annonce qu’il faut que je reste encore un peu car vu que je n’ai pas mangé le matin, je vais devoir manger le repas du midi afin qu’ils s’assurent que l’absorption de nourriture se passe bien. Vers 11h45, on m’amène donc le fameux plateau repas, et finalement, ça me donne plutôt envie. Une petite quenelle de cabillaud mixé, une crotte de purée et des brocolis mixés itou. Moi qui n’apprécie pas le poisson plus que ça, je me suis surprise à « engloutir » 1/2 quenelle de cabillaud, et la moitié des pdt et des légumes. Ça passe plutôt bien, l’infirmière est contente et me donne mon dossier de sortie. Le chemin du retour a été remuant car chaque soubresaut me faisait ressentir tout mon intérieur, mais quel bonheur d’être enfin chez soi!

Et après?
Tout s’est vraiment bien passé. Je devais avoir un shot de fraxiparine pendant 10 jours vu mon peu d’activité physique, j’aurai clairement pu le faire moi-même, mais ayant reçu une ordonnance pour un infi à domicile, Pilou m’a convaincu de l’utiliser. Les douleurs se sont estompées au fil des jours, j’ai même pu recommencer à dormir sur le côté à J4 post-op, je vous raconte pas le bonheur (qui tient à peu de chose finalement^^). L’alimentation est restée problématique, dans le sens où je n’avais pas faim, que les biscottes, ça va bien 2 minutes, et que manger mixé pendant 2 semaines, ça court sur le haricot très vite. Même avec les morceaux à partir de la 3e semaine post-op, ça reste compliqué, mais ça va déjà mieux.

Et maintenant? 1 mois post-op
Tout va bien. En terme de perte de poids, j’en suis aujourd’hui (pile 1 mois) à -11,2kg (donc 1/3 du poids total à perdre). Je remets déjà des vêtements que j’avais mis de côté pour vendre, finalement, j’ai du refaire le switch et ma pile « à vendre » se compose maintenant essentiellement de mes vêtements « grande taille ».
D’après Pilou, j’ai déjà arrêté de ronfler, et je me sens plus reposée le matin, signe que mes apnées ont du diminuer également.
J’ai repris le travail il y a une semaine et c’est gérable malgré les coups de mou à 12h, 14h et 16h, que j’arrive à palier à coup de classement/scan/ou divagations diverses sur le net.
L’alimentation reste parfois un peu délicate. Ma mauvaise habitude de ne pas prendre de vrai petit déjeuner le matin me colle aux basques, puisque j’arrive difficilement à manger quelque chose, alors en attendant un conseil avisé de mon chirurgien, j’en suis à 1/2 P*m-pote vers 9h30. Le reste de la journée est plus facile à gérer, 1 tranche de pain grillé quand j’étais à la maison, 1 biscotte au travail avec fromage à tartiner, j’ai récemment découvert que la Kn*cki passait plutôt bien aussi, ou 3/4 de soupe (format 33cl encore trop copieux pour moi), puis 1 fruit ou 1 petit gervais (qui passe super bien, merci le format 50g) vers 16h, et le soir, on va dire que je picore dans l’assiette de Pilou, car je mange un bout de son morceau de viande, quelques uns de ses légumes et 1 des ses petites pdt. Ça tombe bien, puisqu’il est au régime aussi, et sur la bonne voie puisqu’il s’est déjà délesté de 8kg !
A partir d’aujourd’hui, plus de restrictions, je recommencer à manger des légumes qui m’étaient interdits- champignons, oignons, famille des choux et des crudités, ainsi que pâtes, riz, quinoa, pain. Je peux aussi essayer de recommencer à boire de l’eau gazeuse (mais là, j’avoue, j’ai triché car le plat, c’est un supplice pour moi, alors la semaine dernière, j’ai déjà recommencé le pétillant en faisant un mélange à base d’eau gazeuse finement pétillante et d’une eau plate aromatisée sans sucre, quel bonheur!).
A propos de la boisson, c’est probablement la seule consigne qui m’est insupportable : ne pas boire 30 minutes avant et après les repas. J’étais très optimiste avant l’opération « de toute façon, je ne bois jamais en mangeant! » mais attendre 30 minutes APRES le repas, c’est franchement hyper compliqué!

Conclusion : même si les premiers jours post-op ont été mouvementés, je suis ravie d’avoir été jusqu’au bout. Je mesure ma chance d’avoir eu droit à cette opération (et à son remboursement aussi, soyons honnêtes) et je suis bien décidée à reprendre un mode de vie normal et sain!

La suite…
J’ai dû arrêter la pilule car son absorption ne se faisait plus correctement. Je l’ai reprise dès J2 post-op, mais mes saignements se sont déclarés dans la foulée. Après 5 jours de prises équivalents à 5 jours de pertes abondantes, je me suis fait une raison et j’ai tout stoppé. On a discuté des options avec Pilou, et on en est vite arrivés à la conclusion qu’on serait juste « prudents » dans les mois à venir.
Je revois le chirurgien le 13 octobre prochain, j’aurai donc tout le loisir de lui poser mes questions de contraception vs. naturel histoire d’avoir un avis éclairé sur la chose.
Pilou m’a avoué hier qu’il pensait que je tomberai enceinte naturellement bientôt, et malgré le fait que je me persuade qu’on aura à nouveau recours à la PMA l’année prochaine, une partie de mes pensées s’échappent pour faire écho à celles de Pilou. J’imagine que l’avenir nous le dira…

Pour celles/ceux qui seraient intéressé(e)s par les détails des suites post-op ou autres, je vous invite à m’envoyer un mail à tinkieginieenpma[a]gmail.com

Vivement la suite de la suite 😉 !!!

19 mai : rdv chirurgien et verdict

Debout à 7h pour nous préparer et nous mettre en route pour le rdv fixé à 8h45 (c’est la dernière fois que je laisse Pilou choisir l’heure d’un rdv, même si c’est lui qui conduit), c’est les yeux encore tout collés et le cerveau embrumé que j’arrive au secrétariat du Dr. D.

A posteriori, c’est quand même pas si mal un rdv si tôt. J’étais tellement dans le cake que je n’ai pas eu le temps de réfléchir et stresser de savoir si oui ou non, l’équipe de Dr. D avait bien reçu le rapport de mon test du sommeil…

Le suspens aura été finalement assez court (quelle chance vous avez^^) car c’est la diététicienne en personne qui me révèle que je fais bien des apnées du sommeil et que donc, l’opération sera donc bien prise en charge par l’Inami avec, en prime, l’intervention de mon assurance hospitalisation complémentaire (Alléluia, mes 30€ mensuels me serviront finalement à quelque chose)!

Inutile de vous dire que j’étais aux anges, et que je n’ai écouté que d’une oreille ce que la charmante diététicienne me racontait ensuite.

Ensuite c’est l’assistante du Dr. D qui me confirme la nouvelle et qui m’explique brièvement comment se déroulera l’intervention.
Finalement, c’est au tour de Dr. D de reprendre mon dossier. Je fais donc des apnées du sommeil « modérées » mais qui sont suffisantes pour garantir le remboursement, ça en plus de mon rapport apocalyptique de mauvais cholestérol, et de ma prise de metformine, c’est banco.

Il me raccompagne vers son secrétariat, qui me propose une date d’opération : ça sera pour le 24 août prochain!
Encore une consultation psychologique pour valider mon dossier (j’ai les boules d’ailleurs, ça sera en néerlandais et à 105€ la consult… heureusement que l’opération est remboursée!) et voilà #yapuka…

Il ne reste donc plus que 86 jours avant le début d’une nouvelle aventure!

Beaucoup de « by-passés » considèrent cette opération comme le début d’une nouvelle vie, pour moi, elle représente plutôt un nouvel élan. Je serai toujours moi « intérieurement », même si je compte bien me sortir les doigts du luc un peu et me mettre sérieusement à une activité physique plus régulière (vive les cours de gym avec belle-maman :-D), il n’y aura donc que « l’extérieur » qui va changer, mais j’ai franchement hâte!

Résultat de recherche d'images pour "new lif"

On a testé mon sommeil

Je dors en général plutôt bien, et plutôt beaucoup, au grand dam de Pilou.

Du coup, je n’étais absolument pas stressée d’aller passer une nuit à l’hôpital pour tester mon sommeil, test qui permet de déterminer si je fais des apnées du sommeil (condition, si elle est remplie, qui ferait en sorte que l’opération-by-pass soit remboursée par ma mutuelle).

Arrivée comme une fleur à 18h30, tout s’enchaîne rapidement. J’arrive au bureau des infirmières, l’une d’entre elle m’amène dans ma chambre, le plateau repas est posé sur la table : « café ou soupe? » « soupe, merci ». Après les 2 tartines et la soupe avalées, j’ai instruction de me mettre en pyjama pour démarrer « l’installation ».

L’infirmière commence par poser un boitier à hauteur de mon estomac, qu’elle fixe à l’aide de 2 sangles velcro. 2 sangles supplémentaires, élastiques, viennent s’ajouter par dessus et par dessous le boitier. Ensuite viennent les électrodes. Au total, ce ne sont pas loin de 20 électrodes qui seront posées à divers endroits: 4 sur le visage (1 sur le front, 1 sur le menton, et 1 de chaque côté des yeux), 2 sur le thorax, 2 sur les jambes, 1 sur l’index,  et 10 sur le crâne (5 de chaque côté, allant du début du front jusqu’à derrière l’oreille) (oui ça ne fait que 19 mais dans les 20, je compte le capteur nasal, le masque qui s’insère dans les narines). Le tout joyeusement fixé grâce à une pâte grisâtre et une quantité non négligeable de sparadrap anti-allergique (sauf pour le capteur nasal, heureusement). Une fois toutes les électrodes reliées au boitier, c’est le boitier qu’il faut relier à la prise murale (une sorte de prise HDMI), et c’est parti pour la prise de mesures de référence : mouvements des yeux, de la bouche, du thorax, et des jambes.
Une fois que tout est ok sur le PC, elle débranche la prise murale, mais laisse en place tout le reste et je suis « libre » de mes mouvements jusqu’à 20h30. A 20h30, elle vient tout rebrancher et place, en plus de tout le reste, un joli filet sur ma tête, afin de maintenir tous les fils en place.
J’ai le droit de regarder la télé ou lire ou… m’occuper jusqu’à 22h00, dernière limite. Heureusement, la série que je regarde se termine à 22h07, j’appelle l’infirmière pour les derniers réglages, et c’est parti pour la nuit.

Lorsque la lumière est éteinte, je n’en mène pas large. Autres volumes, autres bruits, autres lumières, autres… autres tout en fait, j’ai envie de me retourner mais je limite mes mouvements. Me sentant finalement partir rejoindre les bras de Morphée, je suis réveillée une première fois par l’infirmière de nuit. L’électrode derrière mon oreille gauche a bougé. Elle viendra la replacer 2 fois, à la 3e, elle décide de l’arracher enlever complètement et de la replacer correctement. Sauf que la pâte a durci entre temps, et qu’elle m’arrache la moitié de mon scalp. Aujourd’hui encore, quand je remets des mèches derrière mes oreilles, je m’attarde à l’endroit où se trouvait cette p^@{¨n d’électrode et ai la très nette impression d’avoir un « trou » dans les cheveux 😦
Il était donc 00h36. Le reste de la nuit sera compliqué, entre la peur de faire bouger à nouveau cette p^@{¨n d’électrode, celle de faire bouger la p^@{¨n d’électrode de droite et mon incapacité à dormir sur le dos, ça nous donne des réveils fréquents, un ré-endormissement compliqué et une nuit carrément pourrie.

L’infirmière m’avait expliqué que le matin, elles commençaient leur ronde de réveil à 06h30. A 06h27, une irrépressible envie de pipi se fait sentir, et à 06h33, n’en pouvant plus, je sonne. Elle vient me libérer-délivrer (je t’en prie, c’est gratuit). Elle me demande si j’ai bien dormi, je lui réponds que ça n’était pas la meilleure nuit de ma vie. Elle semble surprise, j’ai dû scier l’équivalent de la Forêt Vierge avec un bout de la Forêt de Soigne en prime, mais elle a l’air satisfaite des mesures prises durant la nuit, c’est le principal. Il me semblait avoir entendu qu’elle passait me faire les premières constatations avant mon départ, mais sa collègue qui vient m’apporter mon plateau petit-déj me dit le contraire, selon elle, je peux petit-déjeuner, me rhabiller et m’en aller.

Résultat de recherche d'images pour "mauvaise nuit"

Vu mon état, je ne me fait pas prier et m’en vais. Ce que je n’avais pas prévu, c’est que la nuit soit aussi mauvaise, certes, mais surtout, que je n’aurai pas la possibilité de me doucher alors que j’ai de la pâte à coller des électrodes plein les cheveux! Du coup, moi qui pensais me pointer la fleur au fusil au boulot, c’est plutôt la queue entre les jambes que j’ai fait un mail à mon boss et que je suis rentrée pour tenter de récupérer un peu. J’ai dormi 3h d’affilée, ai pris une bonne douche et suis malgré tout allée bosser, non sans mal, l’après-midi.

Résultat des courses, c’est que je n’ai aucun résultat de ce test, aucune idée de si je fais, oui ou non, des apnées et donc aucune certitude de si mon opération sera prise en charge ou non.
Je suis toujours dans le flou, à tel point que j’ai demandé à mon médecin traitant une prescription pour une pds pour le fameux triangle glycémique. Etant sous Actos (dérivé du Glucophage que je ne supportais pas du tout), mes valeurs glycémiques étaient tout à fait dans la norme lors de ma dernière pds. Mais je sais qu’elles sont catastrophiques sans ce médoc. Du coup, j’ai appelé la coordinatrice du chirurgien qui m’a conseillé d’attendre le prochain rdv et d’en discuter directement avec le chirurgien. Affaire à suivre donc…

Je ne suis pas mécontente que cette mésaventure soit derrière moi, mais maintenant, le stress reprend ses droits.
Quand je lis les témoignages des « by-passés », qui parlent d’une renaissance, d’une nouvelle vie, je n’ai qu’une hâte, que ça soit enfin mon tour!

Prochain épisode : rdv chez le chirurgien le 19 mai prochain…

Verdict : opération

Il y a 2 semaines, après avoir envoyé un gentil petit mail aux infirmières du service PMA du nouvel hôpital, j’ai enfin pu être fixée sur le sort de mon polype.

La gynéco-étudiante-de-dernière-année a pris 5 minutes de son précieux temps pour répondre à mon mail. Mon dossier était bien passé en staff, et Pr. DS a jugé nécessaire qu’on me retire ce polype indésirable.
La gynéco-étudiante-de-dernière-année ne voyait pas de trace de mes résultats de la prise de sang dans mon dossier (mais c’est pas grave hein, je kiffe tellement me lever à 6h30 pour aller me faire trouer la peau…), et ne savait toujours pas pourquoi mes trompes n’étaient pas visibles (question à 100 boules : est-ce possible que l’entrée de mes trompes n’était pas visible parce que l’examen n’a pas été fait dans la bonne période du cycle?). Du coup, la gynéco qui réalisera l’hystéro opératoire examinera à nouveau mes trompes durant la manipulation.
Je suis Joie et Bonheur puisque je n’ai pas eu la chance de rencontrer cette fameuse gynéco, j’imagine donc que ça doit être elle le fameux gynéco de référence qui ne s’est jamais pointé lors de mon hystéroscopie diagnostique.
Joie et Bonheur bis puisque je viens de découvrir que cette référente est mon aînée de 2 petites années (je sais, ça veut rien dire, mais zut quoi, pourquoi c’est moi qui doit me taper toutes les petites nouvelles?) (en plus, j’ai lu ses études sur les hystéroscopies opératoires, et ça fait flipper 3 patientes sur 84 opérées ont subi une perforation).
En attendant, la gynéco-étudiante-de-dernière-année m’a gentiment demandé de reprendre la pilule, ce qui est chose faite depuis le 07/10. Joie et Bonheur ter.

Je me prépare donc à passer sur le billard ce vendredi. Et cette fois-ci, j’ai demandé une AG, pas envie de les « sentir » farfouiller dans mon dedans de moi, prout.


Sinon, pour finir sur une note un peu plus positive, je suis retournée voir la diététicienne jeudi passé et… TADAAAAAM -1,5kg au compteur! Petite victoire certes, mais victoire quand même!!!

Résultat de recherche d'images pour "petite victoire"