Vendredi 31 mars

**Petit aparté pour vous dire merci pour vos messages suite à mon dernier article. Nous remontons la pente doucement, même si ce n’est pas tous les jours faciles. Et j’ai donc décidé de continuer à écrire ici, car cette opération fait effectivement partie de mon (notre) parcours du combattant pour avoir notre bébé. Fin de l’aparté.**

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours souffert de problèmes de poids. Enfin, surtout lorsque j’ai commencé l’école primaire, car avant cela, même si je ne m’en rappelle plus distinctement, j’ai l’air d’être plutôt dans la moyenne sur les photos.

Un changement d’environnement (école, ville, maison,…) vers 8 ans pourrait-il être à l’origine de ces problèmes? Je ne peux le jurer… Toujours est-il que dès mes premières visites médicales scolaires, le médecin inscrivait pratiquement systématiquement « poids à surveiller ». Ce poids a été le complexe qui m’a accompagné durant toute ma pré-adolescence, toute mon adolescence, et qui m’accompagne encore aujourd’hui.

Pour mettre des chiffres et rendre plus concret ce complexe, j’ai atteint assez vite les 50kg en début d’adolescence, pour finir par osciller entre les 65-70kg vers mes 16-17 ans. J’étais alors en couple et assumais plutôt bien mes formes. Rien de dramatique me direz-vous, même si à l’époque, ma meilleure amie pesait dans les 50kg. Mon image, sans m’obséder complètement, me revoyait déjà une sorte « d’anormalité ». Lorsque j’ai quitté le garçon avec lequel je sortais trois ans plus tard, je suis « retombée » à 63kg (ce chiffre m’a marqué, car je retrouvais un poids « acceptable »). Je pesais 68kg quand j’ai rencontré Pilou en 2005.

Les années aidant (sans parler des traitements PMesques), c’est plus de 30kg qui se sont insidieusement invités sur ma balance. J’ai eu plusieurs « prises de conscience » pendant ces années, durant lesquelles j’ai réussi à perdre quelques kilos… Appelez-moi la Reine des régimes (sans vouloir faire de l’ombre à la Reine de la PMA bien sûr!) : hyperprotéiné (-8kg), Indice Glycémique (devant être particulièrement adapté à ma résistance à l’insuline, symptôme reconnu du sopk, -2 ou -3kg), WW (-10kg), diététicienne consultée récemment (-5kg, puis +1,5kg donc -3,5kg au total).
Tout ça en reprenant le poids perdu quelques semaines/mois plus tard, pour finir par atteindre mon poids record de 103kg lors de la première consultation chez la diététicienne en septembre 2016.
J’ai perdu 2kg en 3 semaines en suivant sa méthode « manger en fonction de sa faim » (qui s’apparente à la méthode Zermati si j’ai bien suivi). J’ai continué à perdre petit à petit pour atteindre les 98kg lors de ma dernière séance avant les fêtes. En janvier, je me doutais de la cata, puisque j’avais zappé mon médicament « Metformine » et que j’avais eu des fringales énormes. Résultat sur la balance : retour à 101kg.

too-wide

Avec les évènements récents et le chamboulement émotionnel, je suis descendue à 97kg. Soit encore et toujours 30kg de trop pour que mon IMC soit dans la norme, c-a-d à 25, comme me l’a si bien fait remarquer Pr. DS lors de notre dernier rdv.

Cette prise de poids lente et insidieuse et l’incapacité d’en perdre malgré tous mes efforts m’ont fortement atteint dans mon estime et ma confiance en moi. Malgré l’explication sopk (perte de poids rendue plus difficile que pour une personne « lambda »); je vis ce poids comme un échec constant dans ma vie. Je sais que mon poids ne me défini pas, mais il commence à me faire redouter de ne plus pouvoir vivre « normalement », comme par exemple m’empêcher de réaliser le saut en parapente l’été dernier. J’ai stressé de savoir si je pourrai ou non le faire, que j’en suis même venue à mentir de quelques kilos pour être sûre de pouvoir vivre ce moment unique… La goutte d’eau a bien entendu été la dégradation rapide de l’état de santé de mon papa, atteint de diabète de type 2, que je risque de développer également à cause du sopk évidemment. Le voir ainsi relié à un semblant de vie par toute une série de machines m’a terrorisé et le regard de Pilou lorsqu’il m’a dit qu’il ne supporterait pas de me voir comme ça ont été les éléments qui ont clairement fait sonner l’alarme dans ma petite tête. Ça en plus du coup de massue asséné par Pr. DS concernant la qualité de mes ovocytes forcément.

Voilà donc ce qui m’a décidé à prendre rdv chez un chirurgien spécialisé (et très réputé en Belgique) en chirurgie bariatrique. D’après son site Internet, je peux envisager  une chirurgie remboursée par ma mutuelle, grâce à mon IMC de 35,5 et à mes antécédents de diabète (vu que je suis déjà sous Metformine). J’aimerai me/le diriger vers une plicature de l’estomac, c-a-d qu’il replierai « simplement » une partie de mon estomac, sans ablation, ni autre by-pass. Je travaille dans le secteur des transports, et plusieurs chauffeurs m’ont déjà parlé de cette intervention, qu’ils ont eux-mêmes subie et qui les a littéralement transformés et leur a redonné vie.
Attention, je ne me fais pas d’illusions en me disant qu’après l’opération, ça sera cui-cui les ptits oiseaux et que je perdrai mes 30kg en un claquement de doigts hein… je ne suis pas (encore) complètement débile ou stupide, je sais que je vais devoir être suivie très régulièrement, prendre des compléments vitaminiques, repenser radicalement mon plan alimentaire, et reprendre une activité physique sérieusement, mais je sais pourquoi je veux faire tout ça. J’espère juste que le médecin ne va pas me renvoyer chez moi sans autre forme de procès, ou que je ne serai pas arrêtée dans mon élan par un bilan psy insatisfaisant…

Petite problématique à ne pas perdre de vue cependant, vu que j’ai quand même perdu quelques kilos suite au décès de mon papa, j’espère ne pas en avoir perdu de trop et ne pas être passée en deçà d’un IMC de 35! Un vrai comble quand on y pense!

Verdict demain, rendez-vous à 11h45…

strss

Publicités

Pensées du Jour (rdv Pr. DS J-28)

Qu’est-ce que je suis pressée de revoir Pr. DS!

J’espère qu’elle nous donnera le go pour cette FIV, ICSI de préférence. Même si je n’ai pas perdu les 20kg qu’elle demandait, j’en ai quand même déjà perdu un quart…

Je me demande ce que ça va donner au niveau protocole… ils ne me connaissent pas encore, je risque une belle hyperstim. Ça serait ballot de faire une hyperstim quand même.

Peut-être qu’on n’aurait pas du changer de centre. Ils nous connaissent bien à Bruxelles et leur protocole a peut-être encore évolué et donne de meilleurs résultats.

En même temps, sans Pr. DS, il n’y aurait pas eu d’hystéroscopie, sans hystéro, pas de détection des polypes, pas de résection et pas de RIF test non plus, faut que je lui fasse confiance!

Je me demande d’ailleurs quels sont les résultats de ce fameux RIF test… j’espère qu’elle ne va pas nous annoncer une mauvaise nouvelle, je ne sais pas comment gérer une mauvaise nouvelle là tout de suite…

Et si on n’arrivait jamais à avoir d’enfant? Qu’est-ce qu’on va faire? S’acheter des bagnoles de luxe, ou une résidence secondaire quelque part où il fait beau? J’entends déjà les mauvaises langues s’apitoyer sur notre sort tiens.

Faudra que Pilou se décide une bonne fois pour toutes pour l’adoption, parce que bon, j’ai pas envie de commencer ce genre de démarches à 40 ans, moi.

Avec son travail, je peux même pas lui en vouloir le pauvre, il est tellement surmené…

Si jamais le RIF test est problématique, ou que Pr. DS ne veut pas faire de FIV, je supplierai Pilou pour assister à la prochaine séance d’information chez Thérèse Wante, et qui sait, il sera peut-être ok pour entamer les démarches finalement? Après tout, il aura 40 ans dans 2 ans, lui.

S’il ne veut pas, il sera bien obligé d’accepter qu’on adopte un chien. Un bébé labrador au lieu du bébé humain. Oui, au moins un bébé de quelque chose.

Mais bon, si ça se trouve, ces saletés de polypes étaient juste dans le chemin et maintenant qu’ils sont partis, on va avoir une belle accroche!

Pourvu que ça soit une fille…

Je crois que Fidji ça irait bien à un labrador chocolat.

Tom c’est bien aussi.

Révélations

Je suis sur plusieurs groupes FB qui concernent les OPK. Certains très intéressants, d’autres moins. Ceux de la première catégorie sont principalement anglophones, car comme je l’ai déjà mentionné dans l’un de mes précédents articles, les américains ont l’air de considérer ce syndrome comme une réelle maladie (et quand on prend tous les symptômes, sous leur forme la plus grave, il y a quand même de quoi).

1421339141916
*Le SOPK est un syndrome qui touche plus de 7 millions de femmes. C’est plus que le nombre combiné de personnes touchées par le cancer du sein, la polyarthrite rhumatoïde, la sclérose en plaques et le lupus.

Tout ça pour dire que, récemment, certaines filles du groupe ont ajouté à leur photo de profil un cadre, dans lequel il est indiqué « I am 1 in 10 – PCOS Awareness » (Je suis 1 sur 10 – opk power, enfin, un truc du style^^). Je me suis donc lancée et ai ajouté à mon tour ce cadre à ma photo de profil.

Résultat de recherche d'images pour "pcos awareness"

Quelques minutes plus tard, je recevais déjà des notifications.
D’abord de simples « likes » d’amies, puis les réactions « smiley triste » de membres de la famille lointaine, et ensuite des commentaires.
Des commentaires de soutien, avec des smileys, des bisous et des cœurs, des commentaires d’amies qui se dévoilent, et des commentaires d’autres qui sont passées par là et apportent un peu d’espoir.
Même des messages privés, pour partager un peu de leur vie et de leurs galères, mais avec toujours une belle note d’espoir au bout.
L’une d’entre elle m’a carrément remerciée d’avoir osé ajouter ce cadre à ma photo et donc d’en parler, de façon indirecte. Je lui ai répondu que je l’avais fait principalement pour moi, et que je n’avais eu que des retours positifs et bienveillants, ce qui me facilitait beaucoup les choses.
Et pas plus tard que ce midi, lors de la pause déjeuner, le dialogue s’est fait assez naturellement avec mes collègues les plus proches, qui connaissent quelqu’une qui est passée par là, ou qui est actuellement en plein protocole. Un échange, parfois un peu d’éducation sur l’infertilité en général, et une fois encore, de gentils mots et du soutient.

Je ne m’attendais pas à autant de réactions, et même si je n’ai rien fait de particulier, ça me réchauffe le cœur de voir que finalement, un petit geste anodin peut apporter autant de surprises et de positivité!
Évidemment, nous sommes tous libres d’en parler ou non, mais je suis heureuse de l’avoir fait car tous ces retours sont plutôt encourageants!

Résultat de recherche d'images pour "pcos awareness"

L’hystéro, c’est rigolo

Hystéroscopie réalisée vendredi passé.

On arrive (parce que oui, mon Pilou d’amour m’accompagnait ❤ ) et on voit deux autres couples et une dame seule dans la salle d’attente. Chouette, ça commence bien.

1h plus tard, mon nom est appelé. On rentre dans la salle d’examen, et 3 jeunes dames se présentent à nous. Il s’avère qu’en fait, ce sont des étudiantes de dernière année de médecine qui gèrent les consultations et examens gynécos standards.
Je comprends alors ce que voulait dire la secrétaire médicale quand elle disait qu’il « ne faut pas s’inquiéter car si elles ont le moindre doute, elles n’hésiteront pas à appeler le gynécologue référent ».

Elles (oui, parce qu’elles font tout à trois…) m’indiquent le petit coin pour le déshabillage, et me demandent de m’installer sur la table ensuite. Elles m’expliquent comment l’examen va se dérouler, me montrent le matos qu’elles vont utiliser, me disent de ne pas m’inquiéter car de l’eau est injectée en même temps que la progression de la caméra, blablabla,…
Les choses sérieuses commencent, je m’attendais à avoir mal au passage du col mais je n’ai rien senti finalement. Elles s’attardent un peu sur une image qui a l’air de les interpeller, l’une des trois demande où est le gynéco référent, une deuxième dégaine son téléphone et lui demande de passer. Je suis toujours sur la table, la caméra toujours au même endroit, j’ai l’impression qu’elles cherchent quelque chose, mais je ne parviens pas à comprendre quoi (elles murmurent et en plus parlent néerlandais, ce qui ne facilite pas la chose). Elles finissent par prendre plusieurs clichés et même une courte vidéo en attendant le gynécologue. Elles me font me redresser mais me demandent de patienter sur le bord du siège car le gynéco voudra peut-être me réexaminer (et là, je me félicite intérieurement d’avoir pensé à mettre une tunique et j’aime toujours d’amour la PMette qui a partagé son astuce!).

Finalement, je ne verrai jamais ce fameux gynéco référent. Elles me feront me rhabiller et m’expliqueront l’examen en quelques mots. Les clichés et la courte vidéo montrent en fait un joli polype. Rien de grave, mais qui pourrait éventuellement expliquer les échecs d’implantations (putain de bordel de merde!!! j’enrage d’avoir dû attendre autant pour découvrir ça!!!). Elles ne peuvent pas me dire tout de suite s’il faut l’enlever ou pas.
Et elles m’expliquent enfin que, ce qu’elles cherchaient sans la trouver était en fait l’entrée de mes trompes. Mais que ce n’était pas problématique pour une FIV. Sauf que Pr. DS m’avait quand même parlé de drilling… au début je trouvais que ce n’était pas spécialement une bonne idée, mais en y réfléchissant un peu, je me dis que ça serait une alternative plutôt pas mal dans le sens où ça me permettrait de continuer à suivre la méthode « anti-régime » de la diététicienne et de perdre peut-être quelques kilos supplémentaires tout en espérant que le drilling puisse avoir l’effet escompté… bref.
Revenons-en à mes trompes, ou plutôt à l’absence d’ouverture de mes trompes.
Étant elles-mêmes perplexes à ce sujet, elles n’ont rien pu me dire d’autre à part qu’elles passeraient mon dossier en staff (c’est bien la première fois que j’entends que mon dossier passe en staff tiens, ça m’a fait tout drôle…) mardi et qu’elles me recontacteraient d’ici la fin de la semaine pour me donner le compte rendu de l’examen.

Je ne sais pas si je dois me réjouir d’avoir un polype début d’explication à mes soucis, ou m’inquiéter de ne pas avoir vu mes trompes.
Je suis quelqu’un d’assez zen en général, je ne stresse pas vite mais je dois bien avouer qu’à l’heure actuelle, je suis très angoissée par rapport à cet examen annoncé comme banal de prime abord 😦 Surtout que depuis vendredi soir, j’ai quelques saignements qui se font franchement amplifiés pour devenir des pertes abondantes depuis hier…

Il ne me reste plus qu’à espérer avoir des nouvelles rapidement et que les saignements s’arrêtent.

 

L’hystéro, c’est vraiment trop rigolo…

Résultat de recherche d'images pour "clown d'hopital"

Nouvelle synergie

J’ai hésité sur le choix du mot, mais il me semble finalement assez à-propos:

La synergie est un type de phénomène par lequel plusieurs facteurs agissant en commun ensemble créent un effet global ; un effet synergique distinct de tout ce qui aurait pu se produire s’ils avaient opéré isolément, que ce soit chacun de son côté ou tous réunis mais œuvrant indépendamment.

Dixit mon ami Wiki

Effectivement, plusieurs facteurs, bien que n’ayant pas réellement agit en même temps, ont pourtant créé un effet global, moteur d’un changement que j’espère positif et de longue durée.

  • Le premier facteur identifié est bien entendu le rendez-vous avec la Pr. DS. Elle m’a remotivée avec son plan d’attaque et son positivisme. Peut-être que le chemin sera moins long, ou pas, mais l’important, c’est qu’on soit prêts, Pilou et moi, à se remettre en marche, main dans la main.

 

  • Le second facteur, c’est indéniablement ce nouveau souffle que j’ai retrouvé dans ma relation avec Pilou. Il est plus détendu du slip depuis quelques semaines, il a pris du recul par rapport à son boulot et a pris conscience que les OPK n’étaient pas juste un problème d’infertilité, mais que ça me pourri la vie au quotidien (fatigue, épisodes dépressifs, poids,…). Il m’aide un peu plus à la maison (avant, il était très branché « Moi Tarzan, Moi faire le jardin – Toi Jane, Toi faire le ménage, la vaisselle, la lessive, le repassage, la cuisine, etc.) Il a d’ailleurs récemment repassé une manne de linge bien remplie! Et il continue sur sa lancée bricolage à la maison et a peint notre chambre en vue de la livraison de notre nouveau lit. Il parle même de peindre la chambre d’amis. Soufflée, je suis, Amoureuse, encore plus ❤

 

  • Le troisième est en partie la réalisation d’un de mes rêves. Depuis mes 25 ans, je veux faire un vol en parapente et c’est à présent chose faite. On ne peut pas dire que c’était l’éclate totale, j’ai morflé, enfin, surtout mon estomac, tout au long du vol tellement que j’ai tout dégueulé à l’atterrissage. Mais le principal, c’est que mon Pilou était fier de moi, et surtout que j’étais super fière de moi aussi! Un élément de plus à rayer de ma Bucket List (faudrait que je la publie un de ces jours tiens).

 

  • Le quatrième facteur est indéniablement le rdv d’hier chez la diététicienne. J’ai eu un bol monstre sur ce coup-là. Ne sachant pas trop quoi faire, j’ai fait une recherche dans Gogole « diététicienne tournai » et je suis tombée sur plusieurs sites. L’un d’entre eux a attiré mon attention car la diététicienne qui en était l’auteur parlait « d’anti-régime » particulièrement indiqué pour les personnes ayant déjà suivi plusieurs régimes, avec un effet yoyo comme résultat. Comme c’était notre cas à Pilou et moi, je me suis dit que ça semblait particulièrement adapté à notre situation. Nous voilà donc dans son bureau hier soir, à faire ensemble l’analyse de notre prise de poids, chacun à notre tour, chacun avec nos raisons. Sa vision des choses est surprenante. Elle n’impose aucun régime (d’où « l’anti-régime » mentionné sur son site), au contraire, elle estime que les frustrations liées aux régimes sont justement à l’origine de cet effet yoyo et que tant qu’on s’impose des restrictions, le gain de poids est inévitable. Le but de la manœuvre est donc de retrouver les sensations de faim mais surtout de satiété car c’est parce que l’on mange trop que l’on grossit! Nous sommes donc ressortis de là sans aucun plan alimentaire, sans aucune instruction de pesage ou de comptage mais avec des fiches à compléter afin de tenir un journal de bord alimentaire. Depuis ce matin, je note donc tout ce que je mange, à quelle heure et surtout dans quel état émotionnel je me trouve lorsque je mange. J’imagine que ça nous aidera à déterminer quel type de « mangeuse » je suis, et les mécanismes à mettre en place pour manger moins et réussir à me stabiliser à mon poids non pas idéal mais plutôt mon poids « organique ». Elle ne garantit donc pas un nombre minimal de kilos perdus, ni de passer à une dizaine inférieure car c’est mon corps qui va décider seul à quel poids il se sent bien. C’est une méthode qui peut paraître curieuse, mais j’adhère totalement (je fais clairement un blocage sur le côté restrictif des régimes ordinaires). Pilou a eu plus de mal à accrocher car il est très cartésien et a besoin d’un plan à suivre pour ne pas tomber dans l’excès mais la diététicienne lui a fait comprendre qu’il avait un schéma d’obésité hyperplasique (en mangeant, les cellules graisseuses se multiplient, en faisant régime elles réduisent juste en taille, mais en remangeant normalement, les cellules regrossissent et continuent à se multiplier) et qu’il reprendrait d’office du poids après un régime normal. Alors nous voilà partis pour quelques mois voire années de réapprentissage, et pour une fois, ça ne me fait pas peur! Sans avoir l’intention de faire de mon blog un blog sur mon nouvel anti-régime, je ferai des updates après mes rdv avec la diététicienne.

 

Voilà ce qui explique donc également le changement de style du blog.
Il me semblait opportun de l’adapter à cette nouvelle synergie qui semble se dessiner dans ma vie ces dernières semaines, j’espère continuer sur cette voie et trouver l’apaisement, et, je l’espère très fort, la conclusion heureuse du bébé si fort espéré, mille fois imaginé et immensément désiré.

Résultat de recherche d'images pour "new day"

 

 

Renouveau

Quelle étrange sensation, recommencer une nouvelle année que je n’imaginais pas différente et qui finalement, se révèle l’être en tous points…

J1 a débarqué jeudi dernier, j’ai rappelé Carine, notre infirmière-conseillère attitrée d’après ce que j’ai pu comprendre, qui m’a fixé rdv hier, à J5 donc.

Nous voilà en route, Pilou et moi, et pour une fois, les emboutS ont l’air tout à fait raisonnables, on devrait pouvoir arriver un peu en avance. Pour une fois, le parking aussi à l’air vide, et on trouve une place pas trop loin de l’entrée, décidément, on progresse.

Devant l’entrée, gros chantier, des ouvriers sont déjà à pied d’oeuvre. Notre couloir a perdu ses nez (me demandez pas pourquoi, mais avant, dans ce couloir, il y avait des tas de nez sur le mur de gauche, des grands, des petits, de toutes les formes) et lorsqu’on entre dans ce qui est en fait l’accueil de l’hopital des enfants, on se retrouve dans un tout nouvel environnement. Les imprimés panthère des murs ont été remplacés par une peinture vert pomme, et le plafond des guichets s’est transformé en ciel bleu, avec des nuages cotonneux et une foultitude de ballons de toutes les couleurs. On aime bien cette nouvelle déco!

Heureusement, les ascenceurs menant au centre PMA n’ont pas changés et ils revêtent toujours leur chouette imprimé vache. C’est le coeur léger que j’appuie sur le 2 pour enfin remettre les pieds dans la salle d’attente que je connais par coeur. Ça, c’est ce que je croyais, car à peine les portes de l’ascenceur ouvertes, je me retrouve nez à nez avec une nouvelle pièce, fraîchement repeinte et complètement réaménagée. Le guichet est toujours à la même place, mais c’était comme s’ils avaient mis les pièces dans un grand sac et qu’ils avaient tout mélangé et qu’ils avaient tout replacé dans un orde complètement différent! Après quelques minutes de repérage, on commence à s’y faire, et on trouve ça même plutôt pas mal. On s’installe dans cette nouvelle salle d’attente et je guette Carine. C’est une nouvelle, donc je ne sais pas trop à quoi elle ressemble. Lorsqu’une petite madame sort des bureaux et appelle un autre couple, Pilou me dit que ça doit sûrement être elle, ce à quoi je réponds qu’il vaut mieux pas car il est déjà 9h05 et qu’on avait rdv à 9h. D’habitude, ils ne sont jamais en retard dans mon centre, ou si peu, max 15 minutes d’après mes souvenirs. Mon regard reste donc fixé sur les portes battantes, et dès qu’un médecin ou une infi en sort, je me tiens prête à bondir. À 9h30, je tremble, je n’en peux plus, je me dis qu’ils nous ont oubliés, que la secrétaire n’a pas prévenu Carine de notre arrivée et je suis à 2 doigts de me lever pour aller demander des explications. À peine le temps de me retourner vers Pilou pour lui dire que je vais aller dire 2 mots à la secrétaire, la petite madame ressort des portes battantes et appelle mon nom. Ben mince, Pilou avait raison. Elle s’excuse platement, en disant qu’ils étaient débordés et je me rends alors compte qu’en effet, la salle d’attente avait été prise d’assaut par des dizaines de couples, quelques enfants et une ou deux femmes enceintes.

Mon irritation finalement vite dissipée, elle nous conduit jusqu’aux nouveaux locaux d’échos et heureusement, il n’y a qu’une dame seule avant nous. Elle rentre et quelques minutes après une cabine se libère et c’est à notre tour. En voyant le médecin qui auscultait, mon coeur s’est rempli de joie car il s’agissait de mon « Ryry », un gynéco espagnol de l’équipe qui s’occupe des MIV. Il me reconnait tout de suite, m’appelle directement par mon prénom et me dit qu’il est content de me revoir après tout ce temps. Il est vraiment super lui, j’étais trop contente de le voir! Il m’endo-chattalise, l’endomètre est à 8.8, 38 follicules à gauche, 35 à droite, même pour une OPK je crois que je bats tous les scores :-p

Et là, il m’annonce qu’ils ont encore adapté le protocole de la MIV. Sur le moment j’ai pas trop compris, mais Carine m’expliquera ensuite que si la récolte est supérieure à 4 embryons de bonne qualité, ils effectuent un transfert « frais ». Par contre, si la récolte est moins bonne, ils les congèlent tous d’office et ils réalisent un transfert sur le cycle naturel qui suit. J’ai pas trop compris l’intérêt mais El Ryry nous a annoncé un taux de 50% de réussite en transfert frais et de 35% pour un transfert de congelé. Vu les scores complètements pourraves qu’on a eu jusqu’à présent, c’est-à-dire 2 bons embryons à chaque ponction, ça sent le transfert de congelé et ça me rend un peu chafouine. Mais j’imagine qu’il y a une raison à cela et qu’ils savent ce qu’ils font… Après une rapide PDS, Carine me file toutes les ordonnances, on passe à la pharmacie de l’hopital récupérer tout notre matos, et là, Oh surprise, le Menopur a aussi changé!!!

Punaise mais ça s’arrête à un moment tous ces changements? Dans l’absolu, ça n’avait pas l’air bien compliqué, mais j’avais perdu pas mal de mes repères déjà donc j’ai un peu pété les plombs à la pharmacie. Après quelques explications de la pharmacienne, je comprends plus ou moins ce que je suis censée faire et Pilou et moi, on rentre à la maison.

Avec tous ces chamboulement, voici ce que donne mon nouveau protocole :

  • 12-13/01-De J5 à J6 – injection de 225ui de Menopur à 20h (pour la petite anecdocte trop lolilol, j’ai jamais réussi à rentrer cette put@in d’aiguille dans mon gras du bide, j’ai donc changé de seringue, parce qu’évidemment, ça aurait été trop simple de juste pouvoir changer l’aiguille, en faisant un transvasement vers une seringue ou je pouvais mettre mes aiguilles habituelles, et là, c’est rentré comme dans du beurre!)
  • 14/01-J7 – nouveau monitorage, écho et pds pour planifier la ponction, si tout ok, injection de 150ui de Menopur à 14h, mais me connaissant, même avec une dose plus forte, je serai encore à la traine, donc je rajoute d’office 1 ou 2 jours de plus de Menopur
  • ??/01-J? – ponction, selon moi, ça sera pour vendredi ou lundi prochain
  • et après, mystère, tout dépendra de la récolte, mais je me fais une raison, je sais qu’un transfert frais est hautement improbable me concernant. Je n’ai pas eu les instructions du transfert congelé, à part de rappeler à J1, je demanderai peut-être à Carine lors de mon rdv de demain, tant qu’à faire…

C’est quand même fou tout ce qui peut changer en un an… J’espère que le résultat aussi pourra changer et être cette fois en notre faveur mais je reste les pieds sur terre et j’essaie de rester très réaliste.

Cet après-midi, j’ai rdv chez un kinésiologue, qui, ma foi, tombe plutôt très bien (alors que je l’avais planifié en septembre dernier), et j’espère qu’il pourra m’aider à appréhender toutes ces nouveautés et toutes les étapes de ce parcours pour éventuellement entrevoir une issue positive à tout ça…

J1 est demandé à l’accueil, J1 à l’accueil, merci!

Ouais, c’est top…

« 10 jours de retard » affiche ma splendide application traqueuse de ragnagnas…

Non, je n’ai pas fait de TG, jsuis opk. J’ai connu pire, genre 30-40 jours de retard, comptés sans l’application, mais bon.

Mais là, jme dis que je devrais peut-être faire quelque chose. La Doc Hope (nouveau surnom de l’endocrinologue que j’ai consulté récemment) m’a dit qu’à partir du moment où ses patientes n’avaient pas leurs règles au moins 10x/an, elle débutait un traitement. Généralement la reprise de la pilule. Forcément, pas conseillé dans mon cas (bien qu’avec toutes ces histoires de femmes qui tombent enceintes alors qu’elles sont encore sous pilule, je devrais peut-être m’y remettre… bref, je m’égare).

Du coup, maintenant je doute. Que dois-je faire? GynécoLove (mon gygy PMA) étant El Grande Professore de la PMA (parfois j’essaie de parler une autre langue, mais j’y arrive pas toujours, heum), je peux me brosser pour le joindre en direct et demander conseil. J’ai plus vraiment de gygy attitré depuis mon entrée en PMA, mais il y en a quand même une gygy très sympa qui m’avait reçu lors de ma 1ere (et unique) stim ratée – son premier rdv est en janvier (d’ici là, j’aurai eu le temps de faire ma lettre au Père Noël et de demander un bébé mon lot de consolation, mes ragnagnas quoi).

I am perdue : j’attends encore un peu, j’essaie de harceler GynécoLove en priant pour qu’il se rappelle de moi et qu’il me demande pas de me pointer pour une écho de contrôle, j’invoque une urgence (question de vie ou de mort) pour que la Doc Nice (nouveau surnom de la gygy de ville) me reçoive ou en désespoir de cause, je rappelle la Doc Hope pour qu’elle me conseille ou appuie ma demande de rdv urgent?

 

AU SECOUUUURS!

keyboard and two persons on white background

L’histoire de mes OPKs

A l’aube (ou presque) de mon rdv chez l’endocrino spécialisée en OPKs, je tente de rassembler toutes les infos qui me paraissent utiles pour que ce rdv soit intructif et m’apporte des solutions aux problèmes qu’engendrent les OPKs. Et au plus j’avance dans mes réflexions, au plus je me rend compte que j’ai plus ou moins toujours su que j’allais galérer.

Je m’explique. J’avais 18 ans lorsque j’ai consulté un gynéco pour la première fois. C’était une femme qui avait l’habitude des premières fois apparemment, et à la fin de la consult, je me souviens qu’elle m’a envoyée « d’urgence » pour une écho endo car elle suspectait un kyste. Hé ouais, à peine 18 ans que je goûtais déjà aux joies de l’écho endo-chattale. Ca a du me traumatiser un minimum car avant de vraiment repenser à tout ça, je ne me rappelais plus de cette fameuse écho. Toujours est-il que l’infirmière qui a pratiqué l’écho m’a rassuré en disant qu’il n’y avait pas de kyste, du moins pas au sens où la gygy le pensait. Je suppose que c’est à ce moment-là qu’on a détecté mes OPKs pour la première fois. On ne m’a rien dit. J’imagine cependant que c’est plus ou moins normal de pas tout déballer à une jeunette de 18 ans au risque de la faire tourner barje avant l’âge.

Deuxième épisode, chez gygy1 3 ans plus tard (j’ai consulté entretemps hein, mais ça se limitait au frottis annuel, pas folle la guêpe). Il a été le premier à mettre le mot, ou plutôt les lettres, sur ma « maladie ». Je mets des guillemets car on est bien d’accord que je vis relativement normalement et que les maux liés aux OPKs ne sont, pour la plupart, pas réellement visibles. A nouveau, pas d’explication, pas de conseils, rien si ce n’est un « oh ben madame, revenez me voir dans 1 an si vous n’êtes toujours pas enceinte ». Ben tiens… il la connait pas la Tinkie!!! Aussitôt rentrée au bercail, je commence mes recherches doctissimales sur les OPKs – OH punaise. Oui mais malgré tout, j’ai réussi à trouver pas mal d’infos (sur d’autres sites) et là, mon monde s’est éclairé. J’ai compris pourquoi je n’avais mes règles que tous les 2 mois environ alors que toutes mes copines pouvaient sécher le cours de natation tous les mois. J’ai compris pourquoi on avait décelé un pré-diabète (papa étant diabétique, on m’a testé rapidement). J’ai compris pourquoi j’étais, n’ayons pas peur des mots, poilue. Enfin, jvais pas vous faire la liste complète, mais pourquoi les 2 gynécos consultés jusque-là n’ont pas cru bon de m’informer?

Troisième épisode, chez gygy2, là je savais que j’étais OPKs et j’avais bien eu le temps de me renseigner, donc j’ai été super contente qu’il décide de me mettre sous Clomid. Par contre, je n’étais apparemment pas assez bien renseignée car je n’ai pas réagi quand il m’a renvoyée chez moi sans écho de contrôle ni pds lors de la prise dudit Cloclo. Encore une fois, pas d’explications supplémentaires sur le syndrôme même et ses conséquences.

Je passe les épisodes suivants, car ils sont tous de la même trempe. Je ne pense pas avoir été réellement informée sur ce qu’étaient les OPKs – pourquoi aucun gynécologue n’a pris le temps de m’expliquer les choses? D’après wiki, ce syndrôme touche 10% des femmes, donc 1 femme sur 10 (si je calcule bien) et ils sont pas foutus d’expliquer ou de conseiller d’aller voir un autre médecin spécialisé ou même juste de faire un petit feuillet avec les grandes lignes et de proposer un rdv ultérieurement si on a encore des questions?

Ptet que je suis tout à fait à la masse, et que ce genre de choses existent, mais en ce qui me concerne, je me suis toujours débrouillée seule. J’ai écumé tous les sites traitant de ce sujet, essayé de solutionner mes petits tracas seule (acné, poids, poils etc), je me suis abonnée à différents groupes sur FB et récemment, j’ai commandé un livre traitant du sujet, écrit par 2 américaines OPKs (que j’espère recevoir viiiiite). Ce qui est énervant, dingue, fou, exaspérant, c’est qu’aux USA, les OPKs sont réellement considérés comme une maladie qui doit être prise en compte et pour laquelle une cure doit être trouvée. Des marches sont organisées, des programmes d’entraide mis en place, et de même que le « Pink Ribbon » existe pour le cancer du sein, il existe le « Teal Ribbon » pour les PCOs (traduction anglaise des opks) et le cancer des ovaires qui peut en résulter.

9a12a9a226fc3e1e4143d4fcc47fa259 786e4b8bdf26fbb9af9d93ad03a3b63b i_wear_teal_ribbon_for_pcos_awareness_sticker-r885960e51d4e49a8a806a8330a2edea2_v9waf_8byvr_512

 

Alors voilà, j’espère que ce rdv sera à la hauteur de mes attentes, que cette endocrino pourra répondre à mes interrogations pour ne plus que je doive aller piocher des infos à droite, à gauche et que je puisse enfin me soigner ou, en tout cas, atténuer les effets indésirables que peuvent provoquer ces fichus OPks!!!

 

Et là, je crois que j’ai le reccord du post contenant le plus de fois l’abbréviation « OPKs » :-p