Le 8 mai 2018 : retenir son souffle…

J’ai commencé des dizaines d’articles, tentant de raconter ce qu’il nous arrive depuis 1 semaine, sans parvenir à trouver les mots. Alors je me dit que le mieux, c’est peut-être juste de me lancer…

Mardi 24 avril 2018: quelques gouttes d’urine sur un bâtonnet, 2 lignes apparaissent rapidement

Mercredi 25 avril 2018: nouveau test, digital cette fois, un « 3+ » apparait après quelques minutes. PDS réalisée chez mon médecin traitant et SMS reçu à 18h – positif

Jeudi 26 avril 2018: J’appelle mon médecin traitant pour connaitre le taux, il me répond « 7.000 et quelques » – Bienvenue dans le monde ultra naïf des fertiles…

Vendredi 27 avril 2018: première écho au centre PMA, le gynéco de garde est vraiment stupide, un sac embryonnaire de 6mm, vésicule vitelline et un grain de riz, pas d’activité cardiaque car « c’est probablement trop tôt »

Samedi 28 avril 2018: Je rappelle le centre PMA pour connaitre mon taux « 14.894, ça a doublé mais ça reste en dessous de la courbe. Revenez le 3 mai pour une nouvelle écho ».

Pilou et moi avons décidé d’attendre notre « premier » rdv avec un gynécologue de ville, le mardi 8 mai donc, et de rester confiants.

Malgré tout, nous restons en apnée jusque là… Croisages acceptés.

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Le 10 avril 2018 : revenir, en PMA

Croyez-le ou non, mon Pilou, c’est le meilleur Pilou de tous les siècles (ou bien il s’est juste rendu compte qu’il se rapproche dangereusement de la quarantaine et c’est la fameuse crise qui pointe le bout de son nez…)!

En parlant de je-ne-sais-plus trop quoi il y a quelques semaines, il m’a avoué que ce manque d’enfant commençait à le peser très fort et voulait vraiment qu’on s’y remette sérieusement pour espérer une grossesse cette année encore. Je lui ai répondu qu’on faisait ce qu’on pouvait en attendant le rdv de juillet, et que j’espérais que l’hôpital où se déroulera notre rdv serait au taquet (pour rappel, il s’agit du 2e hôpital, plus proche de chez nous mais un peu moins spécialisé que le 1er qui se situait à Bruxelles).

Pilou m’a répondu que si je ne faisais pas confiance au Pr. DS (du 2e hôpital donc), rien ne m’empêchait de prendre rdv avec notre gynécolove (du 1er hosto à Bruxelles) aussi, et qu’on aurait peut-être même un rdv plus tôt là-bas (je vous ai dit que je le kiffe à mort mon Pilou d’amour??? :-D).

J’ai donc suivi son conseil, pris rdv en ligne (nouvelle procédure apparemment), attendu un retour de l’hôpital, attendu encore, et finalement, pris l’initiative de les appeler pour voir ce qu’il en était. Premier rdv dispo mi-mai, mais si vous acceptez le dépassement d’honoraires (vas-y, fais péter, on n’a plus consulté depuis plus d’un an, on peut bien se permettre une petite folie) je peux vous mettre le 3 avril. Heuuu, comment te dire, on était le 28 mars, ça faisait un peu court en terme de planning. Le 17 avril alors? Ok, banco, on y va, on fonce!!!! (Toujours décrocher son téléphone pour « speaker » à des « vrais » gens, les outils « on-line » c’est le mal)

Pilou n’en revenait pas, moi non plus, je n’arrive toujours pas à me dire que dans 1 semaine, on sera à nouveau « back in the game »!

fyeah

C’est un truc de dingue! Bon, je sais que je ne dois pas m’attendre à un rdv révolutionnaire, que je ne serai pas plus avancée sur les possibilités qui s’offrent maintenant à nous (IAC puisque mes cycles sont +/- réguliers, simple stim’, nouvelle tentative MIV avec des avancées techniques significatives, FIV ICSI,…?) mais qu’importe, la machine sera enfin relancée, je vais aller refaire tous mes examens et pds le cœur léger, et me préparer du mieux possible à cette reprise PMesque!

Je sais que plusieurs articles de copinautes ont été rédigés sur le sujet, mais si vous avez des petits conseils et/ou suggestions à me faire pour la reprise (relaxation, alimentation, méditation,…), je suis évidemment preneuse!

A dans 1 semaine pour la suite 🙂

Le 12 mars 2018 : revenir, un peu

Pardon.

Pardon d’avoir déserté, de ne plus avoir donné de nouvelles, de ne plus avoir partagé des bouts de quotidien ou les suites de l’opération.

Encore une fois, que dire quand tout va bien?

Pour être franche, je me sens de moins en moins à ma place « ici », sur la blogo PMA. Mes « anciennes » copines de galère ne le sont plus, j’en suis ravie pour elles, réellement, sincèrement, mais leurs blogs remplis de jolies histoires me renvoient mon reflet un peu vide et morne. Je n’ai pas non plus suivi les aventures des petites « nouvelles », je m’en excuse, mais leurs blogs remplis d’espoir et de tentatives PMesques me renvoient mon reflet un peu vide et morne…

iooo

Pour le côté un peu plus positif des choses, parce que tout ne peut pas être que tout noir…Ça y est! Je suis marraine, la petite princesse est née le 23 février dernier et se porte comme un charme. Elle est évidemment la plus belle petite fille du monde et je suis très heureuse de voir entrer ce petit être dans ma vie! Je me sens très liée à elle, je suis tellement à l’aise avec elle dans mes bras, ce qui n’a jamais été le cas avec les autres bébés avant, c’est assez étrange comme sensation, mais c’est très grisant également. Bref, je déborde d’amour pour elle, et je compense un peu mon manque d’enfant avec elle…

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J’ai une Marraine cinglée, et je n’aurai pas peur de l’utiliser! :’-D

Les suites de l’opération (by-pass) sont toujours aussi positives également.
Ma dernière PDS de début février en est la preuve, avec des valeurs pile dans la norme pour tout, glycémie, triglycérides, vitamines,… sauf pour le cholestérol, mais qui a lui aussi énormément baissé par rapport aux valeurs pré-op!
Et je le ressens physiquement aussi : -34kg sur la balance. Ça y est, j’ai retrouvé mon poids de jeune fille, celui que j’avais lorsque j’ai rencontré Pilou. 64,5kg toute nue.
Je ne sais pas si ce sont les tailles qui se sont modifiées depuis (il y a 12 ans quand même), ou si c’est ma morphologie qui a changé (hypothèse avancée par Pilou et probablement la seule véridique) mais je rentre à présent dans un 38 (pour le bas) et un S/40 pour le haut.

model
En gros, j’ai trop le swag^^

Je fais toujours attention à manger équilibré, même si les petits « extras » me sont moins fatals qu’avant (coucou les bonbons acidulés et morceaux de chocolat noir). Je mange plus en quantité aussi, tout en restant très raisonnable cependant (30cl de soupe, et le fameux 1/2 assiette de légumes, 1/4 de protéines et 1/4 de féculents – mis à l’échelle de mon estomac, of course).
Je continue le sport aussi, et je pense sérieusement à ajouter une séance plus intensive que l’aquagym avec mon prof sexy, mais je dois encore étudier les possibilités quant aux horaires, et à ma résistance physique et morale ^^
Il me semble avoir atteint une phase de stabilisation pour le moment, ça fait quelques semaines que je ne perds plus, ça me frustre un peu, mais j’essaie de rester patiente.

La patience… parlons-en, tiens! Ma coiffeuse me faisait justement remarquer que j’étais bien patiente, rapport à mon revirement de couleur de cheveux. Apparemment, passer d’un rouge cuivré au blond requiert une certaine dose de patience. Je me suis retenue de dire qu’après un peu plus de 7 ans d’attente pour faire un mioche, j’avais plutôt intérêt à être patiente.
Croyez-le ou non, après une phase d’insouciance en mode « le bébé? oh, on verra hein, on est bien à deux, et puis de toute façon, avec l’opération, je ne peux pas maintenant, faut que j’attente au moins 1 an » auquel je croyais dur comme fer, mes vieux démons reviennent me hanter.
Mes cycles sont réguliers. Depuis l’opération, j’ai des cycles d’une durée moyenne de 34 jours, la grande classe pour moi qui ai connu des périodes de disette cyclique…
Toujours est-il que cela ne fait pas mes affaires, car j’ai téléchargé une jolie app’ pour suivre mes cycles et monitorer un peu tout ça. Et ça me rende complètement dingue car cette jolie app’ ne se gêne pas pour me rappeler en même temps mes périodes dites « fertiles ». Je me jette donc tous les mois sur Pilou qui commence à deviner mon petit manège, pour au final voir mes règles arriver. Déception de l’énième échec, mêlé au soulagement de cette régularité qui semble perdurer.
Que faire? Patienter semble être la réponse adéquate. Sauf que j’en ai ma claque de patienter! Je veux que les choses bougent, je veux tomber enceinte, je veux un bébé!!!
Je crois que ce que je ne supporte pas, c’est que notre statut de couple infertile soit à présent un fait immuable pour la plupart de nos proches.
La voyante de ma maman (oui, je sais, quelle référence… n’empêche…) ne « voit » toujours rien pour nous justement, nos amis ne nous posent plus aucune question concernant une éventuelle reprise de la PMA ou des essais, même ma belle-mère ne nous parle plus de la tante de la voisine de la coiffeuse qui est tombée miraculeusement enceinte après avoir fait un pèlerinage à Lourdes, avoir récité 5 « Je vous salue Marie » et s’être aspergée d’eau bénite de la fontaine d’Outsiplou-Les-Bains. A vrai dire, c’est exactement ça qui m’a mis la puce à l’oreille. Même elle qui rêve de devenir grand-mère a finalement « laissé tomber ». C’est comme si l’on portait à présent une croix sur notre front et que l’on murmurait à notre passage « tu vois, c’est le couple dont je t’avais parlé, tu sais, ceux qui ne peuvent pas avoir d’enfants ».
Je me refuse à porter cette croix!

Alors que ces pensées tournaient en boucle dans ma tête, Pilou fût, une fois de plus, mon sauveur. Le premier jour de ce nouveau cycle, c-à-d mercredi dernier, alors que je lui faisais remarquer que le précédent avait duré un chouïa plus longtemps, il m’a répondu de but en blanc « qu’il faudrait reprendre rdv chez le Pr. DS, parce que si on veut un enfant, il faudrait qu’on s’y mette maintenant et pas dans 10 ans ». Je l’ai regardé avec des yeux de merlan frit, tellement sa réplique était inattendue pour moi! Je lui ai vaguement ressorti la consigne post-op « pas avant 1 an », qu’il a balayé d’un revers de la main en rétorquant que, de toute façon, le temps qu’on décroche un rdv avec Pr. DS, on y serait presque. Et encore une fois, il avait raison! Dès le lendemain, je remplissais le formulaire « on-line » pour obtenir un rdv (on dirait que le téléphone, c’est déjà totalement désuet), et dans l’après-midi, je recevais la réponse du secrétariat : rdv fixé au 12 juillet 2018. Bon, ben merci, à dans 4 mois alors…

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Il est bien entendu qu’en attendant cette date, nous mettrons tout en œuvre pour procréer naturellement, mais vu nos succès inexistants jusqu’à présent, autant vous dire que je décompte les jours…

Bref, nous revoilà *presque* en selle! Inutile de vous dire que je trépigne déjà d’impatience!!!

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Le 7 décembre : quand tout va bien

Un bon bout de temps depuis mon dernier article, tellement de choses se sont passées, et en même temps si peu! Voici quelques nouvelles en vrac:

  • Je vais être Marraine!

C’est complètement dingue. J’ai 2 grands « demi »-frères, qui ont eu 3 et 2 enfants, pas un seul ne m’a demandé d’être marraine. Je finissais par croire que j’avais un panneau sur la tête, genre « cette fille n’est pas digne d’être maman ni même marraine ». Et il y a 2 mois, ma meilleure amie m’a fait le plus merveilleux cadeau qui soit! Je vais donc devenir Marraine d’une petite puce, attendue pour février 2018. J’en suis très heureuse, je l’aime déjà tellement si fort, j’ai hâte de la tenir dans mes bras 🙂

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  • Je me pèse tous les jours

Ben oui, quand on a souffert de problème de poids toute sa vie, ça devient vite une addiction de voir les chiffres de la balance diminuer tous les jours! Alors j’avoue, je suis devenue accro à la sensation, et ça fait un bien fou.
Petite récap rapide de mon poids sur ces 3 derniers mois :
– 98,kg 15j avant l’opération
– 95,5kg jour de l’opération
– 71,9kg aujourd’hui

23 kilos se sont donc envolés depuis le 24 août 2017 grâce à ce fameux by-pass, et il en faudrait encore une bonne dizaine pour me satisfaire pleinement.

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Alors attention, pour ceux et celles qui croient encore qu’il s’agit d’une solution de facilité, sachez que ce n’est pas le cas! J’ai déjà fait plusieurs malaises depuis. Avec quelques sucreries (cruesli du petit déj, des crêpes dont je mourais pourtant d’envie, biscuit aux céréales) mais aussi avec des produits beaucoup plus normaux comme des œufs, de la purée, ou des nouilles par exemple. Le malaise, appelé « dumping », se définit chez moi par une accélération du rythme cardiaque, des tremblements, diarrhée et un énorme coup de fatigue. Quand cela se passe à la maison, il suffit de m’allonger une trentaine de minutes et le malaise passe petit à petit, mais au travail, c’est beaucoup plus difficile à gérer et à rester concentrée.
Donc non, ce n’est pas une partie de plaisir, sans compter les innombrables frustrations (plus de resto, plus de sorties entre amis/collègues/famille, plus d’alcool du tout), la gestion des envies (dont les fameuses crêpes), et les jours où rien ne passe et où on n’a envie de rien justement (la simple idée d’ingurgiter un aliment me file la nausée).
Pour l’instant, j’arrive à plutôt bien gérer mon schéma alimentaire (c’est l’avis de ma diététicienne en tout cas):
– 1 petit gervais (60g) vers 10h du matin (je n’ai jamais pris de petit déj, même avant l’opération)
– 1 biscotte avec du cottage cheese ou 1 soupe à 13h
– 1 fruit à 16h
– repas du soir (50g de viande ou poisson avec légumes et très peu de féculents) vers 19-20h

Ces derniers jours, je sens que la tentation n’est pas loin, et j’avoue parfois tester un peu mes limites, comme hier, où j’ai dégusté une petite pâtisserie marocaine, ou encore des biscuits de noël confectionnés par ma collègue. Pas de dumping suite à ces tests, heureusement, mais je sens que les mauvais réflexes ne sont pas loin.
Je me fais donc violence certains après-midi pour sortir ma clémentine ou ma pomme au lieu d’un petit pot d’Alpro soja au chocolat…

Cette semaine a été dure au niveau perte puisque j’ai vraiment joué au yo-yo et j’ai l’impression que ce n’est pas fini. Je ne peux même pas prétexter un SPM récalcitrant puisque j’ai eu mes règles la semaine dernière! D’ailleurs, en parlant d’elles…

  • Je surveille mes cycles

watching

D’après les médecins, mon SOPK devrait s’amenuiser avec la perte de poids déjà engagée et je devrai récupérer des cycles réguliers à pratiquement 100%.
J’ai donc téléchargé une application pour surveiller tout ça, très pratique, très girly, et qui me permet en sus de « switcher » en mode grossesse quand le moment sera venu #JeMeFaisRireTouteSeuleParfois. J’ai donc complété très religieusement les différents encarts de l’appli lors de mon premier cycle, mentionnant tous mes symptômes, jusqu’à la texture de mes glaires, très girly que je vous dit.
Je suis sur le cul! Figurez-vous que mon dernier J1 a débarqué pile-poil 33 jours après le premier!!! Alors voilà, petit effet de surprise quand même, mais cela va-t-il durer, c’est une autre question…
Toujours est-il que nous sommes en mode câlins freestyle avec le Pilou et advienne que pourra… pas très raisonnable se diront certains, mais je les rassure immédiatement, ce n’est pas avec notre rythme frénétique de pandas narcoleptiques qu’il risque de se passer quelque chose!

  • Je reprends le sport

Apparemment, c’est une des conditions de réussite du by-pass. Alors tous les jeudis, je ressors mon maillot et je vais faire trempette pendant 1h avec mes « copines » d’aquagym. Il s’agit principalement de dames « d’un certain âge » mais qui ont au moins le mérite de continuer à se bouger les miches, j’apprécie. Je ne vous cache pas que la motivation réside à un tout autre endroit, à savoir les miches du prof justement… et c’est une sacrée motivation!!! Comme je l’ai avoué à mes collègues, ça fait bien longtemps que je n’avais pas vu de spécimen comme ça en vrai! Tout bénef’ pour moi donc, espérons que ça dure^^

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  • Je deviens une addict du shopping

Sérieux, maintenant que même des chaussures me vont (vous savez, la magnifique paire de bottes que je n’arrivais pas à fermer plus haut que mi-mollet avant…), je suis en proie à une véritable addiction. Je peux à nouveau aller dans tous les magasins et y trouver ma taille puisque je re-rentre à présent dans un 38/40. Une véritable catastrophe porte-monnesque (si si, ça se dit) mais quel plaisir!

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  • J’aurai un an de plus dans 4 jours

Happy birthday to me! Je suis assez sereine cette année, plus que les 3 dernières en tout cas, et ça fait beaucoup de bien. Pour faire durer cette zénitude, j’ai d’ailleurs réservé un petit wellness privatif avec soin, massage et collation pour le D-day et j’ai vraiment hâte d’y être!

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  • Je veux toujours être maman, je suis et reste plus que jamais une PMette

Malgré la régularisation de mes cycles (encore très relative évidemment), je pense toujours PMA. Il m’est difficile d’imaginer pouvoir tomber enceinte naturellement malgré ce qu' »on » dit et j’ai déjà négocié une reprise de la PMA en septembre 2018. Par contre, j’avoue que j’ai quand même l’espoir secret de Gertruder l’année prochaine. Les annonces de grossesses se font de plus en plus rares, la majorité de nos amis et proches ayant déjà 1, 2 voire 3 mômes, mais les dernières restent toujours aussi difficiles à vivre. Je sens que cette envie est plus présente que jamais et je crois que pour Pilou aussi, nous sommes donc plutôt impatients que cette fichue roue se décide enfin à tourner!

fingers-crossed

 

*** J’espère que cette période de fêtes de fin d’année sera clémente à toutes et tous, celles qui sont en pause, celles qui attendent, celles qui protègent leur bulle, celles qui couvent, celles et ceux qui pouponnent… Que la Force soit avec vous! ***
Bisous étoilés

Vendredi 31 mars

**Petit aparté pour vous dire merci pour vos messages suite à mon dernier article. Nous remontons la pente doucement, même si ce n’est pas tous les jours faciles. Et j’ai donc décidé de continuer à écrire ici, car cette opération fait effectivement partie de mon (notre) parcours du combattant pour avoir notre bébé. Fin de l’aparté.**

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours souffert de problèmes de poids. Enfin, surtout lorsque j’ai commencé l’école primaire, car avant cela, même si je ne m’en rappelle plus distinctement, j’ai l’air d’être plutôt dans la moyenne sur les photos.

Un changement d’environnement (école, ville, maison,…) vers 8 ans pourrait-il être à l’origine de ces problèmes? Je ne peux le jurer… Toujours est-il que dès mes premières visites médicales scolaires, le médecin inscrivait pratiquement systématiquement « poids à surveiller ». Ce poids a été le complexe qui m’a accompagné durant toute ma pré-adolescence, toute mon adolescence, et qui m’accompagne encore aujourd’hui.

Pour mettre des chiffres et rendre plus concret ce complexe, j’ai atteint assez vite les 50kg en début d’adolescence, pour finir par osciller entre les 65-70kg vers mes 16-17 ans. J’étais alors en couple et assumais plutôt bien mes formes. Rien de dramatique me direz-vous, même si à l’époque, ma meilleure amie pesait dans les 50kg. Mon image, sans m’obséder complètement, me revoyait déjà une sorte « d’anormalité ». Lorsque j’ai quitté le garçon avec lequel je sortais trois ans plus tard, je suis « retombée » à 63kg (ce chiffre m’a marqué, car je retrouvais un poids « acceptable »). Je pesais 68kg quand j’ai rencontré Pilou en 2005.

Les années aidant (sans parler des traitements PMesques), c’est plus de 30kg qui se sont insidieusement invités sur ma balance. J’ai eu plusieurs « prises de conscience » pendant ces années, durant lesquelles j’ai réussi à perdre quelques kilos… Appelez-moi la Reine des régimes (sans vouloir faire de l’ombre à la Reine de la PMA bien sûr!) : hyperprotéiné (-8kg), Indice Glycémique (devant être particulièrement adapté à ma résistance à l’insuline, symptôme reconnu du sopk, -2 ou -3kg), WW (-10kg), diététicienne consultée récemment (-5kg, puis +1,5kg donc -3,5kg au total).
Tout ça en reprenant le poids perdu quelques semaines/mois plus tard, pour finir par atteindre mon poids record de 103kg lors de la première consultation chez la diététicienne en septembre 2016.
J’ai perdu 2kg en 3 semaines en suivant sa méthode « manger en fonction de sa faim » (qui s’apparente à la méthode Zermati si j’ai bien suivi). J’ai continué à perdre petit à petit pour atteindre les 98kg lors de ma dernière séance avant les fêtes. En janvier, je me doutais de la cata, puisque j’avais zappé mon médicament « Metformine » et que j’avais eu des fringales énormes. Résultat sur la balance : retour à 101kg.

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Avec les évènements récents et le chamboulement émotionnel, je suis descendue à 97kg. Soit encore et toujours 30kg de trop pour que mon IMC soit dans la norme, c-a-d à 25, comme me l’a si bien fait remarquer Pr. DS lors de notre dernier rdv.

Cette prise de poids lente et insidieuse et l’incapacité d’en perdre malgré tous mes efforts m’ont fortement atteint dans mon estime et ma confiance en moi. Malgré l’explication sopk (perte de poids rendue plus difficile que pour une personne « lambda »); je vis ce poids comme un échec constant dans ma vie. Je sais que mon poids ne me défini pas, mais il commence à me faire redouter de ne plus pouvoir vivre « normalement », comme par exemple m’empêcher de réaliser le saut en parapente l’été dernier. J’ai stressé de savoir si je pourrai ou non le faire, que j’en suis même venue à mentir de quelques kilos pour être sûre de pouvoir vivre ce moment unique… La goutte d’eau a bien entendu été la dégradation rapide de l’état de santé de mon papa, atteint de diabète de type 2, que je risque de développer également à cause du sopk évidemment. Le voir ainsi relié à un semblant de vie par toute une série de machines m’a terrorisé et le regard de Pilou lorsqu’il m’a dit qu’il ne supporterait pas de me voir comme ça ont été les éléments qui ont clairement fait sonner l’alarme dans ma petite tête. Ça en plus du coup de massue asséné par Pr. DS concernant la qualité de mes ovocytes forcément.

Voilà donc ce qui m’a décidé à prendre rdv chez un chirurgien spécialisé (et très réputé en Belgique) en chirurgie bariatrique. D’après son site Internet, je peux envisager  une chirurgie remboursée par ma mutuelle, grâce à mon IMC de 35,5 et à mes antécédents de diabète (vu que je suis déjà sous Metformine). J’aimerai me/le diriger vers une plicature de l’estomac, c-a-d qu’il replierai « simplement » une partie de mon estomac, sans ablation, ni autre by-pass. Je travaille dans le secteur des transports, et plusieurs chauffeurs m’ont déjà parlé de cette intervention, qu’ils ont eux-mêmes subie et qui les a littéralement transformés et leur a redonné vie.
Attention, je ne me fais pas d’illusions en me disant qu’après l’opération, ça sera cui-cui les ptits oiseaux et que je perdrai mes 30kg en un claquement de doigts hein… je ne suis pas (encore) complètement débile ou stupide, je sais que je vais devoir être suivie très régulièrement, prendre des compléments vitaminiques, repenser radicalement mon plan alimentaire, et reprendre une activité physique sérieusement, mais je sais pourquoi je veux faire tout ça. J’espère juste que le médecin ne va pas me renvoyer chez moi sans autre forme de procès, ou que je ne serai pas arrêtée dans mon élan par un bilan psy insatisfaisant…

Petite problématique à ne pas perdre de vue cependant, vu que j’ai quand même perdu quelques kilos suite au décès de mon papa, j’espère ne pas en avoir perdu de trop et ne pas être passée en deçà d’un IMC de 35! Un vrai comble quand on y pense!

Verdict demain, rendez-vous à 11h45…

strss

Pensées du Jour (rdv Pr. DS J-28)

Qu’est-ce que je suis pressée de revoir Pr. DS!

J’espère qu’elle nous donnera le go pour cette FIV, ICSI de préférence. Même si je n’ai pas perdu les 20kg qu’elle demandait, j’en ai quand même déjà perdu un quart…

Je me demande ce que ça va donner au niveau protocole… ils ne me connaissent pas encore, je risque une belle hyperstim. Ça serait ballot de faire une hyperstim quand même.

Peut-être qu’on n’aurait pas du changer de centre. Ils nous connaissent bien à Bruxelles et leur protocole a peut-être encore évolué et donne de meilleurs résultats.

En même temps, sans Pr. DS, il n’y aurait pas eu d’hystéroscopie, sans hystéro, pas de détection des polypes, pas de résection et pas de RIF test non plus, faut que je lui fasse confiance!

Je me demande d’ailleurs quels sont les résultats de ce fameux RIF test… j’espère qu’elle ne va pas nous annoncer une mauvaise nouvelle, je ne sais pas comment gérer une mauvaise nouvelle là tout de suite…

Et si on n’arrivait jamais à avoir d’enfant? Qu’est-ce qu’on va faire? S’acheter des bagnoles de luxe, ou une résidence secondaire quelque part où il fait beau? J’entends déjà les mauvaises langues s’apitoyer sur notre sort tiens.

Faudra que Pilou se décide une bonne fois pour toutes pour l’adoption, parce que bon, j’ai pas envie de commencer ce genre de démarches à 40 ans, moi.

Avec son travail, je peux même pas lui en vouloir le pauvre, il est tellement surmené…

Si jamais le RIF test est problématique, ou que Pr. DS ne veut pas faire de FIV, je supplierai Pilou pour assister à la prochaine séance d’information chez Thérèse Wante, et qui sait, il sera peut-être ok pour entamer les démarches finalement? Après tout, il aura 40 ans dans 2 ans, lui.

S’il ne veut pas, il sera bien obligé d’accepter qu’on adopte un chien. Un bébé labrador au lieu du bébé humain. Oui, au moins un bébé de quelque chose.

Mais bon, si ça se trouve, ces saletés de polypes étaient juste dans le chemin et maintenant qu’ils sont partis, on va avoir une belle accroche!

Pourvu que ça soit une fille…

Je crois que Fidji ça irait bien à un labrador chocolat.

Tom c’est bien aussi.

Révélations

Je suis sur plusieurs groupes FB qui concernent les OPK. Certains très intéressants, d’autres moins. Ceux de la première catégorie sont principalement anglophones, car comme je l’ai déjà mentionné dans l’un de mes précédents articles, les américains ont l’air de considérer ce syndrome comme une réelle maladie (et quand on prend tous les symptômes, sous leur forme la plus grave, il y a quand même de quoi).

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*Le SOPK est un syndrome qui touche plus de 7 millions de femmes. C’est plus que le nombre combiné de personnes touchées par le cancer du sein, la polyarthrite rhumatoïde, la sclérose en plaques et le lupus.

Tout ça pour dire que, récemment, certaines filles du groupe ont ajouté à leur photo de profil un cadre, dans lequel il est indiqué « I am 1 in 10 – PCOS Awareness » (Je suis 1 sur 10 – opk power, enfin, un truc du style^^). Je me suis donc lancée et ai ajouté à mon tour ce cadre à ma photo de profil.

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Quelques minutes plus tard, je recevais déjà des notifications.
D’abord de simples « likes » d’amies, puis les réactions « smiley triste » de membres de la famille lointaine, et ensuite des commentaires.
Des commentaires de soutien, avec des smileys, des bisous et des cœurs, des commentaires d’amies qui se dévoilent, et des commentaires d’autres qui sont passées par là et apportent un peu d’espoir.
Même des messages privés, pour partager un peu de leur vie et de leurs galères, mais avec toujours une belle note d’espoir au bout.
L’une d’entre elle m’a carrément remerciée d’avoir osé ajouter ce cadre à ma photo et donc d’en parler, de façon indirecte. Je lui ai répondu que je l’avais fait principalement pour moi, et que je n’avais eu que des retours positifs et bienveillants, ce qui me facilitait beaucoup les choses.
Et pas plus tard que ce midi, lors de la pause déjeuner, le dialogue s’est fait assez naturellement avec mes collègues les plus proches, qui connaissent quelqu’une qui est passée par là, ou qui est actuellement en plein protocole. Un échange, parfois un peu d’éducation sur l’infertilité en général, et une fois encore, de gentils mots et du soutient.

Je ne m’attendais pas à autant de réactions, et même si je n’ai rien fait de particulier, ça me réchauffe le cœur de voir que finalement, un petit geste anodin peut apporter autant de surprises et de positivité!
Évidemment, nous sommes tous libres d’en parler ou non, mais je suis heureuse de l’avoir fait car tous ces retours sont plutôt encourageants!

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L’hystéro, c’est rigolo

Hystéroscopie réalisée vendredi passé.

On arrive (parce que oui, mon Pilou d’amour m’accompagnait ❤ ) et on voit deux autres couples et une dame seule dans la salle d’attente. Chouette, ça commence bien.

1h plus tard, mon nom est appelé. On rentre dans la salle d’examen, et 3 jeunes dames se présentent à nous. Il s’avère qu’en fait, ce sont des étudiantes de dernière année de médecine qui gèrent les consultations et examens gynécos standards.
Je comprends alors ce que voulait dire la secrétaire médicale quand elle disait qu’il « ne faut pas s’inquiéter car si elles ont le moindre doute, elles n’hésiteront pas à appeler le gynécologue référent ».

Elles (oui, parce qu’elles font tout à trois…) m’indiquent le petit coin pour le déshabillage, et me demandent de m’installer sur la table ensuite. Elles m’expliquent comment l’examen va se dérouler, me montrent le matos qu’elles vont utiliser, me disent de ne pas m’inquiéter car de l’eau est injectée en même temps que la progression de la caméra, blablabla,…
Les choses sérieuses commencent, je m’attendais à avoir mal au passage du col mais je n’ai rien senti finalement. Elles s’attardent un peu sur une image qui a l’air de les interpeller, l’une des trois demande où est le gynéco référent, une deuxième dégaine son téléphone et lui demande de passer. Je suis toujours sur la table, la caméra toujours au même endroit, j’ai l’impression qu’elles cherchent quelque chose, mais je ne parviens pas à comprendre quoi (elles murmurent et en plus parlent néerlandais, ce qui ne facilite pas la chose). Elles finissent par prendre plusieurs clichés et même une courte vidéo en attendant le gynécologue. Elles me font me redresser mais me demandent de patienter sur le bord du siège car le gynéco voudra peut-être me réexaminer (et là, je me félicite intérieurement d’avoir pensé à mettre une tunique et j’aime toujours d’amour la PMette qui a partagé son astuce!).

Finalement, je ne verrai jamais ce fameux gynéco référent. Elles me feront me rhabiller et m’expliqueront l’examen en quelques mots. Les clichés et la courte vidéo montrent en fait un joli polype. Rien de grave, mais qui pourrait éventuellement expliquer les échecs d’implantations (putain de bordel de merde!!! j’enrage d’avoir dû attendre autant pour découvrir ça!!!). Elles ne peuvent pas me dire tout de suite s’il faut l’enlever ou pas.
Et elles m’expliquent enfin que, ce qu’elles cherchaient sans la trouver était en fait l’entrée de mes trompes. Mais que ce n’était pas problématique pour une FIV. Sauf que Pr. DS m’avait quand même parlé de drilling… au début je trouvais que ce n’était pas spécialement une bonne idée, mais en y réfléchissant un peu, je me dis que ça serait une alternative plutôt pas mal dans le sens où ça me permettrait de continuer à suivre la méthode « anti-régime » de la diététicienne et de perdre peut-être quelques kilos supplémentaires tout en espérant que le drilling puisse avoir l’effet escompté… bref.
Revenons-en à mes trompes, ou plutôt à l’absence d’ouverture de mes trompes.
Étant elles-mêmes perplexes à ce sujet, elles n’ont rien pu me dire d’autre à part qu’elles passeraient mon dossier en staff (c’est bien la première fois que j’entends que mon dossier passe en staff tiens, ça m’a fait tout drôle…) mardi et qu’elles me recontacteraient d’ici la fin de la semaine pour me donner le compte rendu de l’examen.

Je ne sais pas si je dois me réjouir d’avoir un polype début d’explication à mes soucis, ou m’inquiéter de ne pas avoir vu mes trompes.
Je suis quelqu’un d’assez zen en général, je ne stresse pas vite mais je dois bien avouer qu’à l’heure actuelle, je suis très angoissée par rapport à cet examen annoncé comme banal de prime abord 😦 Surtout que depuis vendredi soir, j’ai quelques saignements qui se font franchement amplifiés pour devenir des pertes abondantes depuis hier…

Il ne me reste plus qu’à espérer avoir des nouvelles rapidement et que les saignements s’arrêtent.

 

L’hystéro, c’est vraiment trop rigolo…

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Nouvelle synergie

J’ai hésité sur le choix du mot, mais il me semble finalement assez à-propos:

La synergie est un type de phénomène par lequel plusieurs facteurs agissant en commun ensemble créent un effet global ; un effet synergique distinct de tout ce qui aurait pu se produire s’ils avaient opéré isolément, que ce soit chacun de son côté ou tous réunis mais œuvrant indépendamment.

Dixit mon ami Wiki

Effectivement, plusieurs facteurs, bien que n’ayant pas réellement agit en même temps, ont pourtant créé un effet global, moteur d’un changement que j’espère positif et de longue durée.

  • Le premier facteur identifié est bien entendu le rendez-vous avec la Pr. DS. Elle m’a remotivée avec son plan d’attaque et son positivisme. Peut-être que le chemin sera moins long, ou pas, mais l’important, c’est qu’on soit prêts, Pilou et moi, à se remettre en marche, main dans la main.

 

  • Le second facteur, c’est indéniablement ce nouveau souffle que j’ai retrouvé dans ma relation avec Pilou. Il est plus détendu du slip depuis quelques semaines, il a pris du recul par rapport à son boulot et a pris conscience que les OPK n’étaient pas juste un problème d’infertilité, mais que ça me pourri la vie au quotidien (fatigue, épisodes dépressifs, poids,…). Il m’aide un peu plus à la maison (avant, il était très branché « Moi Tarzan, Moi faire le jardin – Toi Jane, Toi faire le ménage, la vaisselle, la lessive, le repassage, la cuisine, etc.) Il a d’ailleurs récemment repassé une manne de linge bien remplie! Et il continue sur sa lancée bricolage à la maison et a peint notre chambre en vue de la livraison de notre nouveau lit. Il parle même de peindre la chambre d’amis. Soufflée, je suis, Amoureuse, encore plus ❤

 

  • Le troisième est en partie la réalisation d’un de mes rêves. Depuis mes 25 ans, je veux faire un vol en parapente et c’est à présent chose faite. On ne peut pas dire que c’était l’éclate totale, j’ai morflé, enfin, surtout mon estomac, tout au long du vol tellement que j’ai tout dégueulé à l’atterrissage. Mais le principal, c’est que mon Pilou était fier de moi, et surtout que j’étais super fière de moi aussi! Un élément de plus à rayer de ma Bucket List (faudrait que je la publie un de ces jours tiens).

 

  • Le quatrième facteur est indéniablement le rdv d’hier chez la diététicienne. J’ai eu un bol monstre sur ce coup-là. Ne sachant pas trop quoi faire, j’ai fait une recherche dans Gogole « diététicienne tournai » et je suis tombée sur plusieurs sites. L’un d’entre eux a attiré mon attention car la diététicienne qui en était l’auteur parlait « d’anti-régime » particulièrement indiqué pour les personnes ayant déjà suivi plusieurs régimes, avec un effet yoyo comme résultat. Comme c’était notre cas à Pilou et moi, je me suis dit que ça semblait particulièrement adapté à notre situation. Nous voilà donc dans son bureau hier soir, à faire ensemble l’analyse de notre prise de poids, chacun à notre tour, chacun avec nos raisons. Sa vision des choses est surprenante. Elle n’impose aucun régime (d’où « l’anti-régime » mentionné sur son site), au contraire, elle estime que les frustrations liées aux régimes sont justement à l’origine de cet effet yoyo et que tant qu’on s’impose des restrictions, le gain de poids est inévitable. Le but de la manœuvre est donc de retrouver les sensations de faim mais surtout de satiété car c’est parce que l’on mange trop que l’on grossit! Nous sommes donc ressortis de là sans aucun plan alimentaire, sans aucune instruction de pesage ou de comptage mais avec des fiches à compléter afin de tenir un journal de bord alimentaire. Depuis ce matin, je note donc tout ce que je mange, à quelle heure et surtout dans quel état émotionnel je me trouve lorsque je mange. J’imagine que ça nous aidera à déterminer quel type de « mangeuse » je suis, et les mécanismes à mettre en place pour manger moins et réussir à me stabiliser à mon poids non pas idéal mais plutôt mon poids « organique ». Elle ne garantit donc pas un nombre minimal de kilos perdus, ni de passer à une dizaine inférieure car c’est mon corps qui va décider seul à quel poids il se sent bien. C’est une méthode qui peut paraître curieuse, mais j’adhère totalement (je fais clairement un blocage sur le côté restrictif des régimes ordinaires). Pilou a eu plus de mal à accrocher car il est très cartésien et a besoin d’un plan à suivre pour ne pas tomber dans l’excès mais la diététicienne lui a fait comprendre qu’il avait un schéma d’obésité hyperplasique (en mangeant, les cellules graisseuses se multiplient, en faisant régime elles réduisent juste en taille, mais en remangeant normalement, les cellules regrossissent et continuent à se multiplier) et qu’il reprendrait d’office du poids après un régime normal. Alors nous voilà partis pour quelques mois voire années de réapprentissage, et pour une fois, ça ne me fait pas peur! Sans avoir l’intention de faire de mon blog un blog sur mon nouvel anti-régime, je ferai des updates après mes rdv avec la diététicienne.

 

Voilà ce qui explique donc également le changement de style du blog.
Il me semblait opportun de l’adapter à cette nouvelle synergie qui semble se dessiner dans ma vie ces dernières semaines, j’espère continuer sur cette voie et trouver l’apaisement, et, je l’espère très fort, la conclusion heureuse du bébé si fort espéré, mille fois imaginé et immensément désiré.

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Renouveau

Quelle étrange sensation, recommencer une nouvelle année que je n’imaginais pas différente et qui finalement, se révèle l’être en tous points…

J1 a débarqué jeudi dernier, j’ai rappelé Carine, notre infirmière-conseillère attitrée d’après ce que j’ai pu comprendre, qui m’a fixé rdv hier, à J5 donc.

Nous voilà en route, Pilou et moi, et pour une fois, les emboutS ont l’air tout à fait raisonnables, on devrait pouvoir arriver un peu en avance. Pour une fois, le parking aussi à l’air vide, et on trouve une place pas trop loin de l’entrée, décidément, on progresse.

Devant l’entrée, gros chantier, des ouvriers sont déjà à pied d’oeuvre. Notre couloir a perdu ses nez (me demandez pas pourquoi, mais avant, dans ce couloir, il y avait des tas de nez sur le mur de gauche, des grands, des petits, de toutes les formes) et lorsqu’on entre dans ce qui est en fait l’accueil de l’hopital des enfants, on se retrouve dans un tout nouvel environnement. Les imprimés panthère des murs ont été remplacés par une peinture vert pomme, et le plafond des guichets s’est transformé en ciel bleu, avec des nuages cotonneux et une foultitude de ballons de toutes les couleurs. On aime bien cette nouvelle déco!

Heureusement, les ascenceurs menant au centre PMA n’ont pas changés et ils revêtent toujours leur chouette imprimé vache. C’est le coeur léger que j’appuie sur le 2 pour enfin remettre les pieds dans la salle d’attente que je connais par coeur. Ça, c’est ce que je croyais, car à peine les portes de l’ascenceur ouvertes, je me retrouve nez à nez avec une nouvelle pièce, fraîchement repeinte et complètement réaménagée. Le guichet est toujours à la même place, mais c’était comme s’ils avaient mis les pièces dans un grand sac et qu’ils avaient tout mélangé et qu’ils avaient tout replacé dans un orde complètement différent! Après quelques minutes de repérage, on commence à s’y faire, et on trouve ça même plutôt pas mal. On s’installe dans cette nouvelle salle d’attente et je guette Carine. C’est une nouvelle, donc je ne sais pas trop à quoi elle ressemble. Lorsqu’une petite madame sort des bureaux et appelle un autre couple, Pilou me dit que ça doit sûrement être elle, ce à quoi je réponds qu’il vaut mieux pas car il est déjà 9h05 et qu’on avait rdv à 9h. D’habitude, ils ne sont jamais en retard dans mon centre, ou si peu, max 15 minutes d’après mes souvenirs. Mon regard reste donc fixé sur les portes battantes, et dès qu’un médecin ou une infi en sort, je me tiens prête à bondir. À 9h30, je tremble, je n’en peux plus, je me dis qu’ils nous ont oubliés, que la secrétaire n’a pas prévenu Carine de notre arrivée et je suis à 2 doigts de me lever pour aller demander des explications. À peine le temps de me retourner vers Pilou pour lui dire que je vais aller dire 2 mots à la secrétaire, la petite madame ressort des portes battantes et appelle mon nom. Ben mince, Pilou avait raison. Elle s’excuse platement, en disant qu’ils étaient débordés et je me rends alors compte qu’en effet, la salle d’attente avait été prise d’assaut par des dizaines de couples, quelques enfants et une ou deux femmes enceintes.

Mon irritation finalement vite dissipée, elle nous conduit jusqu’aux nouveaux locaux d’échos et heureusement, il n’y a qu’une dame seule avant nous. Elle rentre et quelques minutes après une cabine se libère et c’est à notre tour. En voyant le médecin qui auscultait, mon coeur s’est rempli de joie car il s’agissait de mon « Ryry », un gynéco espagnol de l’équipe qui s’occupe des MIV. Il me reconnait tout de suite, m’appelle directement par mon prénom et me dit qu’il est content de me revoir après tout ce temps. Il est vraiment super lui, j’étais trop contente de le voir! Il m’endo-chattalise, l’endomètre est à 8.8, 38 follicules à gauche, 35 à droite, même pour une OPK je crois que je bats tous les scores :-p

Et là, il m’annonce qu’ils ont encore adapté le protocole de la MIV. Sur le moment j’ai pas trop compris, mais Carine m’expliquera ensuite que si la récolte est supérieure à 4 embryons de bonne qualité, ils effectuent un transfert « frais ». Par contre, si la récolte est moins bonne, ils les congèlent tous d’office et ils réalisent un transfert sur le cycle naturel qui suit. J’ai pas trop compris l’intérêt mais El Ryry nous a annoncé un taux de 50% de réussite en transfert frais et de 35% pour un transfert de congelé. Vu les scores complètements pourraves qu’on a eu jusqu’à présent, c’est-à-dire 2 bons embryons à chaque ponction, ça sent le transfert de congelé et ça me rend un peu chafouine. Mais j’imagine qu’il y a une raison à cela et qu’ils savent ce qu’ils font… Après une rapide PDS, Carine me file toutes les ordonnances, on passe à la pharmacie de l’hopital récupérer tout notre matos, et là, Oh surprise, le Menopur a aussi changé!!!

Punaise mais ça s’arrête à un moment tous ces changements? Dans l’absolu, ça n’avait pas l’air bien compliqué, mais j’avais perdu pas mal de mes repères déjà donc j’ai un peu pété les plombs à la pharmacie. Après quelques explications de la pharmacienne, je comprends plus ou moins ce que je suis censée faire et Pilou et moi, on rentre à la maison.

Avec tous ces chamboulement, voici ce que donne mon nouveau protocole :

  • 12-13/01-De J5 à J6 – injection de 225ui de Menopur à 20h (pour la petite anecdocte trop lolilol, j’ai jamais réussi à rentrer cette put@in d’aiguille dans mon gras du bide, j’ai donc changé de seringue, parce qu’évidemment, ça aurait été trop simple de juste pouvoir changer l’aiguille, en faisant un transvasement vers une seringue ou je pouvais mettre mes aiguilles habituelles, et là, c’est rentré comme dans du beurre!)
  • 14/01-J7 – nouveau monitorage, écho et pds pour planifier la ponction, si tout ok, injection de 150ui de Menopur à 14h, mais me connaissant, même avec une dose plus forte, je serai encore à la traine, donc je rajoute d’office 1 ou 2 jours de plus de Menopur
  • ??/01-J? – ponction, selon moi, ça sera pour vendredi ou lundi prochain
  • et après, mystère, tout dépendra de la récolte, mais je me fais une raison, je sais qu’un transfert frais est hautement improbable me concernant. Je n’ai pas eu les instructions du transfert congelé, à part de rappeler à J1, je demanderai peut-être à Carine lors de mon rdv de demain, tant qu’à faire…

C’est quand même fou tout ce qui peut changer en un an… J’espère que le résultat aussi pourra changer et être cette fois en notre faveur mais je reste les pieds sur terre et j’essaie de rester très réaliste.

Cet après-midi, j’ai rdv chez un kinésiologue, qui, ma foi, tombe plutôt très bien (alors que je l’avais planifié en septembre dernier), et j’espère qu’il pourra m’aider à appréhender toutes ces nouveautés et toutes les étapes de ce parcours pour éventuellement entrevoir une issue positive à tout ça…